Vous souvenez-vous de ces moments d’enfance où vous vous sentiez incomprise, non entendue ? Moi, j’ai eu la chance d’avoir très vite les livres comme compagnons de route avec des personnages qui semblaient mieux me comprendre que personne ?

C’est précisément ce que le titre de Jean-Louis Fournier, Je ne suis pas seul à être seul, a éveillé en moi dès sa lecture. Pas besoin d’ouvrir le livre, le titre seul a suffit à faire surgir des images, des sensations, des souvenirs. C’est une des facettes de la bibliothérapie.

Et c’est ce que je vous propose de vivre dans cet article : prendre d’abord le temps de voir ce que ce titre évoque pour vous, avant que je vous partage ce qu’il m’a inspiré et ce que j’ai retenu de ce petit livre de moins de deux cents pages, drôle, tendre et lucide, sur la solitude dans tous ses états : choisie, subie, traversée, apprivoisée. Avec la blessure d’abandon, la peur de la mort et aussi ces moments où être seul devient enfin une demeure plutôt qu’une prison.

Que vous aimiez la solitude ou que vous la redoutiez cet article est peut-être l’occasion pour vous de vous questionner sur votre propre rapport à être seule.

Le rituel du Slow Train avec "Je ne suis pas seule à être seule"

Bonjour les audacieuses,

Comment allez-vous aujourd’hui ?

Et comme toujours, commençons par notre rituel du Slow Train qui, justement, va nous permettre de prendre le temps d’écouter, de voir ce qui se passe avec le titre de ce livre de Jean-Louis Fournier.

Montez dans le Slow Train ou mettez-vous dans votre bulle. Prenez le temps de vous installer confortablement, de trouver la posture qui vous convient aujourd’hui car elle peut être différente de celle d’hier, de la dernière fois. Prenez le temps de respirer, voire commencez par soupirer, à faire ces grands « aaaah », afin de rappeler à votre corps et à votre mental que c’est votre moment à vous, votre pause, et que c’est important de vous relâcher, de vous détendre le plus possible, au mieux que vous pouvez aujourd’hui. Parfois, même en le voulant, en le souhaitant, et même si c’est déjà une habitude, un rituel que vous avez, cela peut fonctionner moins bien, acceptez-le et profitez quand même de ce moment pour vous.

Et si vous êtes prêtes, voici le titre du livre : Je ne suis pas seul à être seul.

Prenez le temps de voir ce que cela évoque pour vous comme image, ou ce que vous ressentez comme sensation, ou quels sont les mots, les bruits, les sons qui vous viennent. Et si c’est la page blanche, laissez venir, soyez patiente. Et peut-être que pour vous, il n’y a rien qui surgit, ce n’est pas le moment ou peut-être que votre mental est encore trop occupé ou que le corps est douloureux, et que ce sont ces sensations qui sont beaucoup plus présentes pour vous à cet instant. Alors, écoutez-les, voyez ce qu’elles ont à vous dire. Et pour la phrase, vous y reviendrez une prochaine fois ou plus tard.

Prenez encore quelques instants pour vous poser ou écouter ce qui surgit, ce que cela évoque pour vous. Faites une pause ici, si besoin.

Et avec les autres, on continue.

Double partage : la bibliothérapie et ce que j'ai retenu de ce livre

Comme je vous le disais, cet article est à double titre. J’ai eu envie de vous partager la bibliothérapie, ou le biblio-coaching, à travers ce titre qui a vraiment résonné en moi. Et, comme d’habitude, je vous partagerai certains moments et passages qui m’ont intéressée, que j’ai retenus dans ce livre.

Pour rappel, ce ne sont que mes impressions et ce n’est pas pour que vous les fassiez vôtres ou que vous vous disiez ah oui, c’est ça que j’aurais dû voir, ressentir, comprendre, entendre. Non. C’est juste pour vous aider à comprendre comment, même à travers un simple titre, on peut avoir des déclics, des informations, des questions qui résonnent en nous. Ce sont vraiment des pistes pour que vous puissiez mieux comprendre la bibliothérapie, le biblio-coaching mais en aucun cas je ne détiens la vérité et encore moins la vôtre.

Ce que ce titre "Je ne suis pas seul à être seul" m'a évoquée

Livre de Jean-Louis Fournier Je ne suis pas seul à être seul et ce qui a résonné pour Sophie Ame, bibliothérapeute

Rien qu’en lisant ce titre, Je ne suis pas seul à être seul, ça m’a ramenée dans mon enfance, quand je me sentais incomprise, non entendue et que je me sentais donc seule. Sauf lorsque j’ouvrais un livre et que là, soit je m’évadais, je partais dans un autre univers, soit des mots, un personnage, me donnait la sensation de ne plus être seule, de ne plus me sentir seule. Parce que j’étais, comme cette phrase, je n’étais plus seule à être seule.

Et pour moi, cette sensation a toujours été rassurante, réconfortante, même si ce n’était qu’un personnage qui s’était senti dans la même situation que moi.

Et vous, avez-vous déjà eu cette sensation avec un livre, un personnage de dessin animé, de manga, de BD ou tout autre support ?

Au fur et à mesure que j’ai grandi, il y a eu d’autres moments de solitude, lors de choix à faire, comme lors du divorce de mes parents, ou le choix des études à poursuivre. Et malgré les conseils, les informations recueillis, j’étais seule face à cette décision. Même si pour certaines d’entre vous, vous avez l’impression de ne pas avoir eu le choix ou de ne pas vouloir choisir, sachez qu’un « non-choix », c’est déjà un choix.

Quels choix ou non-choix sur l’instant ont été difficiles et qui le sont peut-être encore pour vous aujourd’hui, que vous n’avez pas « encore » digérés, en toute bienveillance et sans jugement, juste écoutez-les ?

Il y a eu d’autres épreuves encore, d’autres moments où, même si j’étais entourée, j’avais du monde autour de moi qui voulait m’aider, j’étais seule, face à un deuil, face à mon burn-out, en tout cas au début, à certaines étapes où, malgré le soutien que j’avais, j’étais seule et je devais passer par cette solitude pour avancer.

D’ailleurs, on le retrouve dans ce livre quand Jean-Louis Fournier dit « qu’il se retrouve dans la solitude ». Et oui, je suis complètement d’accord avec lui. Par moments, j’ai besoin d’être seule, de me retrouver, de prendre des temps rien que pour moi, pour avoir des déclics, des inspirations, des prises de conscience ou simplement pour analyser tranquillement une situation, faire le point. Et il n’y a que quand je suis vraiment seule que je peux le faire, car sinon il y a trop de brouhaha, trop de stimuli, qui m’empêchent d’écouter les informations qui me viennent, les sensations (je suis kinesthésique) qui me viennent du corps pour savoir ce qui est juste ou pas pour moi à ce moment-là.

Et vous, comment prenez vous vos décisions ? Avez-vous besoin de solitude pour écouter votre corps, visualiser le projet, écouter tout ce que chacun vous a dit ?

Et je suis passée par là, au début c’était difficile, mon mental était vraiment très présent, trop présent, il n’arrêtait pas et il n’était pas du tout coopératif pour faire une pause, me permettre de respirer et mieux écouter mes ressentis? Même encore aujourd’hui, il y a des fois où ça ne veut pas. Et ce n’est pas grave. J’ai appris à retenter à un autre moment, à laisser venir ce moment.

Au contraire, on peut ne pas aimer, être seule face à ces questions, décisions et se noyer ou laisser « noyer » par le travail, l’urgence des autres, la télé, les réseaux sociaux,… Et cela m’arrive aussi car parfois j’ai besoin de temps, de laisser décanter la question, le problème, la décision. Puis, je me pose et j’écoute ce qui se passe en moi avec cette question ou je me fais accompagner, pas pour déléguer la décision, juste pour y voir plus clair, écouter vraiment tout ce qui se joue en moi ou me rassurer par sa présence et bienveillance si cela m’angoisse trop. Pour rappel, selon votre histoire, vos traumas, ne faites pas seule, cet exercice, faites vous accompagner ou demander à une amie, d’être présente pour vous rassurer et vous réconforter si besoin.

C’est difficile, nous n’aimons pas nous retrouver seule face à des questions, des peurs, des doutes qui peuvent revenir voire nous angoisser. Or, pour moi, malgré tout, c’est important de prendre des temps pour cela à son rythme, au fur et à mesure que je me sent prête ou que l’occasion se présente et de les choisir plutôt que ça soit imposé, comme cela a été le cas pour moi, au début, avec le burn-out.

Enfin, certaines personnes aiment la solitude ou en on vraiment besoin, rappellez-vous l’article sur les types en Design humain. Alors n’ayez pas honte ou ne culpabilisez pas, si vous en ressentez le besoin et que vous avez vraiment besoin de vous isoler quelques heures, jours ou semaines parfois ou régulièrement. Respectez vous.

Et maintenant, vous le savez, vous n’êtes pas seule dans cette situation.

La bibliothérapie par le titre : vos questions de réflexion

Voilà comment, avec ce simple titre, « Je ne suis pas seul à être seul » j’ai déjà eu des rappels personnels, des sensations, des visions et des réminiscences de mon passé.

Pour moi, la solitude est forcément différente de celle du personnage, qui est en fin de vie, veuf et qui n’a plus personne auprès de lui avec qui discuter. Et pourtant, je partage son point de vue : je ne suis pas seule à être seule. Et ça, c’est vraiment réconfortant pour moi .

Voilà comment avec un titre, un livre, une phrase, on peut lancer une séance individuelle ou collective de bibliothérapie. L’important n’est pas d’être d’accord ou pas d’accord, mais pourquoi nous le sommes et pourquoi cela nous faire sourire ou pleurer. Et toutes ces émotions qui viennent, ces images, ces sensations, ces réminiscences qui surgissent ont besoin d’être entendues, écoutées, vues, ressenties. Soit pour être encore chouchouter afin d’en prendre soin avec bienveillance sans jugement, soit pour être intégrées car c’était encore dans notre inconscient et que l’on avait besoin enfin de le comprendre, d’y mettre des mots, images ou sensations.

Pour moi, une blessure, une épreuve qui n’a pas encore été complètement acceptée, a encore besoin d’être évoquée, partagée ou en tout cas que vous preniez le temps de l’écouter juste pour qu’elle puisse être entendue et pour que vous puissiez enfin être un peu plus légère.

Et l’écriture fait aussi partie des exercices possibles suite à une lecture. D’ailleurs, pour une fois, j’ai eu envie d’écrire plus que quelques notes pour la préparation de ma halte en gare (même si finalement, je ne les ai pas complétement suivi mais cet article y remédie). Donc, plutôt qu’une discussion, c’est peut-être par l’écriture que vous, vous trouverez votre voie et mode d’expression pour dire tout ce que cela vous a évoqué, permis de comprendre, voir autrement…

Quelques questions de réflexion si vous en avez envie :

  • Qu’est-ce que ce titre Je ne suis pas seul à être seul évoque pour vous : une image, une sensation, un souvenir ?
  • La solitude, vous la choisissez ou au contraire vous la subissez ou vous ne lui donnez pas assez de place ?
  • Un livre, un titre, quelques mots vous ont-ils déjà tenu compagnie dans un moment difficile ? Lequel, et pourquoi ? 
  • Qu’est ce qui vous a aidé ? car cela pourra vous aider de nouveau.

PARTIE 2 — Ce que le livre de Jean-Louis Fournier m'a inspirée

La contradiction de la solitude : vouloir l'autre et vouloir être seul

Suite à un quiproquo dans les listes de la Mairie, Jean-Louis Fournier se retrouve à avoir la visite d’une jeune fille, deux heures par semaine. Au début, il est extrêmement content car il en avait marre d’être tout seul. Et puis, il est content de pouvoir revenir à sa solitude, car parfois les moments partagés avec cette jeune fille ne sont pas toujours à son goût.

Finalement : c’est bien d’avoir du monde mais c’est bien aussi de se retrouver seul.

C’est toute la contradiction qu’il nous partage : avoir envie d’être seul et pourtant ne plus supporter cette solitude.

La voisine veuve et ses bibelots : prendre soin de son espace comme de soi

Il nous partage aussi l’anecdote d’une voisine veuve qui astique tous les jours sa maison, ses bibelots, cela brille de partout. Cela l’étonne, jusqu’à ce qu’il comprenne que c’est peut-être justement en prenant soin de toute sa maison y compris de ses bibelots, qu’avec la lumière qui s’y reflète, il y a tout un jeu de lumières qui lui donne sûrement cette sensation de présence, de beauté et qui lui fait du bien. C’est sa façon à elle de prendre soin de sa solitude, de son veuvage en mettant sa maison en lumière et en en prenant soin.

Rappelez-vous l’article précédent avec le livre Bien chez soi de Marie-Pierre Dillenseger prendre soin de soi comme on le fait de sa maison. 

Le besoin des autres et ce que l'on attend vraiment d'eux

Jean-Louis Fournier partage qu’il a besoin des autres, qu’il ressent par moments un besoin vraiment crucial des autres. C’est un réflexe normal. On attend souvent beaucoup des autres, qu’ils nous remplissent, qu’ils nous donnent cet amour, cette reconnaissance que nous attendons. Sauf que, rappelez-vous l’article sur les 6 besoins fondamentaux, ces attentes sont illusoires. C’est à nous de prendre soin de nous, de combler ce besoin d’amour, de connexion, de reconnaissance car cela nous permet de nous ouvrir et ainsi d’apprécier les autres, d’élargir notre vision, de voir différemment, de changer de point de vue, « d’élargir notre horizon », comme le dit lui-même Jean-Louis Fournier.

Et là, je suis davantage d’accord avec cette deuxième partie : cette ouverture, cet échange qui se crée avec autrui. Oui, nous sommes des êtres relationnels, nous avons besoin d’échanger, d’être en relation avec les autres. Mais, pour moi, notre besoin d’amour, de connexion doit être comblé en bonne partie par nous-mêmes en prenant justement soin de nous.

Le mot "soin" et son renversement préventif

Et j’espère que quand je vous dis prendre soin de vous-même, vous n’êtes pas allergique à ce mot soin, que cela ne réveille pas en vous, comme chez Jean-Louis Fournier, l’image de soins intensifs et palliatifs.

Il nous partage cette anecdote parce que c’était la canicule et que la mairie avait mis en place des appels à toutes les personnes âgées pour s’assurer qu’elles buvaient bien régulièrement et prenaient soin d’elles. Et c’est de là qu’est parti tout ce paragraphe, avec un humour qui ne plaira pas à tout le monde mais en tout cas moi, c’est ce genre de calembour et de jeux de mots que j’aime, qui me fait sourire.

Pour moi, c’est vraiment cette facette de la bibliothérapie que je mets en avant ainsi que dans mes accompagnements : être dans le préventif, dans ce prendre soin de soi avec douceur et bienveillance, plutôt que dans le curatif. 

Le "non" comme premier acte fondateur de notre identité

Jean-Louis Fournier évoque une autre anecdote avec un pédopsychiatre : c’est quand l’enfant dit « non » pour la première fois qu’il accède vraiment à son identité. A partir de là, Jean-Louis Fournier en tire une ligne de vie : dire non le plus possible car c’est se séparer, désobéir, s’exposer à la solitude oui mais gagner en liberté. Être soi et pas un autre.

Et pour celles qui ont du mal à dire non, qui ne prennent pas toute leur place, toute leur identité ou qui restent dans l’ombre, voici quelques pistes de réflexion : qu’y gagnez vous à dire oui à tout le monde sauf à vous ? Quel effort, cela vous demanderez d’oser dire non ? Et nous que perdons nous lorsque vous n’êtes pas être à votre place, à jouer votre propre rôle ?

La bibliothèque et la discothèque pour ne jamais être seule quand on lit ou écoute de la musique

Il fait une distinction qui résonne immédiatement en moi : on ne se sent pas seul dans une bibliothèque, ni dans une discothèque au sens lieu pour écouter des disques, vinyles, CD. Lire ou écouter de la musique, c’est être avec l’autre, celui qui a écrit, celui qui a composé. Et les émotions qui émergent font qu’on ne se sent plus seule lorsque l’on se met à pleurer ou à rire.

Pour moi, c’est surtout les livres qui me tiennent compagnie et qui me permettent d’avoir toutes ces haltes en gare, ces déclics, ces idées qui me viennent en lisant soit juste un titre, soit quelques phrases par-ci par-là et qui résonnent en moi.

À chacune de voir ensuite ce qu’il en ressort, ce que les mots ou la musique lui disent à elle.

32 % des Français en isolement d'où la Journée des solitudes le 23 janvier

Cependant, la solitude est une réalité et selon une étude récente de la Fondation de France, il y a désormais 32 % de Français qui sont en situation d’isolement relationnel, une solitude qui n’est sûrement pas choisie.

Et, c’est l’association Astrée qui a lancé la première Journée des Solitudes le 23 janvier 2018 pour sensibiliser, organiser des des activités et permettre à ces personnes qui se retrouvent seules de pouvoir reprendre contact avec d’autres et être moins seules et ne plus se sentir seule dans cette situation. Donc vraiment, si vous vous êtes retrouvée seule, que vous ne savez plus comment reprendre contact, renouer des relations et que cela vous pèse, regardez autour de vous, avec votre mairie ou les associations locales, ce qui peut exister comme solution pour vous.

Rilke quand la solitude devient une demeure de douce lumière

Jean-Louis Fournier convoque dans ce livre une citation de Rainer Maria Rilke, tirée d’une lettre à un jeune poète :

« Fussiez-vous dans une prison dont les murs ne laisseraient parvenir à vos sens aucune des rumeurs du monde, n’auriez-vous pas alors toujours votre enfance, cette délicieuse et royale richesse, ce trésor de souvenirs ? Cherchez à faire ressurgir les sensations englouties de ce vaste passé ; votre personnalité s’affirmera, votre solitude s’étendra pour devenir une demeure de douce lumière…. »

Restez connectée à la nature dont on fait partie et qu’on oublie si souvent et à notre enfance joyeuse. Les sens comme chemin de retour à soi. 

Les blessures, l'abandon, la mort et le Kintsugi

Le livre aborde aussi des territoires plus difficiles : la blessure d’abandon, la peur de la mort, la solitude face à la mort. Avec toujours cette même dérision, cet humour et cette douceur qui lui sont propres.

Les deuils, les épreuves, les blessures ne disparaîtront pas. Elles font partie de nous, de notre histoire, de notre passé mais elles peuvent devenir des cicatrices. Et moi j’aime bien ce parallèle avec la technique japonaise du Kintsugi qui consiste à réparer un objet cassé, brisé plutôt que de le jeter. Et pour ressouder l’objet, c’est de l’or ou un autre pigment que l’on pose, ce qui met en beauté cet objet qui a vécu et qui a toute une histoire. Oui, il peut paraître abîmé pour certains et pourtant, il rayonne d’une beauté rare.

C’est la même chose pour nous. Ces blessures ne sont pas là pour nous faire encore plus souffrir, elles demandent juste à être entendues et prises en compte. Tout cela fait partie de vous et toutes ces blessures et cicatrices sont belles, c’est en tout cas mon point de vue et ce que je crois profondément.

Si le Kintsugi vous touche et que vous souhaitez aller plus loin, je vous recommande La Maison du Kintsugi de Sanae Hoshio (Calmann-Lévy, 2026), son premier livre publié en France. Un roman qui montre que l’on peut tirer de la fierté de ses imperfections et réparer non seulement les céramiques, mais aussi les relations et les liens. Et vous saurez tout sur la technique et l’art du Kintsugi.

Conclusion : un petit livre qui se lit au fil de l'eau

Je ne suis pas seul à être seul de Jean-Louis Fournier, est un petit livre de moins de deux cents pages. Comme un journal intime avec de courts chapitres qui vont parfois de quelques pages à juste trois lignes et qui peuvent nous amener si loin en nous-mêmes. Il se lit à votre rythme, sans obligation de le lire d’une traite. On le pose, on le reprend, on va d’une page à une autre avec des flash-back. Et c’est à vous de voir ce qui va vous interpeller et ce qui va résonner en vous.

Car ce que vous allez peut-être retenir de ce livre n’est pas forcément ce que je vous ai partagé. Vous allez peut-être être focalisée sur d’autres points et c’est très bien, ce sont les vôtres et ils sont importants. Et surtout : quelle question cela vous amène ? Quel est le déclic que vous allez avoir grâce à cette lecture, cette phrase, ce titre ?

Jean-Louis Fournier y aborde la solitude dans toutes ses formes avec ses avantages et ses inconvénients, ses contradictions aussi. Des sujets profonds, traités avec dérision, humour, jeux de mots, douceur et compassion. Ce mélange rare qui fait qu’on peut pleurer et sourire sur la même page.

Si vous avez envie d’échanger, laissez-moi un commentaire ou inscrivez-vous à ma newsletter Prenez rendez-vous avec vous-m’aime pour recevoir des petits défis tout en douceur pour continuer à prendre soin de vous, sans obligation, seulement si vous en avez envie.

Je vous dis à dans quinze jours.

D’ici là, prenez soin de vous.

Belles lectures, beaux déclics, belles prises de conscience et profitez bien de vos vacances.

PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube …) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.

PSS : transcription avec l’aide de l’IA puis je l’ai corrigée et enrichie.

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