Bonjour les audacieuses,

Comment allez-vous aujourd’hui ?

J’espère que, peu à peu, ces besoins deviennent plus familiers et que vous commencez à les appréhender. Aujourd’hui, ce ne sera pas un complément sur le besoin de contribution, car je n’avais ni intuition ni livres à vous proposer pour approfondir ce besoin.

Nous allons donc aborder le dernier besoin : le besoin d’apprendre.

Mais avant tout, comme toujours, je vais vous laisser le temps de vous installer confortablement dans mon slow train afin que vous puissiez vous détendre, vous installer dans votre fauteuil, votre bulle — peu importe —, pour vraiment prendre ce temps pour vous. Écoutez ce nouveau besoin, voyez ce qui résonne en vous, si c’est un besoin important chez vous et comment vous pouvez le combler, comment vous pouvez en prendre soin pour, comme toujours, prendre soin de vous.

Expirez pour faire le vide au maximum dans votre corps, dans votre tête, puis prenez quelques respirations à votre rythme. Vérifiez que votre posture est agréable, que vous êtes bien installées, et nous allons commencer l’épisode du jour.

Le piège de l’attentisme : oser se lancer malgré l’imperfection

Comme toujours, attention aux excès ! L’inconvénient de cette soif d’apprendre, c’est de ne pas se lancer, de ne pas oser sauter le pas, de ne pas faire le premier pas.

Aujourd’hui, c’est vraiment sous cet angle que je voulais aborder ce besoin d’apprendre : oser être curieuse tout en se lançant, en évitant la procrastination, en évitant que les formations viennent freiner votre audace de vous lancer dans un projet, dans un nouveau métier… Car même si vous n’êtes pas encore experte, même si vous ne maîtrisez pas suffisamment tout le sujet, devez-vous vous cacher et attendre ? Non ! Expérimentez, pratiquez, testez…

Illustration personnelle : de l’apprentissage à la transmission

Pour vous illustrer ce besoin, je vais prendre un exemple personnel. Comme tout le monde, depuis petite, je suis allée à l’école. Or, je n’étais pas très bonne élève, ni très à l’aise, même si j’aimais apprendre certaines choses et que j’avais mes préférences. Cela dépendait aussi beaucoup du professeur, s’il était pédagogue ou non.

Je me souviens d’un professeur en particulier, en histoire, qui m’a marquée car il savait nous faire vivre l’histoire, les moments importants de notre histoire française. À chaque fois que nous sortions de son cours, j’avais — et pas que moi, nous avions tous — l’impression de déjà connaître notre leçon. Effectivement, j’avais beaucoup moins de difficultés à apprendre avec lui. C’était sûrement aussi une matière que j’aimais, puisque j’ai toujours été très curieuse de l’histoire, de comprendre comment cela s’était passé, ce qui s’était vraiment passé. Grâce à ce professeur, c’était vraiment beaucoup plus facile.

Puis, peu à peu, je me suis mise à étudier aussi pour l’entreprise, soit pour apprendre un nouveau métier, soit pour maîtriser le vocabulaire spécifique à l’entreprise — comme quand je suis partie en Espagne apprendre en espagnol tout le vocabulaire spécifique à l’entreprise que je connaissais déjà en français et un peu en anglais.

Bref, j’ai été comme tout le monde formée, et je continuais à me former. Mais je ne passais pas non plus ma vie à me former, même si j’étais souvent volontaire ou prête à me former dès que j’en avais l’occasion.

L’expérience formatrice : oser transmettre malgré l’incertitude

Puis, lors de mon dernier poste, quand on m’a demandé — même pas un mois après avoir pris ce poste, alors que je venais juste d’être formée sur la théorie et des textes juridiques — de former de nouvelles personnes sur ces sujets avec notamment des fichiers que je commençais à peine à découvrir, je ne me suis pas sentie du tout à l’aise ni prête.

Il y avait le PowerPoint préparé par la personne qui m’avait précédée et que je pouvais lire, mais j’estimais que ce n’était pas suffisant. En effet, j’allais devoir expliquer à des opérationnels pourquoi ces fichiers étaient utiles pour eux, comment les utiliser pour gagner du temps et trouver ce qu’ils cherchaient. Or, pour avoir été opérationnelle, je savais qu’ils auraient des questions concrètes et que la théorie sans la pratique ne leur serait pas utile.

J’ai donc demandé qu’on me laisse un peu plus de temps pour vraiment tester, expérimenter, utiliser tous les fichiers concernés et explorer un maximum d’angles — même si ce n’est jamais totalement possible (attention au syndrome de la perfectionniste qui peut revenir !) —, car je voulais découvrir le plus possible tout le sujet sous différents angles avant de former les autres.

Bien m’en a pris car, dès le premier jour de cette formation, j’ai eu des questions concrètes auxquelles j’ai pu répondre. Même si j’avais autant le trac que ceux qui devaient apprendre et retenir les choses de cette formation, au final, tout s’est bien passé car j’avais répété et surtout beaucoup utilisé les fichiers dont j’allais leur parler.

Même s’il y avait quelques hésitations, même si je devais revoir mes notes parfois, je connaissais mon sujet. Puis, peu à peu, je me suis détendue et j’ai écouté leurs retours, leurs questions. Plus je répétais la formation, plus je la maîtrisais (la connaissance sans l’expérience, sans la pratique, n’est pas suffisante).

Je suis très fière aujourd’hui de cette expérience car j’ai réussi à m’écouter puis à oser sauter le pas pour transmettre à mon tour.

Leçon essentielle

Rappelez-vous : vous ne serez jamais parfaite, vous ne saurez jamais toutes les réponses, mais le plus important, pour moi, c’est d’avoir pris le temps de bien cerner le sujet, les besoins des personnes, de savoir ce dont elles avaient besoin, pourquoi elles en avaient besoin, ce qu’elles allaient en faire, ce qu’elles pouvaient en faire.

Même si nous avons le trac, même si nous ne nous sentons pas complètement sereines ni sûres à 100 %, lancez-vous ! Faites-le, commencez par un test en petit comité, puis vous verrez ce qu’il faut améliorer, ajuster, car c’est en pratiquant, comme je vous le disais, que l’on devient vraiment meilleur formateur — ou autre.

Si nous ne le faisons jamais, si nous nous cachons toujours derrière la formation, le manque d’expérience ou autres excuses, c’est dommage car nous perdons l’occasion d’essayer, de voir vraiment ce que nous avons retenu, compris, de transmettre à notre tour… C’est aussi une façon de procrastiner.

Alors oui, il y aura peut-être des manques, des lacunes, mais vous pouvez toujours chercher les informations manquantes, ajouter des éléments. D’ailleurs, pour cette formation, avec certains participants qui étaient plus expérimentés que moi dans l’utilisation des fichiers ou des sujets, je leur disais que je ne savais pas et que j’allais me renseigner ou vérifier le point sur lequel je n’avais pas encore de réponse — et je le faisais. Rien n’est figé : on peut toujours affiner, ajuster, compléter par rapport à un besoin spécifique, à une nouvelle question…

Transmettre, c’est aussi apprendre — ce que l’on oublie parfois —, car c’est partager une expérience et apprendre de l’autre. Nous continuons d’apprendre tous les jours.

D’ailleurs, je le vois bien en coaching : même si j’ai les méthodes, la technique et autres outils, le partage avec mes clientes est une source d’apprentissage. J’apprends encore avec l’autre, grâce à l’autre ; c’est toujours enrichissant.

Diversifiez vos apprentissages : exploitez tout votre potentiel et vos sens

C’est le deuxième point que je voulais aborder avec ce besoin d’apprendre. Surtout si vous l’avez de façon très importante comme moi, si vous sentez que vous êtes souvent appelées à vous former, à toujours vouloir en savoir plus, pensez que vous pouvez apprendre de façons différentes.

Ne vous isolez pas, ne vous laissez pas enfermer par les livres, par une façon de voir. Pensez à rester connectées avec les autres, à échanger vos points de vue avec d’autres personnes, car elles peuvent vous donner de nouvelles certitudes.

Par exemple, dans ma démarche « prendre soin de moi », au début, je me sentais seule parce que c’était quelque chose de nouveau et je n’avais personne dans mon entourage pour m’aider. Je me sentais seule après ma décision suite à mon burnout, je culpabilisais, je me sentais égoïste. Or, peu à peu, des livres sont venus, j’ai écouté des personnes qui, elles aussi, revendiquaient ce point de vue, et je me suis sentie moins seule et plus sûre, notamment grâce à mes expériences.

Cela peut donc être soit un point de vue qui peut vous aider à passer le cap, à changer de certitude, ou au contraire, à réfléchir aux certitudes que vous avez et voir si elles sont toujours utiles, toujours bonnes pour vous à cet instant précis. Cela peut aussi vous amener à découvrir d’autres façons de voir — même si vous n’y adhérez pas, même si ce n’est pas adapté pour vous —, cela vous permet d’avoir une ouverture, d’élargir vos connaissances, ce que je trouve, pour ma part, toujours très intéressant.

Si, quand vous étiez petite, on vous critiquait, on vous disait « arrête, il y a d’autres choses à faire », sachez que c’est une très belle qualité ! Continuez à la développer, à la chérir, amusez-vous, profitez bien de ce besoin et, surtout, comme toujours, prenez-en soin.

Soyez curieuse pour justement découvrir comment prendre soin de vous, encore plus de vous, pour, comme je vous le disais dans l’épisode précédent, contribuer autour de vous et faire du bien autour de vous.

1h30 de curiosité par jour selon Florence Servan-Schreiber

Faites-vous confiance et rappelez-vous que vous pouvez être curieuse car, comme le disait Florence Servan-Schreiber lors d’une conférence récente, vous pouvez y consacrer jusqu’à une heure trente par jour.

Attention cependant ! Pour celles qui ne sont pas dans cette curiosité aussi intense, voyez cela comme un objectif sur le long terme, sans aucune obligation. Moi, je ne me le suis pas imposé et pourtant je suis très curieuse. Par contre, j’ai trouvé très intéressant ce timing, et cela m’a permis de prendre le temps de noter ce que je faisais, tout ce que je pouvais relier à la curiosité.

En effet, être curieuse, ce n’est pas forcément se former, passer des heures en formation, en présentiel ou en ligne. Cela peut être simplement, lors d’une conversation avec une amie ou des amis, découvrir un nouveau métier, une expérience qui leur est arrivée, écouter une information qu’ils vous transmettent et vous en souvenir le moment venu.

Moi, vous le savez, souvent en discutant avec une personne, j’apprends toujours quelque chose : cela me donne une nouvelle idée, je peux avoir un déclic sur un sujet qui tournait en rond dans ma tête… Cela peut être aussi via mes lectures, dont je suis friande et où je trouve également beaucoup d’idées, d’informations. Cela peut être aussi lors de mes voyages ou week-ends en France, dans une nouvelle ville ou non, car c’est toujours l’occasion de découvrir la ville autrement via une visite, un événement particulier…

Conclusion et question

Voilà ! J’espère que, comme toujours, cet épisode et cette découverte de ce sixième besoin vous aideront et vous permettront de connaître aussi les excès à éviter pour pouvoir en profiter au maximum.

J’ai également une question à vous poser en lien avec le Design humain (et pour celles qui n’auraient pas écouté ou qui ne sauraient pas de quoi je parle, le Design humain est une autre façon de mieux se connaître. J’ai deux épisodes — cf épisodes 11 https://youtu.be/MqLfXBgIMcM et 12 https://youtu.be/o41higA4FPg — à vous proposer que j’ai réalisés avec Aline Maurer, une experte en Design humain, qui nous a expliqué en quoi cela consistait, quels étaient les différents types en Design humain ainsi que nos profils).

Si vous avez la ligne 1 comme moi dans votre profil, avez-vous aussi cette soif d’apprendre, de croître et de faire grandir vos connaissances ?

Depuis quatre ans, depuis mon burnout, je me suis beaucoup plus formée, surtout en tant qu’auto-entrepreneuse. Ce besoin est peut-être ressorti encore plus. J’ai donc dépensé au moins 30 000 euros, notamment pour ma formation en coaching holistique, pour le magnétisme et tout ce qui est complémentaire avec le magnétisme, et enfin mes coachings personnels.

Je sais que c’est une somme énorme, que certaines ne mettront jamais cette somme dans des dépenses de formation, car nous n’avons pas toutes besoin de le remplir et de le combler autant, ni d’estimer que toutes ces formations étaient aussi nécessaires que moi. Pour certaines, ces sommes — ou qu’une partie — serviront à un autre besoin qui est beaucoup plus à combler que celui d’apprendre.

Mais moi, je pense que pour celui-ci, j’ai enfin réussi à trouver l’équilibre via différentes formations (ma nouvelle activité m’a amenée à me former sur de nouveaux sujets). Grâce au Design humain, j’ai moins de culpabilité à me lancer dans les formations car je sais maintenant que cela fait partie de moi et que c’est important pour moi, tout en me rappelant que je ne dois pas tomber dans son travers : ne pas procrastiner, ne pas trouver d’excuses comme « je ne suis pas assez formée », « je n’en sais pas assez »…

Même si c’est encore parfois difficile — parce qu’en tant que magnétiseuse, j’ai commencé tard par rapport à d’autres —, je me rappelle que le nombre d’années ne fait pas tout. Il y a aussi la façon dont je vais le faire : le faire en étant bien ressourcée, en respectant les règles de base, en le faisant dans les meilleures conditions, toujours avec le cœur et, surtout, en pratiquant tout le temps et dès que je le peux.

Pour le coaching, c’est pareil : je suis une jeune coach holistique et pourtant, pendant deux ans, avec tous les entraînements que j’ai faits en même temps que je me formais, que je pratiquais sur moi et sur des volontaires, cela m’a permis de vraiment prendre de l’assurance, de voir que, peu à peu, entre mes premiers coachings et ceux d’aujourd’hui, il y avait vraiment une différence.

Même si j’ai encore — ou que j’aurai toujours — un peu le trac, comme le disait quelqu’un qui m’a formée, c’est bon car ainsi je vais donner le meilleur de moi-même et rester concentrée pour faire en sorte que la personne reparte avec ce dont elle a besoin, ce qui lui correspond à ce moment-là.


Voilà, c’est tout pour aujourd’hui et cet épisode. Je vous souhaite de belles réflexions, des analyses enrichissantes et beaucoup de curiosité.

Magnifique journée, magnifique week-end, et je vous dis à la semaine prochaine !


PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple Podcast, Goodpods, Amazon Music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/Osuco6DIUjU…) en tapant « Osez une autre voie ». Bonne écoute !

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