Bonjour chères audacieuses,
J’espère que vous allez bien, que vous êtes en forme et que pour certaines d’entre vous, vous avez commencé à mettre en pratique les exercices que je vous propose, que je vous suggère dans les articles précédents. Mais peut-être que certaines hésitent encore même si elles ont commencé, car elles ont besoin d’avoir encore plus d’informations ou peut-être parce qu’il y a une difficulté à dépasser avec des contraintes ou des limites à poser. C’est pourquoi c’est le sujet de cet article.
Introduction avec 2 exemples personnels
Effectivement, dans les épisodes précédents, je vous ai déjà parlé à un moment donné de contraintes et de limites qui nous semblent, à un instant T, comme un obstacle pour chacune d’entre nous. Or, aujourd’hui, je voudrais vous montrer le contraire, vous montrer comment nous pouvons utiliser ces contraintes ou nos limites à notre avantage.
Je vous rappelle que c’est déjà un temps pour vous que vous prenez pour vous, que vous avez peut-être mis en priorité et en premier dans vos agendas chaque semaine. Donc profitez-en, lâchez tout ce que vous pouvez, expirez puis prenez une longue inspiration avant de commencer avec le sujet d’aujourd’hui.
D’abord, qu’est-ce que j’entends par contraintes et limites sans être exhaustive, à partir de deux exemples que j’ai déjà un peu abordés avec vous.
Premier exemple : me coucher tôt
Le premier, c’est que, pour moi, me coucher tôt est une contrainte, peut-être pour les autres, mais en tout cas une limite que je me suis posée pour respecter mon rythme biologique.
Donc là, déjà, vous voyez : contraintes ou limites, cela peut dépendre aussi du point de vue, de quel angle on le regarde. Or, rappelez-vous, pour pouvoir regarder un film avec mon conjoint, j’ai utilisé le replay, ce qui m’a permis de transformer cette contrainte de la télé (à savoir regarder le soir un film à un horaire fixé par d’autres) en un avantage pour moi puisque je peux finalement regarder ce film à un autre horaire et rythme qui me conviennent mieux et ainsi d’en profiter pleinement avec mon conjoint.
Deuxième exemple : attendre pendant les activités des enfants
Et le 2ème cas dont je vous ai déjà parlé dans un autre contexte, c’est lorsque vous emmenez vos enfants à une activité et que vous devez attendre pour les ramener, ce qui peut devenir une contrainte pour vous. Or, vous pouvez la transformer en un moment pour vous, un moment que vous consacrerez rien qu’à vous, en méditant, en lisant, en contemplant, en faisant de la cohérence cardiaque, en écrivant, en appelant une amie, que sais-je — vous pouvez prendre ce temps-là et le transformer en un temps pour vous, même si ce n’est pas le moment que vous auriez choisi. Cependant, profitez de cette occasion au début pour transformer ce temps d’attente en un temps pour vous.
Donc vous voyez comment une contrainte a priori de l’extérieur, vous pouvez la transformer en un temps pour vous. Donc ce que je vais vous proposer, aujourd’hui, c’est de regarder ces contraintes sous un nouvel angle, de les voir plutôt comme un atout, de les transformer en un allié. En plus, cela va vous permettre de développer votre créativité en bonus, et aussi d’apprendre à poser peu à peu vos limites.
Les quatre étapes pour transformer les contraintes
Première étape : lister toutes vos contraintes
La première des quatre étapes que je vous propose, c’est de lister toutes vos contraintes sans être exhaustive cette fois-ci.
Oui, cette fois-ci, le but n’est pas d’avoir un maximum de contraintes — non, l’objectif ici, c’est de lister les contraintes que vous, vous ressentez comme une contrainte venant de l’extérieur, ou aussi de poser vos limites. Et quand je parle de limites, c’est ce que vous aimeriez mettre en place et faire, comme par exemple ce temps pour vous que vous aimeriez enfin avoir chaque semaine, chaque jour si possible, même que cinq minutes.
Donc voilà, commencez par poser cette limite ou ces contraintes — en tout cas, l’exhaustivité n’est pas de rigueur, c’est plutôt de noter au fur et à mesure qu’elles vont vous venir, que vous allez avoir soit une impression de contraintes, soit une limite que vous aimeriez enfin poser. Je sais, je suis une fan des listes, même si j’ai beaucoup changé (ce côté rigueur, organisation et processus ne me quitte pas complètement). Mais pour moi, et j’espère que pour vous aussi cela peut vous aider — et sinon à vous de trouver votre méthode — mais en tout cas de lister, de prendre conscience d’une contrainte, d’une limite que l’on a envie de poser, c’est pour moi un bon début.
Deuxième étape : la transformer
Deuxième étape : la transformer, la modifier afin qu’elle devienne un atout, un allié pour vous, qu’elle vous soit utile.
Et là, cela va vous demander de la créativité, de laisser épanouir votre créativité. Et si, comme moi, pendant très longtemps, vous pensiez ne pas avoir de créativité, vous pouvez toujours faire appel aux autres, aux amies, échanger, partager.
D’ailleurs, mettez-les en commentaire ou écrivez-moi directement et une idée ou plusieurs viendront afin de vous aider à regarder cette contrainte d’une autre façon (comme transformer un temps d’attente en un temps pour vous). De même, dans les transports en commun, plutôt que de les subir ou que cela soit une perte de temps pour vous, vous pouvez faire quelques exercices, lire, méditer, bref, vous pouvez là aussi le transformer en un temps pour vous et vous ressourcer pendant ce temps-là.
Vous pouvez également aussi prendre du temps avec votre famille en allant marcher, mais pas simplement marcher, mais prendre conscience de la nature qui vous environne, respirer plus en conscience, pour vous calmer, vous détendre car la nature a ce pouvoir. Vous pouvez également contempler cette nature qui peut vous inspirer, vous donner des idées et libérer votre créativité. Vous pouvez aussi en profiter pour dire à vos enfants, s’ils sont en âge, de pouvoir jouer tout seuls ou même si c’est un enfant unique, de s’amuser tout seul et vous, pendant ce temps-là, lisez, méditez, écrivez, contemplez, rêvassez… gardez un temps de 15, 20 minutes ou 5 minutes si ce n’est pas possible plus longtemps, rien que pour vous et commencez à poser vos limites.
Troisième étape : essayer, tester, ajuster
Troisième étape : vous allez devoir essayer, tester, ajuster, car c’est rare d’y arriver du premier coup — et sinon, tant mieux.
Cependant, rappelez-vous : bienveillance, douceur et indulgence envers vous m’aime*. Et soyez adaptable et souple avec plein de douceur encore et de bienveillance envers vous m’aime*.
Quatrième étape : la réévaluation
Enfin, quatrième étape : la réévaluation de ces contraintes, de vos limites, car forcément la vie change.
Vos contraintes aussi, vos activités vont forcément évoluer, vos enfants vont grandir, bref, vous l’aurez compris, ce que vous avez mis en place pendant une année ne fonctionnera peut-être pas ou plus l’année suivante. Vous ne pourrez pas simplement faire un copier-coller pour l’année suivante ou même six mois après. Pensez à les réévaluer, à les réajuster pour en tenir compte et pouvoir profiter pleinement de vos limites et que les contraintes deviennent des moments pour vous.
Exemples personnels pour vous aider à poser vos limites
Premier exemple : redéfinir le week-end
Voici quelques exemples personnels pour vous aider à poser vos limites. Et le premier fut le week-end pour moi :
Pour moi, pendant très longtemps en tant que salariée, le week-end, c’était le samedi-dimanche. Or, mon conjoint travaillant les 3×8h, c’était plutôt très souvent en semaine qu’il avait lui son week-end. Or, si nous voulions partir un ou deux jours, c’était plus difficile sauf avec les RTT. Donc, je prenais de temps en temps un ou deux jours en semaine pour pouvoir partir avec lui en week-end. L’avantage, c’est que cela nous permettait de partir en décalé, donc avec beaucoup moins de monde sur les routes, dans les restaurants ou dans les hôtels.
Puis, quand je me suis mise à mon compte, cela m’a permis de voir autrement mon planning, car en librairie, le week-end, c’est plutôt le dimanche et lundi. Ainsi, j’avais appris que le week-end n’était pas imposé et que je pouvais m’organiser autrement, même si c’est toujours difficile au début. Donc, j’en ai profité pour voir comment je pouvais organiser différemment mon planning et m’octroyer une journée off en milieu de semaine afin de travailler le samedi comme mon conjoint à ce moment-là et d’avoir ainsi un temps avec lui en semaine tout en permettant à mes clientes d’avoir des séances le samedi. Bien sûr, vous allez me dire c’est plus facile pour moi, maintenant, que je suis ma propre patronne et que je peux décider de quand je veux travailler. Or, ce ne fut pas si simple que cela, car rappelez-vous, j’étais comme vous et poser mes propres limites, ce n’était pas du tout quelque chose d’inné, de facile ou d’intuitif pour moi. Puis, peu à peu, avec cette nouvelle façon de regarder, de voir les limites, j’y arrive plus facilement.
Deuxième exemple : travailler à distance
Autre limite que je voulais absolument mettre en place, c’était de travailler à distance.
Quand j’ai commencé mon activité de magnétiseuse, j’ai osé et j’ai décidé de continuer à pratiquer à distance (car je m’étais formée et j’avais pratiqué à distance pendant la Covid) et de ne pas m’encombrer d’un cabinet comme beaucoup de mes confrères ou consœurs car j’avais besoin de cette liberté, de pouvoir travailler de là où je voulais. Ainsi, mes clientes peuvent avoir des séances même si je ne suis pas dans la même région qu’elles.
Troisième exemple : adapter mon rythme biologique
Une autre des limites que je voulais poser, c’était de pouvoir, au lieu de travailler de 9h à 18-19h comme en entreprise, travailler plus en adéquation avec mon rythme biologique.
Donc, permettre à mes clientes d’avoir des séances plus tôt le matin et un peu plus tard le soir afin d’avoir des temps pour moi dans la journée.
Donc, vous le voyez, cela s’est mis peu à peu en place et cela m’a permis aussi de me respecter et surtout d’éviter un burn-out car un des risques, pour les auto-entrepreneurs ou les entrepreneurs, c’est de ne se mettre aucune limite, surtout au début, de travailler 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Et c’est pourquoi, en prenant conscience de mes limites, biologiques, de liberté… cela m’a permis de mettre en place un planning plus adapté et qui tient compte de mon bien-être pour pouvoir être en forme lors de mes séances avec les clientes.
Quatrième exemple : s’imposer des jours de repos
Je me suis aussi imposée 2 jours de repos.
Alors vous me direz, ce n’est pas une contrainte, s’imposer 2 jours de repos, c’est plutôt cool et agréable. Sauf que je vous rappelle qu’en étant auto-entrepreneur ou entrepreneur, ce n’est pas si évident que cela de se mettre cette contrainte-là. Si c’est normal, un avantage en tant que salariée, cela peut être une contrainte pour un entrepreneur. Sauf pour moi, car je voulais rester dans le slow entrepreneuriat et maintenir ma promesse d’éviter un nouveau burn-out.
Et c’est ainsi que j’ai aménagé peu à peu mon agenda professionnel et personnel. Mais parfois, je le fais évoluer d’une semaine à l’autre ou même dans la journée pour tenir compte des nouveautés (comme l’organisation avec le podcast depuis février). Cela m’oblige donc comme vous, une fois que je les ai posées et transformées, à réajuster, à tester et à les réévaluer de temps en temps par rapport à des changements que moi-même je fais ou des changements extérieurs.
Conseils pour les salariées
Et si vous êtes en entreprise, je suis sûre que vous pouvez vous aussi transformer vos contraintes et poser des limites, même si c’est peut-être moins évident ou moins facile que lorsque l’on est soi-même son propre chef. En tout cas, réfléchissez-y. Il y a sûrement des activités dans la journée que vous pouvez planifier selon vous, votre propre rythme biologique (exemple : prévoyez plutôt les études de gros dossiers lorsque vous êtes au plus haut de votre énergie et gardez plutôt la lecture des mails, les réponses, les mises à jour, etc. sur des moments où votre énergie est plus basse). De même que pour les réunions — et même si ce n’est pas possible tout le temps, peut-être que parfois, vous pouvez quand même les organiser à un moment qui vous convient plus, surtout si c’est vous qui êtes l’animatrice de ces réunions.
Conclusion
Voilà, j’espère que cette méthode, que ce nouveau regard sur les contraintes et cette perspective de poser des limites pour en faire un avantage pour vous, va vous aider à passer à l’action, à oser enfin prendre ce temps pour vous.
Et si vous avez encore des difficultés à les transformer, à voir comment vous pouvez les transformer en alliés pour vous, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à m’écrire directement car j’ai très envie que vous preniez soin de vous, que vous osiez faire ce pas.
PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/X3O_gk4qnBc…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.
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