Au-delà des trois profils d’apprentissage classiques (visuel, auditif, kinesthésique), le Design Humain révèle, grâce à la variable de cognition, votre sens prédominant parmi six « tons ». Il vous permet de percevoir et d’apprendre le monde de façon unique.

Et si votre façon de capter le monde, par les odeurs ou les images ou les sensations ou le goût, venait de votre sens prédominant ?

Bonjour les audacieuses ! Comment allez-vous aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est un épisode avec de la pratique et de nouveau autour de nos sens. Car oui, je suis une passionnée et une accro de nos sens. Pour moi, c’est important de se reconnecter à nos sens car c’est une façon de se reconnecter à notre corps.

Le sujet du jour : la cognition et ce sens prédominant via le Design Humain.

Pour celles qui ont déjà écouté ou lu l’article sur le profil d’apprentissage, et qui savent déjà si elles sont plutôt visuelles, kinesthésiques ou auditives, sachez que grâce au Design Humain, on peut aller plus loin. On peut avoir une information beaucoup plus précise et découvrir quel est notre sens prédominant.

Le slow train en rituel sensoriel afin de se connecter à nos sens

Aujourd’hui, je vous propose d’aborder notre rituel du slow train par nos sens et entrer ainsi d’une autre façon dans cet article.

Comme toujours, commencez par vous installer confortablement, choisissez votre lieu.

Pour celles qui sont visuelles, qui ont besoin de beau, prenez le temps de regarder et de trouver un objet qui vous plaît, ou peut-être avez-vous déjà cet objet près de vous, parce que vous savez que vous en avez besoin.

Ensuite, commencez toujours par expirer, lâchez ces grands « AHHHHH » au moins trois fois pour dire à votre corps, à votre cerveau : là, je me détends, là, je prends le temps.

Pour celles qui ont le goût très développé, c’est l’occasion de savourer ce moment, de prendre le temps de déguster cette pause, ce silence, cette détente.

Pour certaines, vous avez peut-être déjà prévu un encens, une bougie, ou la fin de votre thé qui embaume l’air et rend ce moment encore plus agréable, car vous êtes sensible aux odeurs, et qu’une odeur, dans ce rituel de détente, compte vraiment pour vous.

Pour d’autres, ce sera un endroit silencieux, calme, ou peut-être avec un fond sonore, une musique douce qui vous plaît pour vous amener dans cet état de détente, de pause et de bien-être.

Et enfin, pour d’autres, ce sera plutôt par le toucher via un tissu, un plaid dans lequel vous vous installez pour être vraiment confortable, ou, avec un objet que vous pouvez toucher et qui vous apaise instinctivement. Ou peut-être faites-vous une caresse, caresser votre corps pour le remercier, le détendre, et l’amener dans cette détente, dans cette écoute, autant de vos sensations que de cet article.

Et, si vous en avez besoin, vous pouvez mettre sur pause.

Et pour celles qui connaissent déjà leur sens dominant, vous pouvez prolonger cette pause méditative en l’orientant vers ce sens précis, pour vraiment l’honorer.

Pour les autres, vous pouvez revenir au rituel plus classique du slow train.

Du profil d'apprentissage à la variable cognition en Design Humain

Quel est votre sens prédominant pour apprendre et appréhender le monde - cf une variable du design humain

J’avais très envie de vous partager ce que j’ai découvert, grâce au Design Humain, cette variable, souvent peu mise en avant dans les schémas gratuits : la cognition. C’est une variable que l’on retrouve plutôt dans des formations avancées, plus poussées du Design humain et via des schémas payants.

Cette variable de la cognition permet de savoir, par rapport à votre Design Humain, quel est votre sens prédominant : celui que vous utilisez inconsciemment pour percevoir, pour apprendre et pour être en connexion avec le monde, aussi bien intérieur qu’extérieur.

Pour celles qui ont déjà commencé à explorer leur profil d’apprentissage entre ces trois grands profils (visuel, auditif, kinesthésique), pour les curieuses, vous pouvez désormais aller encore plus loin grâce à votre Design Humain. 

La variable Cognition, ce n'est pas à confondre avec votre Autorité en Design humain

Avant d’aller plus loin, une précision importante pour éviter toute confusion.

En Design Humain, on parle beaucoup de l’Autorité (votre boussole décisionnelle) : c’est le mécanisme par lequel vous validez si une décision est juste pour vous ou non (Autorité Émotionnelle, Sacrale, Splénique, etc.). 

La Cognition, elle, fait partie des Variables et répond à une question différente : « par quel canal est-ce que je perçois et j’intègre le mieux les informations de mon environnement ? » Ce n’est pas un outil de décision, mais un outil de perception : la façon dont votre conscience capte le monde.

On pourrait dire que l’Autorité, c’est « comment je choisis », et la Cognition, c’est « comment je perçois ce sur quoi je choisis ». Ce sont deux couches complémentaires : la Cognition nourrit votre perception du contexte, et l’Autorité tranche ensuite à partir de ce que vous ressentez, de ce que vous vivez.

Donc pour vos décisions, c’est bien votre Autorité qui reste la boussole de référence. La Cognition, elle, est plutôt un éclairage sur votre manière unique d’appréhender le réel : utile pour mieux vous comprendre, mais ce n’est pas un outil de décision.

Les 6 sens (ou "tons") de la cognition en Design Humain

Il y a six tons, comme on les appelle en Design Humain, alors que nous avons cinq sens… même si, vous le savez, le sixième sens est celui du mouvement, de bouger. Ici, c’est différent : il y a une distinction au niveau de la vue, qui se divise en deux. Voici donc sans plus tarder les six sens, les six tons par lesquels, en Design Humain, on perçoit le monde et on apprend.

Vous l’utilisez souvent de façon inconsciente mais en le découvrant vous vous souviendrez sûrement de ces moments, toutes ces fois où vous l’avez utilisez.

L'odorat : avoir du nez, du flair dans votre quotidien

Il y a des personnes qui vont utiliser leur odorat pour percevoir le monde. D’où nos expressions : « avoir du nez », « avoir du flair », « flairer le danger », « sentir si une personne est bonne ou non ». Sentir si ça sent bon ou non, au sens propre comme au sens figuré. C’est comme ça qu’elles perçoivent le monde et qu’elles apprennent.

Pour faciliter cet apprentissage, ces personnes ont besoin d’une ambiance avec des odeurs. C’est aussi pour ça que, dans les magasins, les supermarchés et ailleurs, sans toujours le savoir (si vous n’avez pas, comme moi, un odorat très développé), des senteurs et des arômes subtils sont diffusés pour attirer les client·es, les inciter à acheter, à entrer dans le magasin.

Pour celles qui ont l’odorat prédominant, c’est pareil : dans votre entreprise, à votre bureau, essayez de trouver les bonnes odeurs pour vous et qui vont faciliter votre concentration. Si vous êtes en open space, choisissez des odeurs plus subtiles, pas trop envahissantes, pour ne pas gêner des personnes qui n’ont pas la même sensibilité que vous.

Testez, explorez, osez car c’est la meilleure manière de vous découvrir. Commencez aussi par vous observer, vous découvrirez peut-être que vous « reniflez » souvent l’ambiance qu’il y a autour de vous et écoutez vous, car vous avez peut-être des expression avec le nez et l’odorat qui reviennent souvent. C’est un autre moyen de vous mettre sur la piste. 

Le goût : savourer, déguster ou croquer la vie à pleines dents

Il y a des personnes qui vont au contraire, savoir si un environnement est savoureux, s’il a « bon goût », s’il leur laisse « un bon goût en bouche », ou si c’est un endroit, une personne avec qui elles aiment savourer l’instant, déguster, prendre le temps. Ou encore avoir envie de « croquer à pleines dents » un sujet, la vie.

C’est à travers le goût que, sans forcément s’en rendre compte, ces personnes perçoivent le monde et apprennent plus facilement. Elles vont peut-être avoir tendance à avoir quelque chose en bouche.

La vue extérieure : besoin de voir et d'avoir du beau autour d'elle

Il y a les personnes qui vont plutôt avoir une vision extérieure : elles ont besoin de voir, d’avoir une projection devant elles, un tableau, des affiches,… Elles ont besoin d’avoir sous les yeux ces informations pour avoir une vision claire. Elles ont besoin de beau, d’esthétique : c’est quelque chose qui compte énormément pour elles. Elles ont besoin de voir venir les choses et parfois « d’en mettre plein la vue », car c’est leur façon d’exprimer leur victoire, leur joie, et d’appréhender le monde, les personnes ou les projets.

La vue intérieure : imagination et clairvoyance

Au contraire, il y a des personnes pour qui la vue est aussi prédominante, mais avec une vue intérieure : une vue plus de l’ordre de l’imagination, cette capacité à voir en elles, de façon clairvoyante. Elles vont privilégier la méditation, prendre le temps de fermer les yeux, de se poser, de rentrer en elles pour voir les choses, les ressentir, savoir comment elles imaginent et perçoivent les choses, même si ça peut être très imagé, comme un film avec des effets spéciaux. Cela leur permet de percevoir un projet, une personne, ou une question qu’elles ont besoin d’éclaircir.

Le ressenti et la sensibilité aux vibrations (l'ouïe et pas que)

Il y a ensuite un sens beaucoup plus global, de l’ordre du ressenti et de la sensibilité.

Il y a des personnes hypersensibles (je vous en ai déjà parlé, et comme toujours, une référence sur le sujet : le livre de Fabrice Midal). Ces personnes sont plus sensibles aux ondes, aux ondes électromagnétiques, aux sons et aux vibrations. C’est pour cela que je mets l’ouïe ici, mais pas seulement car ces personnes captent les énergies, les vibrations autour d’elles et s’adaptent en permanence à ces flux.

C’est pour ça qu’elles peuvent avoir besoin de changer de lieu, même si ce lieu leur convenait jusque-là : parce qu’une fenêtre s’est ouverte, parce qu’une personne est arrivée et que l’ambiance, l’environnement a changé. Elles vont « dresser l’oreille », mais pas que : c’est tout le corps qui réagit, jusqu’à avoir des frissons, la chair de poule et autres sensations.

Le toucher : apprendre par le contact

Et enfin, le toucher. Celui qui m’est le plus facile à vous décrire, car c’est le mien : c’est mon sens prédominant, celui par lequel j’apprends et j’appréhende le monde le plus, et toujours au sens figuré comme au sens propre. J’ai besoin de toucher les personnes, physiquement comme les câlins ou via le magnétisme à distance, de toucher les tissus, de pratiquer des activités manuelles, de noter-écrire les informations, de manipuler les choses, les objets…

le toucher : mon expérience personnelle avec ce sens prédominant

J’ai besoin de toucher les choses. Concrètement, j’ai besoin de toucher les livres, c’est pour ça que je préfère les livres en papier plutôt que sur un support digital. Et comme vous le savez avec mon coaching sur les vêtements, les matières et les couleurs, je me suis aperçue que c’est en touchant les matières que je distinguais celle qui me convenait le mieux. Cela a été une vraie révélation sur l’instant. Et une fois que j’ai eu cette information, cette confirmation grâce au Design Humain, je me suis rappelé que oui, déjà à l’époque de ce coaching, je m’étais rendu compte que c’est en touchant les matières que je distinguais celles que je préférais porter ou non. J’avais ouvert et développé ce sens-là, car je m’étais reconnectée à mon corps.

Et ce sens du toucher, c’est aussi celui par lequel j’ai toujours appris. Je me souviens que, pour réviser, j’avais besoin de prendre des notes, d’écrire, de faire des fiches et c’est en les manipulant, en les touchant, en les relisant fiche par fiche, que l’information rentrait vraiment. Ce n’était pas juste lire ou écouter : il fallait que ça passe par mes mains comme si cela s’imprime en moi, dans mon corps. Encore aujourd’hui, c’est en l’intégrant par une expérience corporelle, un ressenti profond que je retiens et j’apprends.

Mais en y réfléchissant encore plus, je me rends compte que, depuis toute petite, dès que j’allais dans un magasin, notamment pour des vêtements, même si un vêtement m’attirait visuellement, je le touchais instinctivement. Et c’est effectivement par le toucher que je décidais (via mon sacral qui est mon autorité, même si là aussi je n’en avais pas conscience ni connaissance à l’époque) si j’allais essayer ou non ce vêtement, même si, en apparence, il me plaisait déjà visuellement.

Et puis je me suis rappelé qu’en Espagne, on me disait que j’étais très tactile, que j’avais besoin de toucher les personnes. C’est vrai que, comme j’allais tous les étés chez mes grands-parents, on parlait beaucoup avec les mains et on se touchait pour s’interpeller, s’interrompre,…. Et je pense qu’effectivement, ce n’était pas que culturel : c’était déjà là, en moi, parce que c’était vraiment mon sens dominant, ce besoin de toucher les choses, les personnes au sens propre comme au sens figuré.

C’est aussi pour ça que j’adore recevoir des massages, mais des massages thaï avec une légère pression, où l’on me manipule avec douceur, mais de façon adéquate par rapport à mon corps, à mes douleurs, à mes contractions. Les massages très subtils, où l’on effleure juste la peau avec de l’huile, ce n’est pas ce que je préfère.

Et, aujourd’hui, avec le magnétisme, je n’ai pas besoin de toucher physiquement les personnes (je peux le faire à distance), car j’ai développé et j’utilise un autre sens : le ressenti, ma sensibilité. C’est aussi une façon de vous rappeler que ce n’est pas parce que vous avez un sens prédominant que les autres n’existent pas, ou ne sont pas à développer.

Pendant longtemps, je me disais : « Flûte, je ne suis capable de rien avec mes mains, je ne sais rien faire avec mes 10 doigts. » Or, si : j’avais et j’ai le magnétisme où il me faut mes mains. Certes, je ne manipule pas, je ne touche pas comme avec la poterie ou le massage, mais c’est une autre façon, plus subtile, où le toucher s’allie aux ressentis, à ma sensibilité, pour toucher autrement le corps, les énergies, capter des informations et libérer, débloquer les choses.

Et mes autres sens : vue, goût et odorat au quotidien

J’ai aussi un côté très visuel. Vous le savez, vous devez l’entendre dans mes épisodes ou même à la lecture de mes articles : je parle souvent de « voir », « percevoir », « regarder ». Et j’ai, par moments, la vision extérieure, parce que je l’ai beaucoup développée dans ma carrière professionnelle, avant celle d’entrepreneuse, avec la qualité notamment où je faisais énormément de tableaux, de projections, de suivis de projets. Donc oui, j’ai cette vision extérieure aussi.

Mais j’ai aussi la vision intérieure : dans certaines séances, grâce à mes ressentis, à ma sensibilité, j’arrive à imaginer comment c’est à l’intérieur du corps, à « voir » certaines zones, même si ce n’est pas réel, même si cela ne correspond pas à la réalité anatomique. Mais cela me sert vraiment, dans ma pratique, dans mes séances de coaching et de magnétisme.

Le goût, lui, s’est vraiment développé depuis mon burnout. C’est là que j’ai appris à savourer les moments, les « kifs » de la journée, à prendre du temps pour moi, et enfin à prendre le temps de déguster ces moments de bien-être, ces joies, ces victoires, ces temps de pause. C’est vraiment le sens que j’ai fini par développer le plus, après le toucher.

Quant à l’odorat, oui, par moments il est là : il y a des odeurs qui vont me gêner, d’autres qui vont être agréables. D’ailleurs, si vous vous souvenez de ma flânerie entre Tours et le Japon, cette balade sensorielle où je lisais un paragraphe sur le thé, puis je le trouvais réellement dans une boutique : là, oui, l’odorat était présent. Mais c’est un sens beaucoup plus subtil, beaucoup moins développé chez moi.

Donc, vous aussi dans votre quotidien, sans toujours en avoir conscience, vous utilisez aussi d’autres sens. Sauf si vous êtes aveugle, sourde, ou que vous avez vraiment perdu un sens : dans ce cas, on le sait, un autre sens va se développer beaucoup plus pour compenser. Par exemple, pour les personnes aveugles, ce ne sera plus la vision extérieure, mais une vision intérieure beaucoup ou des ressentis beaucoup plus fins, même si ce n’était pas leur sens prédominant à la base.

Découvrez, tester et honorer vos sens au quotidien

Voilà, chères audacieuses, j’espère que cet article vous aura plu, qu’il vous donnera envie d’aller explorer votre Design humain.

Et si ça ne vous parle pas, si vous n’avez pas envie de payer pour aller chercher votre schéma complet, vous pouvez déjà, au quotidien, observer celui qui vous appelle, celui que vous avez envie d’honorer, même si ce n’est peut-être pas votre sens prédominant.

Grâce aux expressions que je vous ai données pour chaque sens, quelles sont celles qui vous viennent régulièrement, facilement. Et demandez à votre entourage de relever vos tic de langage et faites de même pour eux. Vous pouvez ainsi en faire un moment de partage et de découverte.

Amusez-vous, prenez du plaisir dans vos recherches, tests et prenez conscience de ces sens parfois subtils que vous avez.

Observez comment ils interagissent entre eux, comment certains reviennent plus souvent dans votre quotidien.

Par exemple, pour l’arthrose au niveau de mes doigts, j’utilise soit une balle anti-stress, soit de la pâte à modeler, que je triture, manipule, touche, plusieurs fois dans la journée, ou une seule fois pendant au moins dix minutes et pendant ce temps-là je réfléchis ou je me détends. En plus, ces pâtes à modeler ont désormais aussi des odeurs, ce qui me permet de voir quelle odeur me plaît et de faire travailler mon odorat en même temps que mon toucher.

À vous de trouver le vôtre, désormais.

Et comme toujours, vous le savez : osez, partagez vos pratiques, vos découvertes, le sens que vous avez envie de développer, ou que vous avez reconnu en lisant cet article ou compléter le avec d’autres expressions ou moyens de les découvrir. Parfois il suffi d’écouter et d’en prendre conscience pour se rappeler plein d’exemples où, oui, ce sens vous parlait déjà, vous permettait ce contact avec l’extérieur, d’une façon particulière et unique à vous.

Voilà, chères audacieuses, c’est fini pour aujourd’hui. Prenez soin de vous et de vos sens, et je vous dis à dans quinze jours !

PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube …) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.

PSS : transcription avec l’aide de l’IA puis je l’ai corrigée et enrichie.

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