Bonjour chères audacieuses, comment allez-vous aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je vous propose d’explorer ensemble un territoire que nous connaissons toutes : celui de nos peurs. Non pas les phobies, ces peurs intenses et spécifiques, mais ces peurs plus sournoises qui nous figent, nous paralysent et nous conduisent parfois à la procrastination. Ces peurs qui nous empêchent d’avancer vers ce que nous désirons vraiment.
Vous arrive-t-il de vouloir avancer mais de vous sentir comme gelée sur place ? Cette peur qui vous fige pile au moment où vous devriez agir ? Aujourd’hui, je vous livre 3 gestes concrets pour passer de la paralysie à l’action.
Je vous invite à découvrir comment apprivoiser ces peurs, et je vous partage trois premiers pas pour transformer la paralysie en mouvement et retrouver votre pouvoir d’agir.
Le rituel du Slow Train : prenez le temps de vous poser
Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, et comme toujours, je vous invite à notre rituel du Slow Train.
Montez dans ce train de la lenteur, ce train fait pour vous, à votre rythme. Un train où vous allez profiter de ce temps pour vous poser véritablement. Prenez le temps d’examiner votre corps, de prendre conscience de votre corps. Comment se sent-il en cet instant ? Comment vous, vous vous sentez ?
Observez avec douceur :
- Y a-t-il une émotion qui a envie de surgir ?
- Au contraire, y a-t-il de grands soupirs qui ont envie de s’échapper pour détendre le corps, l’esprit, votre mental ?
- Peut-être êtes-vous simplement là, satisfaite, pleine de gratitude pour ce simple moment, ce petit moment rien que pour vous ?
Votre corps peut enfin prendre le temps. Le temps de se poser. Le temps de vous poser des questions aussi.
Pour celles qui ont encore besoin de poser les valises, de déposer la to-do list et tout le reste : faites-le. Mettez sur pause. Offrez-vous pleinement cet instant de présence à vous-m’aime*.
Et maintenant, dans cet espace de douceur que vous venez de créer pour vous, je vous pose cette question : vos peurs, comment les traitez-vous ? En prenez-vous conscience ?
Aujourd’hui, je vous invite à prendre vraiment conscience de ces peurs qui vous habitent. Apprendre à gérer ses émotions, et particulièrement ses peurs, est un chemin vers plus de confiance en soi et de liberté.
Comprendre vos peurs pour mieux les surmonter : votre indicateur le plus précieux
Une peur, je suppose que cela vous est déjà arrivé d’en avoir une. Peut-être même qu’aujourd’hui, vous avez une peur, une crainte.
Vous rendez-vous compte que cela peut vous figer, vous paralyser ? Vous êtes peut-être même en apnée, sans vous en rendre compte. La respiration s’est coupée, le corps s’est figé, comme une statue.
Cette peur qui vous a traversée, ce moment où quelqu’un vous a dit quelque chose, ou que quelque chose s’est produit, et voilà : vous êtes restée comme une statue.
Mais qu’est-ce que la peur, au fond ?
C’est une réaction émotionnelle primaire, physiologique face à une menace imminente ou anticipée, qu’elle soir réelle ou perçue comme telle. Elle permet d’activer des réponses corporelles pour notre survie comme la fuite, le combat ou l’immobilisation qui m’intéresse aujourd’hui.
La peur est votre indicateur le plus précieux et qui vous place devant un choix à faire :
- fuir
- combattre
- s’immobiliser
Or, cette immobilisation, parfois, elle nous fige trop, nous paralyse totalement.
Et pour éviter que le cerveau se mette à ruminer et se mette dans sa roue du hamster, pour éviter qu’il commence à imaginer les pires scénarios et qu’il ne sorte plus de cette peur, il existe des moyens, des premiers pas en douceur à réaliser.
Car si cette peur est maintenue, nourrit alors elle peut amener de l’anxiété. Et si l’anxiété s’installe, elle peut conduire à des problèmes physiques ou psychiques.
Or la peur, elle, elle ne dure pas.
Si elle persiste, c’est parce que notre mental se met à ruminer, à imaginer le pire, courre dans sa roue du hamster et ne sort plus de cette peur.
Premier pas : Bougez ! Sortez de la paralysie
Le premier pas pour revenir à soi lorsque vous êtes restée figée trop longtemps, c’est de Bouger, doucement, en douceur.
Pourquoi bouger ?
Bouger, cela peut commencer par reprendre une grande respiration parce que vous étiez en apnée, et que vous ne vous en étiez peut-être même pas rendu compte. Tout d’un coup, il y a eu une peur qui vous a traversée et vous êtes restée comme une statue.
Ce premier pas pour surmonter vos peurs est accessible à toutes : il suffit de remettre du mouvement dans votre corps. Le mouvement physique interrompt le circuit de la rumination mentale et reconnecte votre corps à l’instant présent.
Alors, quand ça arrive, prenez le temps de respirer, de reprendre une respiration.
Comment concrètement remettre du mouvement ?
Bouger légèrement. Cela peut commencer par :
- Remuer vos doigts, vos mains
- Bouger les bras pour vous aider à reprendre cette respiration
- Peut-être que c’est la position assise qui a besoin d’être changée en position debout
- Remuer le bassin, remuer les jambes
- Aller marcher cinq minutes, quitte à tourner en rond dans une pièce
- Ou dites « je reviens » et aller dans une autre pièce, dans les toilettes, pour reprendre votre respiration en conscience
- passez vous de l’eau sur la figure, sur la nuque.
L’objectif : retrouver une bonne respiration. Pas celle qui est en alerte, de façon saccadée et haute. Non. Des respirations profondes, longues, celles qui vous conviennent, qui vous correspondent à ce moment-là. À un rythme où ça va mieux. C’est votre bon rythme.
Choisissez UN geste. Et, passez en mode mouvement.
Mon expérience personnelle : l'exemple des migraines
C’est un peu comme avec les migraines. J’ai rarement des migraines désormais, mais j’en ai quelques-unes dans l’année. Et quand elles arrivent, c’est fulgurant. C’est vraiment à se taper la tête contre les murs.
Souvent, je suis complètement recroquevillée, je tremble, je n’arrive plus à me détendre. Je n’ai pas que mal à la tête — même si c’est vraiment le cerveau qui me prend toute la tête, toute mon énergie — mais j’ai aussi le corps complètement recroquevillé.
C’est tellement douloureux, fulgurant, que je n’arrive pas du tout à me magnétiser. Et j’ai la nausée, j’ai envie de vomir.
Le seul moyen, les premiers gestes que j’arrive à faire, c’est de prendre ma tête entre les mains. De détendre, par de petits gestes, de petits mouvements circulaires, ce crâne, cette boîte crânienne qui est en surchauffe, que j’ai l’impression qu’elle va exploser.
Puis, peu à peu, j’essaye de détendre le visage, de détendre la mâchoire qui est crispée. Et de bouger tout doucement car j’ai la nausée. Petit à petit, même en position fœtus, je bouge tout doucement, je me détend, peu à peu.
Le principe essentiel
Alors certes, une peur ne nous paralyse pas à ce point-là — en tout cas, je l’espère, sauf dans le cas des phobies.
Mais c’est pour vous donner un ordre d’idée et pour vous permettre de vous rendre compte que oui, on est figée, mais par un tout petit geste, en ramenant du mouvement, de la conscience, et en se détendant, c’est déjà un bon début.
Ensuite, vous pouvez passer à la deuxième étape.
Deuxième pas - "Accueillir vraiment cette peur"
Si vous êtes dans un espace tranquille, si vous pouvez vous poser, alors la deuxième étape, c’est d’accueillir cette peur.
Qu'est-ce que cela signifie vraiment ?
Alors je sais, on entend beaucoup les coachs, les thérapeutes et autres parler d’accueillir ses émotions, d’accueillir sa peur. Mais qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?
Ce que ce n’est PAS : Ce n’est pas juste se dire « j’ai peur, j’ai peur de manquer de …, j’ai peur de ne pas être à la hauteur, j’ai peur de ne pas y arriver » et hop, fermer tout de suite la porte. Ou « Oups, je la mets tout de suite sous le tapis, c’est bon, j’ai vu ma peur, et hop, basta, ça suffit. »
Non, ça ne suffit pas.
La métaphore de l'invitée surprise
L’accueillir, c’est comme si vous aviez une invitée surprise qui sonne à votre porte. Une amie que vous n’attendiez pas et qui se présente à votre porte.
Bien sûr, vous allez prendre le temps de la faire entrer, même si vous lui dites « Écoute, là, ce n’est pas vraiment le moment, je n’aurais pas beaucoup de temps. » Mais, vous la faites entrer.
Vous allez probablement :
- La laisser s’asseoir ou lui dire de s’asseoir
- Lui offrir peut-être une boisson
- Lui poser la question : « Qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi es tu là ? Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? »
Eh bien, avec votre peur, faites pareil. Prenez le temps.
Les questions à poser à votre peur
- Pourquoi ? Quel est son message ?
- Qu’est-ce qui a déclenché cette peur ? Est-ce un mot, un événement, un bruit, une odeur qui vous a mise dans cet état là ?
Prenez votre temps. Cette conversation avec votre peur mérite quelques minutes ou plus de votre attention bienveillante.
Et une fois que vous avez pris le temps de poser un mot sur cette peur, d’un peu mieux l’identifier, de ne pas juste dire « j’ai peur, j’ai une crainte » — oui, mais laquelle ? — là, vous avez commencé déjà à prendre conscience de cette peur.
Puis, grâce à cette confiance que vous avez créé, vous allez pouvoir aller plus en profondeur, d’en savoir un peu plus et de passer à la troisième étape.
Troisième pas : Transformer la peur en action et reprendre confiance
Parce que vous allez soit écouter, soit ressentir, soit percevoir qu’au-delà de cette première peur, il y en a sûrement une plus profonde.
Un processus qui prend son temps
Alors, des fois, ça se fait en plusieurs temps, sur plusieurs jours. Des fois, ça se fait vraiment en un court laps de temps.
En tout cas, posez vous et essayez d’identifier cette première peur.
Les deux types de peurs
Les peurs collectives ou universelles :
Par exemple, comme moi, j’avais la peur du regard des autres. C’est une peur assez universelle que beaucoup de personnes ont. Et finalement, c’était beaucoup plus simple de dire « le regard des autres ».
Parce que oui, souvent, les peurs, il y en a beaucoup qui sont conditionnées :
- Par notre éducation
- Par nos parents
- Par notre culture
- Par notre religion
- …
Ce sont des peurs collectives, universelles, qui apparaissent souvent les premières et qui nous paralysent.
Les peurs personnelles, les peurs racines :
Mais quand on regarde un peu plus loin, un peu plus en profondeur, ce ne sont pas celles-là qui vraiment nous paralysent. Ce sont des peurs plus personnelles, liées à notre histoire.
Mon exemple personnel : du regard des autres à mon propre regard
Ma vraie peur, celle qui était vraiment mienne, celle qui m’appartenait vraiment, c’était la peur de mon propre regard (cf article suivant avec mes 1ers pas pour 2026 https://sophieame.ovh/%f0%9f%8c%9f-semer-des-petits-cailloux-ma-politique-des-petits-pas-pour-2026/)
La peur de m’apercevoir qu’il n’y avait qu’une facette dominante qui allait surgir, que je montrais.
Or, je voulais, de par toutes mes expériences, mes accompagnements en tant que coach holistique, être beaucoup plus toutes ces facettes et notamment celle un peu « enfantine, spontanée » que j’ai et que je suis lorsque je suis en confiance ou dans l’intimité. Donc, d’avoir et de montrer beaucoup plus cette facette « moins sérieuse » que j’ai toujours montrée ou depuis tellement longtemps…
La transformation de la peur en action
Et du coup, en regardant plus en profondeur, vous allez pouvoir transformer cette peur profonde, cette peur racine, en une action ou en une phrase plus positive.
Comme lorsqu’on a une croyance limitante et qu’on la transforme pour en faire une croyance positive, aidante, on va la changer de tournure, on va la réécrire sous un autre angle.
Pour moi, c’est comme ça que ça s’est passé :
Quand j’ai pris conscience que c’était mon propre regard, quelles actions je pouvais mener, quelles autres facettes j’avais envie de montrer.
Et c’est comme ça que de la peur première qui fige, le mouvement arrive et une action devient possible.
Ce n’est plus qu’une projection dans un futur, d’un présent qui n’existe pas, qui peut arriver, mais là, à l’instant T, rien n’est encore arriver. Donc, là, maintenant, je peux faire quelque chose.
En tant que coach accompagnant les femmes, je constate que surmonter ses peurs transforme profondément la relation à soi-m’aime et que cela peut se faire de façon bienveillante et douce.
L'exemple de la procrastination : quand la peur vous empêche de commencer
De même, lorsqu’on procrastine, on se sent incapable d’y arriver. La peur de l’échec est souvent à l’origine de la procrastination. Or, en identifiant précisément ce qui vous freine, vous pourrez enfin passer à l’action.
Prenons un exemple concret : Monter votre boîte ? Gravir l’Everest ? Normal d’avoir peur !
Mais voici le secret : vous ne devez PAS commencer par la première étape traditionnelle. Commencez par VOTRE première étape.
Identifier la vraie source de la paralysie
Une fois qu’on a identifié que c’est parce que :
- Je ne sais pas quelle est la première action que je vais faire
- Ou au contraire, j’ai écouté qu’il fallait faire cette première action, mais moi, là, je ne me sens pas, je n’ai pas envie, je n’ai pas les moyens financiers, ou autres, ou les connaissances
Mais j’aimerais déjà faire cette autre étape. Alors, faites cette étape qui vous anime car c’est le 1er pas qui vous amènera vers le prochain jusqu’à l’ascension !
Choisir son propre chemin d'entrée
Si je m’écoute et que je fais cette première étape, alors le mouvement se met en place et vous passez à l’action :
- que ce soit planifier tout le parcours
- ou choisir votre équipement
- Ou choisir avec qui vous allez partir
- Ou avec quel guide …
Bref, il y a plein de possibilités et plein d’actions à mener.
Et ce qui compte ce n’est pas par quoi à commencer les autres, par quoi vous vous allez commencer pour enfin passer à l’action.
Par différents biais et regards, on peut amener à bouger et ramener du mouvement face à cette peur.
Et finalement se dire : « OK, oui, là j’avais une limite. Là j’avais un choix à faire. Maintenant, je vais me dire : « par où je commence ? »
Votre passage à l'action
Voilà, mes chères audacieuses, les trois étapes, les trois petits pas que je vous propose aujourd’hui pour apprivoiser vos peurs :
- Remettre du mouvement → Respirer, bouger pour sortir de la paralysie
- Accueillir votre peur → L’identifier vraiment, dialoguer avec elle
- Aller en profondeur → Découvrir la peur racine et la transformer en action
🌟 Votre défi pour aujourd'hui
Si vous avez une peur, une crainte aujourd’hui, quelle est-elle ?
Je vous invite à :
- Essayer ces trois étapes avec douceur et bienveillance
- Observer ce qui en ressort pour vous
- Me partager votre expérience !
Si vous avez des difficultés, n’hésitez pas à m’en faire part :
- Soit je pourrais vous aider simplement et facilement par mail
- Soit ce sera avec une séance de coaching individuel
Et pour toutes celles qui ont déjà réussi à surmonter une peur, à passer au-delà de cette peur :
- Comment avez-vous fait ?
- Est-ce que, finalement, ce processus — sans vous en rendre compte — de mettre du mouvement, de la prise de conscience, puis de l’action, en changeant le négatif en positif ou de regard, l’avez-vous fait sans vous en rendre compte ? »
Venez le partager en commentaire sous cet article. Vous le savez, j’adore toujours vous lire et savoir ce que vous en pensez. Comment vous, vous arrivez à gérer ces moments ? Quelles sont vos astuces aussi face à ces peurs ?
J’essaye de varier les sujets au fur et à mesure des épisodes, et vos retours, vos témoignages sont précieux. Ils nourrissent ma réflexion.
Prenez soin de vous, avec douceur
Merci encore, chères audacieuses, pour votre écoute et votre présence.
La peur n’est pas votre ennemie. Elle est cette sentinelle intérieure qui veille sur vos limites. En apprenant à dialoguer avec elle, vous découvrirez qu’elle peut devenir votre alliée la plus précieuse sur le chemin de votre propre déploiement.
Prenez le temps d’analyser votre prochaine peur avec ces trois pas. Accueillez-la avec la même bienveillance que vous accueilleriez une amie qui sonne à votre porte.
Et surtout, prenez vraiment soin de vous. Accordez-vous du temps pour vous.
Chaque petit pas compte. Chaque mouvement vers vous-m’aime* est un acte de courage et d’amour.
À très bientôt, les audacieuses.
PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple Podcast, Goodpods, Amazon Music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/3M3yjWChbGI…) en tapant « Osez une autre voie ». Bonne écoute !
PSS : transcription de l’audio avec l’aide de l’IA que j’ai ensuite corrigée.