Introduction au rythme biologique
Et si votre corps savait exactement ce dont il a besoin et que vous ne l’écoutiez pas ?
Bonjour chères audacieuses,
Aujourd’hui, j’ai décidé de vous poser cette question : connaissez-vous vraiment votre rythme biologique ?
Et quand je dis biologique, c’est de votre rythme naturel dont je veux vous parler. Pas de celui que vous avez adopté en ce moment à cause de vos enfants, surtout s’ils sont en bas âge ou que vous continuez même s’ils ont commencé à grandir. Pas non plus celui que vous vous imposez parce que vous êtes perfectionniste et que vous voulez que votre maison soit parfaite avant de vous endormir, que tout soit bien rangé, que tout soit prêt pour le lendemain matin. Non. Je vous parle vraiment de votre propre rythme, celui qui vous est naturel, celui que votre corps connaît parfaitement parce qu’il sait, lui, à quelle heure vous avez besoin de vous lever et de vous coucher.
Donc cette semaine, je vais vous inviter à vous remémorer, à vous rappeler quel était votre rythme quand vous étiez enfant, voire quand vous étiez étudiante.
Étiez-vous plutôt du matin pour réviser, pour étudier ou plutôt de l’après-midi, voire du soir ? Et quand vous êtes en vacances, sans aucune contrainte extérieure, quel est votre propre rythme naturel ? Quelles sont vos heures de lever et de coucher spontanées ? À travers ces réminiscences, ces souvenirs qui remontent, posez aussi des questions à vos parents ou à votre famille, ils pourront peut-être vous donner une première source d’informations précieuse et vous aider à définir si vous étiez plutôt du matin ou du soir, déjà toute petite.
Et pour aller un peu plus loin dans cette exploration, je peux vous suggérer le test des chronotypes du docteur Michael Breus.
À travers ce test, il nous a classées en quatre profils, représentés par quatre animaux :
- L’ours, qui représente 50 % de la population et qui a un rythme assez adaptable, calqué sur le soleil ;
- Le lion, soit 10 à 20 % de la population et couramment appelés les lève-tôt ;
- Le dauphin, pour les petits dormeurs légers, qui ne représentent que 10 % de la population ;
- Et enfin le loup, les couche-tard, qui constituent 15 à 20 % de la population.
Vous voyez, si vous n’êtes pas un ours avec un rythme naturellement adaptable, vous avez votre propre rythme à trouver et vous serez tellement plus performante, tellement plus en accord avec vous-m’aime, si vous arrivez à l’instaurer peu à peu dans votre routine et dans vos habitudes quotidiennes.
Et si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que pour moi, prendre conscience de mon rythme biologique et l’instaurer progressivement dans mon quotidien a vraiment tout changé. Cela a vraiment changé ma vie. J’ai commencé à en ressentir tous les bienfaits au moment où j’ai commencé à me lever spontanément, en pleine forme, au moment précis où c’était bon pour moi avec le sourire, parce que je pouvais commencer chaque journée tranquillement, sereinement, et pas sur les chapeaux de roue. Tout cela, bien sûr, ne s’est pas fait en un jour. Il m’a fallu du temps, il m’a fallu adapter, tester, ajuster, recommencer, pour vraiment trouver mon propre rythme et l’intégrer pleinement à ma vie.
Et c’est également en prenant conscience et en travaillant sur deux croyances bien ancrées que j’ai pu avancer et oser prendre en compte mon propre rythme biologique. Ces deux croyances, chez moi, c’est via deux livres que j’en ai pris conscience. Et ces deux livres sont arrivés au bon moment, comme toujours, juste quand j’en avais besoin, comme souvent avec les livres.
Le premier livre : « Le Miracle Morning » de Hal Elrod
Rassurez-vous : je ne vais pas vous obliger à le suivre à la lettre, ni vous dire que c’est la seule et unique manière de faire les choses.
Pour moi, ce livre m’a ouvert les yeux de manière inattendue. Car à sa lecture, j’ai pris conscience que des personnes, des milliers de personnes étaient prêtes à se lever plus tôt, à mettre leur réveil au moins une heure avant leur réveil naturel, et ce volontairement, pour pouvoir profiter pleinement de leur journée, pour la commencer efficacement, posément, de manière plus productive et alignée.
Or ce fut une vraie révélation pour moi. Parce que j’ai réalisé que moi, je me levais naturellement de bonne heure depuis toujours sauf que je n’osais pas me lever. J’essayais de dormir davantage, je me forçais à rester au lit, parce que dans mon entourage, les gens rêvaient de pouvoir dormir plus, ou en avaient simplement besoin. Et donc ils se levaient juste à temps pour aller au travail, sans une minute de marge. Et, moi, par mimétisme, j’en faisais autant, par culpabilité peut-être aussi, alors que mon corps, lui, était déjà prêt.
Pourtant, avec cette lecture, j’avais encore des craintes, des doutes, des réticences à me lever aussi tôt car pour moi, ce « tôt » signifiait parfois 2h ou 3h du matin, et pas 4h ou 5h. Donc, je me suis heurtée à quelque chose de plus profond. Ces horaires me rappelaient une période très douloureuse de ma vie : mon burn-out. Cette période où je me réveillais déjà, toujours, vers 2h ou 3h du matin, non pas parce que j’avais suffisamment dormi, mais parce que mon corps et mon esprit étaient épuisés, brisés, incapables de trouver le repos. Des nuits entières à fixer le plafond, des heures à essayer de me rendormir sans y parvenir, avec en fond ce sentiment d’impuissance et cette fatigue qui s’accumulait jour après jour. Une fatigue qui faisait mal physiquement et psychiquement.
Puis, j’ai quand même osé. J’ai fini par tester. Dès que je me réveillais et que je me sentais en pleine forme, je me levais quelle que soit l’heure indiquée sur le réveil. Et même si j’habitais, et j’habite toujours, dans un petit appartement parisien, avec mon conjoint qui faisait à l’époque les 3×8 (des horaires décalés que je ne voulais absolument pas perturber, puisque son sommeil était déjà suffisamment chahuté), je pouvais quand même prendre du temps pour moi, sans faire de bruit. Et c’était aussi l’occasion, certains matins, de pouvoir être avec lui, de partager notre petit-déjeuner ensemble dans le calme, un moment rare et précieux.
J’ai donc commencé à me lever dès que je le sentais, quelle que soit l’heure, 3h, 4h, 5h du matin. Je prenais ce temps pour moi, soit en méditant soit en lisant soit en faisant des exercices doux, peu importe l’activité. Ou parfois simplement en écoutant ce silence particulier, ou le son des premiers oiseaux quand Paris est encore endormi et que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Et surtout, enfin, je pouvais prendre mon petit-déjeuner tranquillement, sans pression, sans course contre la montre.
Et plus, je me réveillais sans réveil, plus c’était un bonheur que je n’aurais pas imaginé avant. Plus de sonnerie qui retentit toujours au mauvais moment, au pire instant, juste quand je commençais à me rendormir. J’ai d’ailleurs réalisé que si je ne me levais pas immédiatement, si je restais au lit en espérant grappiller quelques minutes de sommeil supplémentaires, je me sentais en réalité beaucoup plus fatiguée au moment où la sonnerie finissait par retentir. Mon corps n’était plus dans le même cycle. Il avait essayé de replonger dans un sommeil profond, et on l’en arrachait brutalement.
J’en ai donc profité pour trouver mes activités du matin, des activités qui ne gêneraient pas mon conjoint tout en me permettant de profiter pleinement de ces moments offerts pour commencer ma journée sereinement, tranquillement. Ce besoin de douceur matinale que j’avais et dont je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’à ce livre. Pourtant, il était là, présent depuis longtemps.
rythme biologique et douleurs chroniques
Je vous ai parlé de mon burn-out, de ces réveils nocturnes douloureux, de cette fatigue qui pesait sur tout le corps. Peut-être que vous, ce n’est pas le burn-out que vous traversez ou avez traversé. Peut-être que c’est une autre réalité, celle des douleurs chroniques qui s’installent, qui s’incrustent et qui perturbent nuit après nuit la qualité de votre sommeil. Ces douleurs qui font que vous vous réveillez aussi fatiguée, voire plus fatiguée, que lorsque vous vous êtes couchée. Ces douleurs qui vous volent ce repos dont vous avez pourtant si besoin.
Un sommeil mal aligné avec votre rythme biologique, c’est un stress supplémentaire, invisible mais réel et imposé à un corps qui souffre déjà. Quand le corps envoie des signaux de douleur, il a encore plus besoin d’être écouté, respecté, accompagné. Pas forcé dans un moule qui n’est pas le sien.
Si vous vivez avec des douleurs persistantes, ce que je partage dans cet article n’est pas simplement une histoire de productivité matinale ou de performance. C’est une invitation à vous réconcilier avec votre corps, à lui faire confiance, à apprendre à décoder ses signaux, à cesser de le contraindre dans un rythme qui n’est pas le sien. Parce que respecter votre rythme biologique, c’est aussi, à votre façon, prendre soin de vos douleurs.
Le deuxième livre : « La voie des soulminders » de Mika Denisot, un roman initiatique
Ensuite, il y a eu ce deuxième livre. Celui qui a tout complété, qui a renforcé et consolidé ma conviction que c’était vraiment ce premier lever, ce lever naturel, celui où j’étais en pleine forme, où j’avais le sourire, où j’avais envie de commencer la journée que je devais prendre en compte.
Et cela, notamment grâce au chapitre sur le « dormir juste », en page 30, dont voici un court extrait de l’échange entre Leachim et son maître spirituel :
« C’est très simple : dès que tu ouvres les yeux dans la nuit, tu te lèves.
– Ce que vous voulez me dire, c’est que peu importe l’heure qu’il est, dès que j’ouvre les yeux, je dois me lever.
– C’est exactement ça. Nous avons tous une horloge personnelle qui sait mieux que quiconque ce dont nous avons besoin. »
Je vous le confirme, de par mon expérience personnelle : cette horloge biologique interne sait. Elle sait mieux que nous. La preuve en est que même en plein burn-out, quand je ne dormais plus vraiment, c’était toujours vers 2h ou 3h du matin que je me réveillais. C’était trop tôt, pas suffisant, et à ce moment-là, je passais des heures à essayer de me rendormir, épuisée et impuissante. Mais l’horloge était là, fidèle, même dans la tourmente.
Ce paragraphe m’a donc vraiment réconciliée avec cette idée de respect de moi-même. Il m’a confortée dans l’idée que je devais continuer à respecter mon propre rythme biologique, c’est-à-dire continuer à me coucher vers 22h pour ainsi, lorsque je me réveille naturellement et sans réveil vers 3h, 4h ou 5h du matin, avoir mon quota de sommeil derrière moi, et me lever sans crainte, ou du moins avec de moins en moins de crainte.
D’ailleurs, j’avais essayé de suivre le conseil de mon conjoint, qui me disait toujours de me coucher plus tard pour ainsi dormir plus et me réveiller plus tard. Or après de nombreuses semaines, voire même des mois d’expérimentation, cela ne fonctionnait absolument pas pour moi. Même avec un livre qui me tenait en haleine jusqu’à des heures avancées, je me réveillais quand même vers 3h ou 4h du matin. Mon horloge interne n’avait que faire de mes tentatives pour la reconfigurer.
Finalement, j’ai continué, grâce à ces deux livres et à ce qu’ils avaient semé en moi, à me respecter. À ne plus écouter ce que les autres me disaient, ce qui leur convenait à eux. Mais à oser me faire confiance, à me lever dès que je me sentais bien, dès que mon corps me donnait le signal du lever. Par rapport au conseil de Mika sur le premier lever, j’ai d’ailleurs fait une petite adaptation personnelle : j’attends quelques instants avant de me lever pour vérifier que c’est bien un réveil naturel, que je me sens vraiment bien, que j’ai suffisamment bien dormi, et que j’ai sincèrement envie de me lever pour commencer cette journée, peu importe l’heure qu’il est à ce moment-là.
Et désormais, je sais aussi que ce n’était qu’une croyance de croire que si je me levais tôt, j’aurais forcément envie de dormir dans la journée, envie de me reposer, voire besoin d’une sieste pour tenir. Or si je ne passe pas ma journée sur le canapé à lire ou à regarder la télévision, mais que j’ai une activité normale avec des séances, des réunions, des formations, de l’administratif, bref une activité professionnelle et personnelle bien remplie alors peu importe l’heure du lever, si celui-ci est juste, si je me suis levée pleine de ressources et d’énergie, je tiens facilement jusqu’au soir. Jusqu’au moment précis où les premiers signes m’avertissent doucement que je dois aller me coucher pour pleinement profiter de ma nuit et d’un sommeil véritablement réparateur.
Et à partir de ce moment-là, c’est un cercle vertueux qui s’est enclenché pour moi parce que les deux, le sommeil et le lever, sont profondément liés. L’un nourrit l’autre. Et vous verrez, en tout cas je vous le souhaite de tout cœur, quand vous commencerez à travailler sur votre sommeil, que vous dormirez mieux et qu’en plus vous respecterez votre rythme biologique : l’un favorisera l’autre, et tout s’enchaînera naturellement.
Conclusion
Donc vous l’aurez compris : je suis un Lion. Une lève-tôt et je l’assume pleinement aujourd’hui.
Aujourd’hui, je peux même vous dire avec beaucoup de bonheur et de gratitude que mon sommeil est revenu. Vraiment revenu. Ces réveils à 2h ou 3h du matin, ceux qui me rappelaient tant la période sombre du burn-out, sont devenus rares, quelques fois dans le mois tout au plus, généralement quand quelque chose me préoccupe ou quand mon quotidien a été bousculé. Mon lever naturel, désormais, c’est plutôt aux alentours de 5h-6h du matin. Cinq heures où je me lève reposée, sereine, avec l’envie de commencer la journée. C’est mon bilan, et c’est le plus beau cadeau que j’ai pu m’offrir en apprenant à respecter mon rythme biologique.
Cependant, cela ne m’empêche pas, par moments et selon les activités, les moments du calendrier, les fêtes ou d’autres occasions spéciales de me coucher beaucoup plus tard. Mais cela reste une exception. Parce que tout le reste de l’année, je prends soin de moi, de mon sommeil, et que je respecte désormais mon rythme biologique.
Voilà, j’espère sincèrement que tout cela vous aidera vous aussi. Que cela vous aura permis de prendre conscience de l’importance de votre propre rythme biologique et de commencer à faire confiance à vos réveils naturels. Bien sûr et attention, si vous vous réveillez à cause d’un bruit extérieur, à cause de vos enfants encore en bas âge, ou à cause de vos voisins comme cela m’arrive parfois dans mon HLM, ce n’est pas forcément sur ce réveil-là que vous devez vous baser. Écoutez-vous, posez-vous des questions, ressentez comment votre corps est à cet instant précis, puis osez et testez.
Faites peut-être le test des chronotypes pour identifier votre profil et voir quels ajustements, par rapport à votre rythme actuel, vous pourriez commencer à mettre en place. Pensez également à tous les ingrédients dont je vous ai parlé dans le précédent article (https://sophieame.ovh/6-ingredients-prendre-soin-de-soi/), car tout cela est à faire pas à pas, petit à petit, à votre rythme avec indulgence, bienveillance et douceur.
Et si malgré tous ces ingrédients, vous n’arrivez pas à prendre soin de vous, à trouver votre rythme ou à travailler sur vos croyances:
- contactez-moi (https://sophieame.ovh/contact/)
- ou inscrivez-vous à ma newsletter afin de recevoir d’autres astuces et petit défi https://dashboard.mailerlite.com/forms/726666/132092101295866932/share
- ou demandez l’aide d’un coach ou d’un thérapeute.
En tout cas, prenez soin de vous. Prenez ce temps pour vous. Prenez également un temps pour vous auto-diagnostiquer et j’espère que mes déclics pourront vous aider à trouver, vous aussi, vos propres déclics.
Alors passez une très belle journée et je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain article !
Et si vous en avez envie, partagez-moi votre rythme biologique et l’animal que vous êtes. 🐻🦁🐬🐺
PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/IkNdhPuOAvI…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.
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