Bonjour chères audacieuses,
Comment allez-vous aujourd’hui ?
Est-ce que ça y est, avez-vous défini et choisi votre pratique, votre moment pour vous ? Est-ce que vous avez réussi à trouver un temps pour le faire ? Peut-être qu’avec l’article « vider pour mieux se remplir » https://youtu.be/EaJQCOqzzP8, vous avez enfin pu trouver ce moment et surtout vous avez réussi à l’inscrire en premier dans votre agenda comme suggéré dans l’article précédent « 3 astuces supplémentaires » https://youtu.be/RBV9fVhi_ZQ.
Désormais, il vous reste peut-être encore un défi pour vraiment le faire pendant au moins 21 jours et c’est la culpabilité.
Et oui, cette culpabilité que j’ai bien connue aussi et qui revient parfois encore me voir. Or, si j’y suis arrivée, c’est parce que j’ai eu deux déclics.
Premier déclic : mon burn-out
J’espère et j’aimerais autant pour vous que vous l’évitiez, même si grâce à lui, j’ai pris conscience qu’il était illusoire de toujours tout faire et toujours passer les autres en premier, surtout quand nous n’avons plus assez d’énergie pour nous m’aime* car nous sommes énervées, irritables, agacées… Franchement, est-ce que vous pensez que dans ces moments-là, vous êtes utile aux autres ? Que vous êtes pleinement disponible pour l’autre ? Non, et malheureusement, non, pas dans cet état-là.
Alors oui, nous avons toujours entendu et intégré qu’il était de bon ton de toujours s’occuper des autres et de donner du temps aux autres. En plus, si vous avez un besoin d’être aimée important qui vous incite à vous plier en quatre pour faire en sorte que les autres soient satisfaits, alors cela va vous sembler impossible de vous en écarter, surtout que notre société voit d’un mauvais œil les personnes qui pensent à elles en premier, qui s’accordent du temps pour elles m’aime* — car alors nous risquons de devenir égoïstes, à ne penser qu’à nous m’aime* et plus du tout aux autres.
Or non, ce n’est pas vrai ! Quand nous avons toujours passé les autres en premier, même en prenant un peu de temps pour nous, nous ne devenons pas égoïstes ou plus égoïstes que tout le monde. Grâce à ce burn-out, j’ai découvert que oui, nous pouvions prendre du temps pour soi et en même temps pouvoir en donner aux autres avec un temps de qualité. Mais selon votre épuisement, il faudra d’abord penser à vous et surtout à vous avant de pouvoir de nouveau prendre soin des autres. En effet, au début, j’étais tellement épuisée que j’étais incapable de m’occuper des autres. Puis, peu à peu, en prenant soin de moi, j’ai pu de nouveau être disponible, soutenir, écouter, épauler, sourire aux autres car j’avais effectivement osé faire ce pas, même en prenant 5, 10, 15 minutes par jour au début pour moi. Donc vraiment, cela a été un vrai déclic pour moi et cela a vraiment changé ma croyance et cette culpabilité.
Deuxième déclic : peur et croyance d’être bipolaire
J’en ai parlé dans un autre article, c’est ma peur avec une croyance qui était mélangée, confuse et bien cachée en moi, la peur d’être bipolaire et donc d’être incapable de faire quoi que ce soit si je m’arrêtais, si je m’autorisais à faire une pause — ce qui était complètement faux et qui était complètement erroné car je mélangeais plusieurs éléments qui n’avaient rien à voir et qu’en plus je n’avais pas vérifiés à savoir : étais-je bipolaire ?
Comment prendre conscience de nos croyances limitantes
Donc tout cela pour vous dire que nous allons regarder dans cet article comment prendre conscience de ces croyances, de ces peurs qui nous culpabilisent afin d’oser prendre du temps pour nous. Je le répète, prendre ce temps pour soi cela permet d’être encore plus disponible pour les autres car une fois ressourcée, vous êtes plus à l’écoute, plus attentive avec les autres. Donc, osez vous aussi prendre ce temps pour vous, sans culpabiliser et avec plaisir.
Première peur : le regard des autres
Et une des premières peurs que moi m’aime* j’ai eue, c’est la peur de ce que pensent les autres ou de ce qu’ils peuvent dire ou leur regard.
Oui, cette peur nous empêche d’avancer, de prendre ce temps pour nous même si nous n’en avons pas conscience car cette habitude de nous occuper de tout, nous l’avons prise très tôt, que cela nous faisait plaisir de tout contrôler, de tout superviser et que cela permettait ainsi aux autres de prendre du temps pour eux. Or, à un moment donné, cela ne va plus, ce n’est plus équilibré et franchement si vous demandez que ce soit à votre entourage, à votre mari, à votre conjoint, à votre enfant, à vos enfants…, est-ce que quand ils vont jouer, s’amuser, regarder un match, vont à un match avec des amis, vont à leur club de sport ou autre, est-ce qu’ils culpabilisent eux de prendre ce temps pour eux ? Je suis sûre que non ! Donc, pourquoi vous n’oseriez pas vous aussi prendre ce temps pour vous ?
Avant de leur demander ou de les prévenir, petite astuce : pensez aux six ingrédients de l’épisode/article 2, mettez-vous dans la posture de la confiance, visualisez votre demande, préparez cette demande en expliquant pourquoi ce temps pour vous est essentiel, important, pourquoi vous avez choisi ce moment pour vous — car souvent, j’en suis sûre, vous l’aurez fait aussi en fonction de leur planning. Vous verrez qu’en prenant ce temps de visualisation, d’imaginer que tout va bien se passer, vous pourrez oser faire cette demande ou prévenir votre entourage sans culpabiliser, avec toutes les chances de votre côté (la confiance, la bienveillance, l’indulgence et le sourire). Et face à leurs réponses, car peut-être qu’au début ils seront surpris, étonnés, voire pas forcément d’accord, mais repensez à vos ingrédients et à votre visualisation et expliquez clairement votre besoin — je suis sûre qu’ils l’accepteront et qu’ils vous donneront plus de temps pour vous, alors essayez. Et sinon, revoyez, retestez votre visualisation ou comment faire avec eux pour trouver un autre moment si nécessaire. Prenez aussi ce temps de prise de conscience que cette peur, cette croyance, ce sont vos craintes, vos peurs à vous et que vous projetez sur les autres, que vous pensez qu’elles viennent des autres. Or non, ce sont les vôtres, donc prenez-en conscience. Et imaginez plutôt que les autres sont plutôt positifs, contents et d’accord avec votre demande.
Deuxième peur : laisser ses enfants seuls
Une deuxième peur qui vient souvent, c’est la peur de laisser son ou ses enfants aller tout seuls à leur activité car ils ne sont pas suffisamment encore autonomes ou grands, ce qui est normal et légitime.
Or, au début, cela vous paraissait tout à fait normal, puisque vous êtes maman, de les accompagner, de les emmener et de les ramener, mais à un moment donné cela peut devenir une contrainte pour vous à gérer — alors nous reparlerons des contraintes dans le prochain article — mais déjà voyez-là au contraire comme un allié et transformez cette contrainte en atout pour vous. Par exemple, vous pouvez justement utiliser ce temps où vous restez pour eux en un moment aussi pour vous (lire, écrire, méditer, respirer, contempler si l’endroit s’y prête, peu importe, trouver des choses à faire pour vous et qui pourront vous faire du bien), même si ce n’était pas la pratique que vous aviez choisie en priorité dans votre liste. Transformez ce temps devenu une contrainte en un temps vraiment bénéfique pour vous. Et puis, vous pouvez aussi, peut-être, voir avec d’autres parents pour faire un roulement, ce qui vous donnera un peu plus de temps pour faire vraiment quelque chose dont vous avez envie.
Troisième peur : les contraintes financières
Troisième exemple c’est : « je n’ai pas les moyens », je ne peux pas me payer un cours, un massage, que sais-je ?
Alors effectivement, pour un massage, cela peut être difficile de ne pas payer, mais est-ce que vous avez vraiment que des envies, que des besoins qui vous obligent à payer ? Prenez un temps de réflexion et prenez-en conscience. Puis est-ce que commencer par respirer, écrire, méditer, s’étirer, marcher, que sais-je, pour lesquels vous n’avez besoin d’aucune ressource, pourra quand même vous faire du bien même si ce n’est pas la même chose que de se faire chouchouter avec un bon massage ? Et sinon, si vous en avez très, très envie, que c’est votre besoin du moment, regardez autour de vous, dans votre entourage ou autre, comment éventuellement vous pourriez avoir ce massage — peut-être qu’une amie, par exemple, pourrait vous l’offrir en contrepartie d’une compétence ou d’un talent que vous avez comme vous occuper de son enfant, ou lui préparer un super gâteau car vous êtes une excellente cuisinière ou autre, peu importe. Repensez à toutes vos compétences, à vos talents que vous pouvez échanger avec d’autres personnes. Vous avez également des tutos pour commencer par un automassage, pour apprendre à vous automasser en attendant ce massage dont vous rêvez. Et là, en prenant ces temps pour vous, que ce soit à commencer à vous automasser ou autres, vous verrez que vous aurez de plus en plus l’esprit libre et clair, et que vous pourrez mieux prendre du recul par rapport à votre situation et trouver vos propres astuces, des moyens pour économiser ou trouver comment en gagner pour vous l’offrir et faire enfin ce massage qui vous tient à cœur. Vous l’aurez compris, vous aurez plus d’idées, de solutions qui vous viendront en commençant à prendre soin de vous et ces temps pour vous. Et sinon, vous pouvez aussi demander autour de vous pour avoir des astuces, des idées et en trouver de nouvelles car à plusieurs, nous sommes plus riches d’idées.
Quatrième peur : être seule avec tout à gérer
Quatrième exemple, c’est celui de : « je n’ai pas le temps car je suis toute seule », avec ou sans enfant.
Oui, vous avez tout à gérer et cela peut être compliqué, mais là aussi, est-ce que c’est vraiment vrai ? Est-ce qu’il n’y a vraiment personne autour de vous qui peut, de temps en temps, vous aider, vous soulager, vous soutenir, auprès de qui vous pouvez déléguer ?
Alors, effectivement, cela ne sera pas possible tous les jours, même que cinq minutes par jour (alors que je vous recommande de prendre même que 5 minutes par jour pour vous), mais est-ce que vous devez quand même vous en priver de ce temps pour vous ? Regardez autour de vous, là aussi, s’il n’y a vraiment personne qui peut, pendant une heure par exemple, vous décharger de quelque chose parce que vous ne savez pas le faire ou que cela vous prend à vous beaucoup trop de temps (peut-être qu’autour de vous, il y a une personne pour qui cela va lui prendre dix fois moins de temps). Et si vous avez des enfants, peut-être qu’une grand-mère, une amie, que sais-je, quelqu’un peut les emmener, ne serait-ce qu’une heure au parc pour vous… Voilà comment ces petits moments peuvent devenir de temps en temps des temps enfin pour vous. Et là aussi, petit à petit, par la répétition, vous pourrez prendre du recul, voir autrement votre situation, et trouver d’autres temps pour vous afin de prendre soin de vous, de respirer et regagner des moments pour vous et profiter ensuite de moments de qualité avec les autres. Donc laissez-vous inspirer par les autres, si besoin au début, puis regardez autour de vous et trouvez vous m’aime* vos propres astuces, idées… Demandez, osez demander à des personnes autour de vous qui, je suis sûre, seront prêtes à vous aider, de temps en temps, pour venir vous épauler.
Cinquième peur : protéger son enfant trop petit
Enfin, la dernière, c’est celle de « je ne peux pas laisser mon enfant, il est trop petit », je ne peux pas le laisser tout seul.
Là aussi, c’est complètement légitime, normal car c’est le besoin de sécurité pour vous comme pour votre enfant, et c’est instinctif. Mais là aussi, prenez conscience de ce qui se passe en vous et quelles sont les autres peurs derrière car vous n’allez pas le laisser à n’importe qui, vous n’allez pas l’abandonner, il ne va pas devoir se débrouiller tout seul…
Et d’un autre point de vue, est-ce que ce ne serait pas lui permettre de découvrir d’autres personnes, d’autres horizons, de connaître la joie de vos retrouvailles… ?
Et cela peut être vraiment que de courts instants au début pour tester, essayer, vous habituer et le temps de trouver les bonnes personnes en qui vous aurez confiance, de faire pas à pas, là aussi avec beaucoup de douceur et de bienveillance. Regardez sous ce nouvel angle ces temps pour vous que vous allez vous octroyer tout en permettant à votre enfant de lui offrir aussi un temps de plaisir, de joie avec d’autres personnes, et de découvrir pour lui d’autres personnes, d’autres univers.
Voyez ce qui résonne en vous, faites-le pas à pas, en confiance, avec beaucoup d’indulgence et de douceur, je le répète.
Conclusion et action
Voilà, j’espère que ces cinq exemples, qui sont des réponses fréquentes qui me sont opposées à « non, je n’ai pas le temps, je ne peux pas prendre du temps pour moi », vous seront utiles.
Rappelez-vous, nos habitudes sont tellement ancrées qu’elles sont difficiles à changer, qu’il y a aussi nos peurs, nos blocages et nos croyances qui nous retiennent et qui nous empêchent d’en prendre conscience. Elles nous empêchent de voir autrement et qu’il y a d’autres possibilités, d’autres solutions. Et bien sûr, tout cela est à faire et à prendre en conscience avec toujours beaucoup de bienveillance, d’indulgence et de douceur. Rappelez-vous l’épisode/article 6 avec les six ingrédients.
Puis félicitez-vous à chaque prise de conscience, prenez un temps pour les évaluer, les écouter, voir ce qu’elles vous disent, comment vous les avez intégrées en vous jusqu’à maintenant et désormais comment vous pouvez les changer.
Et si vous n’y arrivez pas seule, pensez à demander de l’aide, à vous faire accompagner.
Et si vous faites partie de celles qui ont déjà réussi à avoir des déclics, à mettre en place quelques astuces pour oser faire ce premier pas, pensez là aussi à les partager afin que d’autres femmes, comme vous, puissent cheminer, puissent oser d’autres voies, d’autres chemins et puissent enfin prendre du temps pour elles m’aime*.
Comme toujours, je vous remercie et je vous dis prenez soin de vous.
PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/XVdBOEJ3kXw…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.