Introduction : le cercle vertueux qui change tout
Bonjour chères audacieuses,
Avez-vous eu le temps d’explorer votre rythme biologique, d’y réfléchir, voire de faire le test des chronotypes ? Et peut-être que mes croyances vous ont déjà offert vos premiers déclics — sur votre rythme, sur le sommeil et sur vous-même. Si c’est le cas, c’est exactement pour ça que je vous partage tout cela. Et si vous en êtes encore à l’écoute, à observer, c’est parfait aussi. Chaque chose en son temps.
Je vous ai déjà parlé du sommeil dans l’article précédent sur le rythme biologique (https://sophieame.ovh/connaissez-vous-votre-rythme-biologique-moi-2-livres-mont-aides-a-travailler-sur-2-croyances/), parce que pour moi ces deux piliers sont intimement liés. C’est un cercle vertueux merveilleux : prenez soin de votre sommeil, et votre rythme biologique se met naturellement en place. Respectez votre rythme biologique, et votre sommeil s’en trouve apaisé, amélioré, régénéré. L’un nourrit l’autre — et c’est une des plus belles découvertes que j’ai faites sur moi-même.
Aujourd’hui, je vous emmène dans deux croyances que j’avais construites sur le sommeil — et que je prenais pour des vérités absolues. Pendant mon burnout, quand le sommeil m’avait complètement quittée, quand je n’arrivais plus à m’endormir, quand je me réveillais après quelques heures sans pouvoir me rendormir, quand même les siestes m’étaient devenues impossibles… ces croyances qui me semblaient si réelles ont volé en éclat.
Mes 2 croyances limitantes sur le sommeil
Ces 2 croyances limitantes portaient l’une sur l’endormissement, l’autre sur la micro-sieste. Deux convictions que je portais comme des fardeau — sans même savoir que je pouvais les poser et les remettre en question.
Croyance n°1 : "Je ne suis pas capable de m'endormir facilement"
Comment j’ai réalisé que c’était une croyance ? Grâce à mes coachings personnels et en retrouvant le sommeil. Une fois le sommeil revenu, j’ai redécouvert quelque chose de précieux : je pouvais moi aussi m’endormir facilement. Et ce n’est pas moi qui me le suis dit — c’est mon corps qui me l’a montré.
La clé ? Le livre « Les 3 kifs par jour » de Florence Servan-Schreiber (dont je vous ai parlé dans l’article sur les 6 ingrédients et la gratitude https://sophieame.ovh/6-ingredients-a-cultiver-sans-moderation-pour-prendre-soin-de-soi/). Lorsque je faisais ce rituel du soir — me remémorer trois moments heureux de ma journée —, je me rendais compte que je glissais doucement dans le sommeil. Parfois, je me réveillais avec l’impression d’être encore en train de revivre ces moments de bonheur. Preuve douce et lumineuse que je m’étais endormie… sans m’en rendre compte. Comme cela devrait toujours être.
Et puis j’ai fait quelque chose d’essentiel : j’ai regardé en arrière. Bien avant mon burnout, j’étais capable de m’endormir. Ces moments existaient. Ils étaient là, enfouis sous la fatigue et les croyances accumulées. Cette croyance que seulement certaines personnes ont la chance de s’endormir facilement ? Elle était fausse. Je l’avais moi-même vécu, avant et après mon burnout.
Ce que j’avais compris entre-temps : pendant le burnout, je voulais dormir à tout prix. Mon cerveau épuisé exigeait le sommeil avec une pression terrible — et cette injonction avait l’effet contraire. Plus j’essayais, moins je dormais. J’étais dans la rumination, déconnectée de mon corps, marchant par obligation et non par plaisir. J’étais épuisée mentalement mais pas assez physiquement — et ça, ça a des conséquences réelles sur l’endormissement.
La bonne nouvelle ? S’endormir avec des moments de bonheur en tête, ou avec un livre qui apaise, c’est tellement plus doux que de se crisper à vouloir absolument trouver le sommeil. Comme disait Florence Servan-Schreiber : il vaut mieux compter ses kifs de la journée plutôt que les moutons. Je le confirme — et de loin !
Croyance n°2 : "La micro-sieste, c'est pour les autres"
Même schéma pour les micro-siestes. Je me disais que ça ne fonctionnait que pour certaines personnes prédisposées, ou pour ceux dont la culture l’avait intégré naturellement — les Japonais, par exemple, pour qui c’est ancré dans le quotidien et même dans la vie professionnelle. Pas pour moi.
Et puis, en faisant le récapitulatif honnête de mon histoire, j’ai retrouvé la preuve que j’avais réussi à faire des micro-siestes. L’histoire se passait en Espagne, où je vivais décalée par rapport à mon rythme naturel de lève-tôt. Je voulais profiter de la vie nocturne, m’intégrer, être « comme tout le monde ». Résultat : je cumulais un manque de sommeil chronique. Et un après-midi, installée dans un fauteuil avec un livre, mon corps a simplement pris ce dont il avait besoin.
Sans que je le décide, sans minuterie, sans pression : 15 à 20 minutes de sommeil léger, et je me réveillais avec une énergie nouvelle, comme rechargée. J’étais ébahie. Mon corps savait. Il avait attendu un moment de détente réelle pour s’accorder ce repos.
Pendant mon burnout, j’avais oublié cette capacité. Elle n’avait pas disparu — elle était juste enfouie sous trop de contrôle, trop d’injonctions (« ça doit durer exactement 15 minutes », « je dois absolument récupérer »). La micro-sieste ne s’ordonne pas. Elle se laisse venir, quand on crée les conditions de la détente.
Mon père m’en avait donné l’exemple sans le savoir, avec des astreintes et des réveils nocturnes, je l’avais toujours vu s’assoupir 20 minutes à l’heure du déjeuner — et repartir comme une flèche. C’est cette même sagesse du corps que j’ai retrouvée, des années plus tard. Ce n’est pas une technique. C’est une écoute.
Bonus : même surprise avec les boissons !
Il y avait une troisième croyance, plus discrète. En acceptant mon rythme biologique et en me levant tôt, j’avais arrêté le café. Et je me demandais : est-ce qu’un simple thé allait suffire ? Est-ce qu’il ne me faudrait pas des boissons énergisantes pour tenir ?
La réponse m’a surprise : non. Pas du tout. Le thé suffisait. Les infusions suffisaient. Je n’avais pas besoin d’excitants pour tenir toute une journée, même avec un lever très matinal. La vraie clé, c’était le mouvement : bouger dans la journée, pas seulement intellectuellement, mais s’aérer, marcher au moins 30 minutes. Et les quelques fois où j’ai quand même ressenti un coup de pompe — souvent après une journée émotionnellement intense —, une simple micro-sieste a suffi à me recharger avant l’heure du coucher. Propre. Efficace. Sans caféine.
Ce que tout cela m'a appris — et ce que ça peut vous apporter
Ces trois croyances — sur l’endormissement, les micro-siestes, les boissons — avaient toutes quelque chose en commun : je les avais construites moi-même. À un moment où j’avais la « preuve » qu’elles étaient vraies. Et elles l’étaient — temporairement, dans ce contexte-là. Mais elles n’étaient pas des vérités absolues.
C’est ça, la puissance des croyances limitantes : elles se déguisent si bien en réalité qu’on ne pense même plus à les questionner.
Et quand on commence à le faire — avec bienveillance, douceur et indulgence envers soi-m’aime* (jeu de mot avec même) —, on découvre des indices précieux pour rebondir et se créer de nouvelles croyances positives.
Oui, je peux m’endormir facilement.
Oui, je peux faire de belles micro-siestes.
Oui, je peux tenir toute une journée sans excitants.
Ces affirmations sont ancrées dans mon expérience réelle.
Je n’ai pas tout transformé en une nuit. J’ai adapté, testé, écouté. J’ai accueilli mes peurs pour les dépasser. Et parfois, j’ai demandé de l’aide.
C’est une invitation que je vous fais aussi : prenez le temps de vous regarder avec curiosité plutôt qu’avec jugement. Vos croyances sur le sommeil vous disent quelque chose de précieux sur vous — et elles peuvent changer.
Pour aller plus loin : l'avis d'une experte du sommeil
Parce que mon récit personnel ne fait pas tout, je vous recommande chaleureusement l’épisode 142 du podcast « Réveille ton biz’ » dans lequel Justine Arma fait l’interview de Clémence Lejoly, experte du sommeil (https://open.spotify.com/episode/0DzPT82JPsQKdNus55YcIx?si=11d8ab3fb1b642db). Une interview magnifique pour comprendre en profondeur le sommeil, ses bienfaits et la micro-sieste — avec la rigueur et la chaleur de quelqu’un qui sait vraiment de quoi elle parle. Vous y trouverez un éclairage complémentaire qui, j’en suis sûre, résonnera avec ce que vous venez de lire.
Et n’oubliez pas : dans le prochain article, je vous parlerai du mouvement et du sport — un pilier qui, lui aussi, s’est révélé beaucoup plus accessible que je ne le croyais. À très vite !
Prenez soin de vous — vraiment, profondément et avec joie.
Et si quelque chose dans cet article vous a touchée, questionnée, ou fait sourire, je serai ravie de vous lire. Échangeons — ces partages mutuels sont ce qui me nourrit et me pousse à aller toujours plus loin, dans ma pratique comme dans ma propre exploration.
PS : Si vous souhaitez écouter ou réécouter l’épisode de podcast correspondant, retrouvez-le sur votre plateforme préférée (Apple Podcast, Goodpods, Amazon Music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/X2CK3YPj-qI…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute !
PSS : transcription de l’audio avec l’aide de l’IA que j’ai ensuite corrigée.