Bonjour les audacieuses,

Comment allez-vous aujourd’hui ?

En ce début du mois d’avril, je reprends mes habitudes et je vous propose une halte en gare avec deux livres sur un sujet qui me tient vraiment à cœur : le burnout.

Un sujet que je connais de l’intérieur, puisque j’ai vécu quatre burnouts — avec la douleur que cela implique, physiquement et émotionnellement (Cf. mon expérience du burnout et ce que j’en retire de cette expérience https://sophieame.ovh/burnout-femme-retour-experience-benefices/).

Qu’est-ce que j’aimerais vous transmettre aujourd’hui ? Cette croyance, cette possibilité d’y voir une chance. Et surtout : que nous pouvons nous en sortir, et en sortir victorieuses, courageuses, audacieuses. Oui, nous pouvons nous en sortir. Ce n’est pas un état définitif. Ce n’est qu’un état passager — même si parfois il peut être plus ou moins long.

Rituel du Slow Train : posez-vous d'abord 🚂

Avant de commencer, revenons à nos basiques avec le rituel du slow train.

Lâchez, prenez une grande respiration afin de vous poser, de vous installer confortablement dans le slow train, dans votre bulle, sur votre canapé, votre lit, votre fauteuil, votre coussin, peu importe.

Détendez-vous, rappelez-vous que c’est un temps de pause pour vous, un temps où vous pouvez vous scanner, faire un scan corporel pour savoir s’il y a des tensions, des crispations ou autres.

Puis posez-vous la question de comment vous allez, comment vous vous sentez, et répondez-y honnêtement et sincèrement puisque c’est pour vous.

Prenez encore quelques respirations. Détendez le corps si possible, mettez de côté vos tracas, vos soucis, la « to-do list ». Pour l’instant, ce n’est pas ce temps-là, c’est un temps de pause pour vous. S’il vous faut encore plus de temps, prenez le.

Premier livre : Ce matin-là de Gaëlle Josse 📖

Livre Ce matin_là de Gaelle Josse qui vous parle de ce que vit une vie en plein burnout

J’y fais allusion dans mon épisode 1. Pour moi, ce livre décrit toutes les étapes par lesquelles nous passons lorsque nous sommes en plein burnout — depuis ce moment, cette bascule souvent anodine qui nous fera dire : « Pourquoi est-ce à ce moment-là que tout bascule ? »

Ce n’est pas la question importante. Car vous le saurez : cela bascule vraiment sur un petit rien. Ce petit rien, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Ensuite viennent les yo-yo émotionnels : des moments où nous retrouvons courage et motivation, puis de nouveau l’effondrement, les doutes… Et cette douleur sourde, celle de ne plus se reconnaître, de ne plus savoir qui on est sans le travail, sans le rôle qu’on tenait.

Ce que je veux vous montrer — de par mon expérience comme celle des héroïnes de ces livres — c’est que oui, vous pouvez vous en sortir.

Prenez ce temps. Rentrez en vous, isolez-vous physiquement si besoin, pour mener à bien ce processus d’introspection : savoir ce que vous voulez, où vous en êtes, pour repartir — non pas de zéro, mais d’une page neuve, comme un nouveau chapitre dans votre vie.

Je vous l’ai déjà dit : aujourd’hui, je vois mon burnout comme une chance. Mon quatrième m’a ouvert les yeux. Au début, j’aurais rouspété, j’aurais engueulé la personne qui m’aurait dit ça — j’aurais même été estomaquée. Parce que quand on le vit, de l’intérieur, ce n’est pas du tout l’image qui nous vient.

Et pourtant. Le burnout, je le vois désormais comme un mur devant lequel nous étions sans le voir. Une impasse. Une voie sans issue. Continuer de lutter, de forcer — ça ne sert à rien. C’est notre mental qui agit par orgueil alors que notre corps dit stop. Il est temps de reprendre un autre chemin, de revenir à un croisement et faire un nouveau choix.

Même si dans ce livre c’est à travers une héroïne, c’est écrit à partir de faits réels. Il y a des moments difficiles, démotivants, où l’on n’y croit plus, où l’on a perdu confiance en soi… Et puis à un moment, cela revient. On reprend goût à la vie. On se reconnecte à son bourgeon, comme dirait Fabrice Midal. Cela repart — doucement, avec encore parfois des doutes, des craintes — puis peu à peu, une nouvelle voie s’ouvre.

Pour moi, c’est une chance. Et c’est important de le savoir, pour rester motivée, retrouver confiance, et se dire : oui, cela va finir par arriver pour moi aussi.

Attention, ce n’est pas pour celles qui sont en plein burnout ou qui viennent d’être diagnostiquées. Moi, j’aurais tendance à le proposer plutôt à l’entourage, ou à celles et ceux qui vont soutenir cette personne pour mieux la comprendre, la soutenir, l’entourer tout en lui laissant suffisamment d’espace et de temps, car c’est un temps d’introspection nécessaire. Ce livre est aussi pour celles et ceux qui ont envie d’en savoir plus sur le sujet ou des personnes qui, comme moi quand je l’ai découvert, sont sorties du burnout, car c’est toujours rassurant de savoir que d’autres sont passées par là et encourageant de voir comment elles ont fait.

Deuxième livre : Les Victorieuses de Laetitia Colombani 📖

Livre Les victorieuses de Laetitia Colombani

J’ai failli vous en parler lors de l’Ode aux femmes (cf article https://sophieame.ovh/ode-aux-femmes/) car il est vraiment centré sur les femmes, sur leurs histoires. Mais c’est aussi un livre sur le burnout, et c’est pour ça que je vous en parle aujourd’hui.

Il y a deux histoires dans ce livre. Celle d’une femme actuelle qui fait un burnout — les mêmes étapes, les mêmes doutes, les mêmes moments d’espoir puis de découragement — et celle de Blanche Peyron qui, un siècle plus tôt environ, a tout fait pour que le Palais de la Femme devienne un foyer pour les femmes au cœur de Paris. Ce palais existe encore aujourd’hui.

Quand je l’ai lu fin 2024, j’ai eu un coup de cœur. Non seulement pour le sujet du burnout, mais aussi pour l’histoire de ce lieu — j’ai vécu à quelques rues de là à mon retour d’Espagne — et surtout pour l’acharnement de Blanche à offrir un refuge à toutes les exclues.

Elle s’est occupée exclusivement des femmes parce qu’elle avait vu que dans la misère, ce sont souvent elles les plus démunies : des enfants à charge, des veuves sans ressources, des grossesses indésirées, des femmes battues et/ou exploitées, souvent sans argent, très vite à la rue. Venue de la bourgeoisie, elle a consacré sa vie à ces femmes pour leur offrir un refuge.

Ce livre a résonné en moi — j’ai connu la violence physique d’un petit ami lorsque j’étais en Espagne. Et aujourd’hui, il y a encore trop de femmes battues, trop de violences de toutes sortes. Et quand elles se retrouvent à la rue, c’est encore plus difficile que pour un homme.

Mon message : gardez espoir — la douleur est temporaire

Quelle que soit votre situation, nous pouvons sortir du burnout. Et savoir que d’autres femmes ont réussi — moi, cela m’a aidée. Quelle que soit leur histoire, elles l’ont fait pour elles, en fonction d’elles et de leurs ressources.

Sur l’autre thème — les femmes, le sacrifice — je ne suis plus d’accord pour me sacrifier. Oui pour aider les autres, les soutenir. Mais pas jusqu’au sacrifice.

Je vous propose plutôt de faire comme le colibri : œuvrer dans la mesure de nos moyens. Et surtout : reconstituons nos forces, nos énergies en prenant soin de notre santé — ce que Blanche n’a pas fait (elle a failli mourir avant de voir le projet prendre forme).

Le burnout est un temps de pause et de repos forcé. Autant le mettre à profit pour faire une introspection, prendre soin de soi. Parce qu’en prenant soin de vous, vous prenez soin des autres par répercussion. C’est ma conviction profonde : quand on ne va pas bien, on ne peut plus rien faire, on ne peut plus s’occuper de personne.

Ce podcast et ma newsletter https://dashboard.mailerlite.com/forms/726666/132092101295866932/share, c’est du préventif. C’est ma contribution à mon échelle — suite à mes expériences, mes lectures, et aujourd’hui mon activité de magnétiseuse et biblio-coach à distance. Le préventif, c’est important. Et pourtant, c’est trop souvent oublié. Alors que tout le monde connaît : « mieux vaut prévenir que guérir ».

Si vous lisez cet article en plein burnout — bravo, parce que c’est difficile à ce moment-là. Gardez espoir. Vous aussi, vous allez vous en sortir.

En conclusion : deux livres, un seul message

Deux livres très différents. Ce matin-là de Gaëlle Josse : un seul personnage, Clara, toutes les étapes du burnout depuis le basculement jusqu’à la sortie. Petit livre, grand impact — parfait pour celles qui n’aiment pas les gros volumes. Et Les Victorieuses de Laetitia Colombani : deux histoires en une, plus volumineux, avec en prime la découverte d’un métier méconnu — écrivaine publique — que la protagoniste va débuter au Palais de la Femme, étape qui va lui permettre de se reconstruire.

J’espère qu’avec ces deux livres vous aurez une meilleure connaissance du burnout, que vous vous sentirez moins seules… et que vous découvrirez d’autres choses encore : l’histoire du Palais de la Femme, du courage, de l’audace.

Si vous les avez lus, je serai ravie d’échanger avec vous. Et si vous avez d’autres livres sur le burnout à me recommander — écrivez-moi en commentaire ou via ma newsletter https://dashboard.mailerlite.com/forms/726666/132092101295866932/share. Pensez-y !

Prenez soin de vous. Prenez du temps pour vous. Magnifique journée, et à très vite pour un nouvel article. 🌿

 

PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple Podcast, Goodpods, Amazon Music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/FCPlo7WdqLs…) en tapant « Osez une autre voie ». Bonne écoute.

PSS : Transcription avec l’aide de l’IA

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