Chère audacieuse,

Et si prendre soin de soi n’était pas un luxe réservé aux autres, mais une pratique quotidienne, accessible, douce et terriblement efficace ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager six ingrédients qui me font du bien, ceux que j’utilise pour prendre soin de moi, et que je cultive au fil des jours.

Pas une recette magique. Pas une liste de cases à cocher. Plutôt une palette d’outils que vous allez apprendre à manier à votre façon, selon vos besoins du moment, selon l’heure qu’il est et l’énergie qui est là.

La bonne nouvelle ? Ces ingrédients, vous les connaissez déjà. Ils ne coûtent rien. Ils sont accessibles à chaque instant de votre journée. Et vous pouvez en user et en abuser sans aucune modération. C’est à vous de les amalgamer, de les adapter et de les doser. C’est votre potion, et elle sera unique, comme vous l’êtes.

Ingrédient n°1 — La gratitude envers soi-même : le premier geste de bien-être féminin

Je l’ai découverte dans un livre qui a changé ma façon de voir mes journées : Les 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber. L’idée est simple et lumineuse : chaque jour, noter trois moments agréables. Trois petites lumières dans notre quotidien.

Au début, en plein burn-out, c’était franchement difficile. Trouver trois moments plaisants dans une journée qui me semblait grise, je n’y arrivais pas vraiment. Alors j’ai commencé par le passé, par des souvenirs, des moments d’avant qui avaient été doux ou joyeux. Ces exemples m’ont servi de tremplin. Et petit à petit, grâce à eux, j’ai aussi appris à remercier mon corps. Ce corps dont je ne m’occupais absolument plus, que j’ignorais complètement, alors qu’il est devenu depuis mon outil de travail au travers du magnétisme.

Parce que nous avons toutes besoin de lui, de ce corps, pour agir, bouger, ressentir, interagir. Il mérite, lui aussi, un peu de gratitude.

Quand le faire ? C’est là toute la beauté de la chose : il n’y a pas de mauvais moment.

  • Le soir, juste avant de dormir, c’est ce qui m’a aidée à retrouver le sommeil, car noter ces trois kifs m’apaisait et facilitait mon endormissement.
  • Au dîner, avec votre famille, comme le propose Florence Servan-Schreiber, pour voir comment chacun perçoit sa journée et où il trouve ses petits bonheurs.
  • Dans un carnet que vous aimez pour pouvoir vous y replonger les jours sans couleur, quand vous avez un doute, quand rien ne semble sortir du lot.
  • Le matin, pour bien démarrer la journée avec de l’élan.

Vous le voyez, peu importe le moment. Ce qui compte, c’est le vôtre. Et si vous avez envie de varier, de ne pas vous enfermer dans une routine, faites-le, c’est aussi une façon de prendre soin de vous.

Et sachez-le : le seul fait de prendre ce moment pour vous, c’est déjà un kif en soi. Vous osez vous choisir. Vous osez prendre du temps rien que pour vous. C’est tout sauf anodin, et vous pouvez déjà vous en réjouir.

Ingrédient n°2 — La bienveillance envers soi-même : donnez-vous ce que vous offrez aux autres

Je suis prête à parier, sans vous connaître, que vous en donnez de la bienveillance, et sans compter. Naturellement, spontanément, à ceux qui en ont besoin, à ceux qui vous la demandent, et même à ceux qui ne vous la demandent pas.

Mais à vous-même ?

Pour se détendre vraiment, pour être à l’écoute de son corps sans forcer, sans se surveiller, qu’on soit naturellement kinesthésique ou non, vous avez besoin de cette même bienveillance envers vous m’aime* (jeu de mot). Je sais que la société nous pousse à toujours performer, à toujours être aimantes, à toujours penser aux autres en premier. Mais là, pour une fois, pensez aussi à vous.

Rappelez-vous de la règle dans l’avion ? En cas de dépressurisation, on met d’abord son propre masque à oxygène, avant de s’occuper des autres. Pas par égoïsme, non, juste par bon sens vital. Eh bien, si vous êtes épuisée, à bout, au bord du burn-out ou en plein dedans : vous avez besoin de ce masque. Maintenant et Avant tout le monde.

Un exercice de bienveillance envers soi m’aime* : imaginez une amie proche qui vit exactement ce que vous traversez en ce moment. Prenez le temps de vraiment visualiser la scène ou ressentez vos émotions, sensations et imaginez son visage, sa fatigue, ses douleurs peut-être dans son corps. Ressentez ce qu’elle vit. Et maintenant, dites-lui ce que vous lui diriez à elle natuellement, ressentez toute la chaleur, les images, les mots doux dont vous êtes capable pour cette amie. Laissez venir, sans censure.

Voilà. Vous y êtes. Prenez encore un instant si besoin.

Maintenant, dites vous tous ces mots à vous m’aime* et avec la même bienveillance et douceur. Essayez et si c’est difficile, prenez-vous dans vos bras et juste bercez-vous comme vous le feriez avec un enfant, les mots viendront en leur temps. Ne précipitez rien.

Et si besoin, utilisez d’autres mots encore, qui vous viennent naturellement à cet instant et toujours avec douceur et bienveillance.

Et comment vous sentez-vous, là, maintenant ? Si ce temps vous semble trop court, refaites l’exercice, autant de fois que nécessaire.

Ingrédient n°3 — L'indulgence envers soi : la permission de ne pas être parfaite

Et vous allez en avoir besoin. Donc, osez commencer tout de suite.

Commencez par vous pardonner. Pour toutes les fois où vous avez essayé de prendre ce temps pour vous et où vous n’avez pas réussi. Pour toutes les fois où vous n’avez pas osé dire non et que vous avez dit oui, alors que votre corps criait le contraire. Pour toutes les tentatives inachevées, les bonnes résolutions qui ont tenu trois jours, les matins ratés…

Pardonnez-vous pour tout ça.

Et pardonnez-vous aussi en avance pour les prochaines fois où ce ne sera pas parfait. Pour les jours où vous n’allez pas tenir toute la durée que vous vous étiez accordée. Pour les moments où vous n’allez pas y penser au bon moment. Parce que ça arrivera. Et c’est humain.

Votre plus grande force dans tout ça ? La persévérance.

Et vous l’avez, je le sais, parce que vous êtes là, chère audacieuse, en train de lire ceci.

Donc, même si vous vous en rendez compte le soir ou le lendemain que vous n’avez pas été indulgente ni bienveillante envers vous-m’aime*, le fait de vous en rendre compte déjà à ce moment-là est déjà un premier pas immense. Et plus vous allez remarquer ces moments, plus naturellement et rapidement vous allez pouvoir vous rattraper, vous réajuster.

Alors soyez fière de chaque prise de conscience. Célébrez chaque petit pas. Osez aller encore plus loin.

Les 6 ingrédients que je vous propose pour prendre soin de vous ; la gratitude, bienveillance, indulgence, patience, confiance et sourire.

Ingrédient n°4 — La patience avec douceur : ralentir sans se juger

« Soyez patiente. » Avouons-le, ça ne marche pas toujours, surtout quand on est à flux tendu. La patience toute seule sonne un peu creux quand on est dans le tourbillon.

Alors, j’y ai ajouté de la douceur. La patience avec de la douceur.

C’est apprendre à ralentir un petit peu chaque jour, à chaque fois que c’est possible, dès que vous y pensez. Sans se forcer à tout changer d’un coup. Sans culpabiliser si on oublie.

Une image qui m’aide à incarner ça : imaginez un cheval magnifique, vigoureux, qui vous attend. Il peut vous emmener où vous voulez, vous pouvez vous évader, explorer, aller loin. Mais il ira encore plus loin, encore plus longtemps, si vous êtes douce avec lui. Si vous lui accordez des pauses pour manger, vagabonder, reprendre son souffle. Pas seulement galoper en le cravachant sans cesse. Votre corps, c’est ce cheval.

Alors : fermez les yeux un instant si vous le pouvez. Expirez 3 fois d’abord, laissez partir tout ce qui vous pèse, peu importe si vous n’avez pas les mots, lâchez simplement les tensions. Puis inspirez, doucement, tranquillement, lâcher l’apnée dans laquelle vous étiez peut-être. Et recommencez autant de fois que nécessaire. Savourez ce moment. Il est à vous.

Ingrédient n°5 — Le sourire : ce petit rien qui change tout de l'intérieur

Même à travers ces mots, j’espère que vous pouvez le sentir, ce sourire que j’ai en vous écrivant. Parce qu’un sourire est contagieux, même à distance, même sur une page. Et j’espère que vous êtes déjà un peu plus apaisée qu’au début de cette lecture, avec les exercices qui ont précédé.

Votre sourire n’a pas besoin d’être grand ni démonstratif. Il peut être minuscule, intérieur, timide encore. Ce qui compte, c’est qu’il soit là ou qu’il commence à renaître, même qu’à l’intérieur de vous.

Pour le retrouver, plusieurs portes d’entrée :

  • Imaginez une personne qui vous sourit chaleureusement, quelqu’un de proche, même un souvenir lointain, vos enfants, un neveu, une amie. Réentendez leurs rires. Laissez ce bien-être descendre dans votre corps, s’installer, se répandre. Ce sourire, j’en suis sûre, va finir par éclore aussi sur votre visage.
  • Approchez doucement vos mains de votre visage. Sentez leurs chaleurs. Esquissez un tout petit sourire, léger, sans forcer. Et touchez comment votre visage se transforme, comme si vos doigts pouvaient lire cette douceur comme le ferait un aveugle.
  • Ou encore : imaginez-vous sous un rayon de soleil, les yeux fermés, la lumière sur la peau. Ce simple geste mental, j’espère que vous aussi, il vous fera sourire, et vous sentirez mieux et bien.

Ingrédient n°6 — La confiance en soi : la retrouver, pas la recréer

La confiance en vous n’a pas disparu. Elle s’est juste mise à l’abri, en veille, quelque part en vous.

Voici ce que je sais avec certitude : si vous admirez quelqu’un pour une qualité, c’est que vous l’avez forcément en vous aussi sinon vous ne pourriez pas la reconnaître chez cette personne. Ce qui manque, c’est parfois juste un peu de pratique ou votre permission. Alors regardez cette personne que vous admirez, observez comment elle fait. Osez même lui demander d’où vient sa confiance, comment elle l’entretient. Laissez-vous inspirer, sans vous comparer, juste vous nourrir.

Un exercice de posture pour incarner cette confiance : mettez-vous debout, jambes légèrement écartées, pieds bien posés au sol. Sentez cette stabilité sous vos pieds, ce sol qui vous porte. Une fois bien ancrée, mettez les mains sur les hanches. Gonflez votre poitrine, ouvrez-la vers l’avant. Et si vous avez réussi l’exercice du sourire tout à l’heure, ajoutez-le. Laissez-le là maintenant.

Prenez le temps de rester dans cette posture. Observez ce que ça change en vous. Comment vous vous imaginez. Ce que vous ressentez dans votre corps. Quels mots montent, naturellement, en vous en vous voyant comme ça.

Respirez cette confiance. Elle est à vous et elle l’a toujours été.

Votre recette, à votre sauce

Ces six ingrédients, la gratitude envers vous m’aime*, la bienveillance, l’indulgence, la patience avec douceur, votre sourire et votre confiance en vous m’aime*, ne s’utilisent pas dans un ordre précis. Il n’y a pas de mode d’emploi gravé dans le marbre. Il y a votre intuition, votre moment du jour, votre façon unique de les marier.

Commencez par un seul ingrédient si c’est déjà beaucoup pour vous. Apprivoisez-le. Laissez-le devenir une habitude douce. Puis, quand vous vous sentez prête, accueillez-en un autre. Et ainsi de suite, à votre rythme, sans vous brusquer.

Et à chaque fois que vous offrez l’un de ces ingrédients aux autres, comme un sourire, de la bienveillance, de la douceur, de la patience, pensez aussi à en garder une part pour vous. Cultivez cette gratitude envers vous-m’aime*, cette bienveillance, ce sourire intérieur, cette confiance avec beaucoup, beaucoup d’indulgence.

Vous le méritez. Vraiment.

Et si vous avez envie de prolonger ce défi, inscrivez-vous à ma newsletter bi-mensuelle : https://dashboard.mailerlite.com/forms/726666/132092101295866932/share

En attendant, prenez soin de vous. 

PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/rBhKZMjN54k…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.

5 réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *