Introduction

Bonjour les audacieuses, comment allez-vous aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est un épisode, le 46e et pour une fois, ce n’est pas un livre qui m’a inspirée mais plutôt un film, voire plutôt un documentaire. Comme me disait mon formateur en bibliothérapie, la bibliothérapie se fait avec les livres, mais ensuite nous pouvons élargir avec toutes les œuvres d’art, et les films ou documentaires en font partie.

Avant de rentrer dans le vif du sujet « Et si vous faisiez la paix avec vous-même ? », je vous propose de commencer comme toujours par notre rituel du slow train.

Notre rituel de début

Comme d’habitude, prenez le temps de vous installer, de voir où vous voulez vous asseoir, vous allonger, trouvez la posture qui vous convient, en fonction peut-être de votre corps. Et, si aujourd’hui vous avez juste envie d’être là et de passer à la suite, d’être juste dans l’écoute, c’est tout à fait possible aussi.

Pour celles qui veulent faire le rituel, prenez ce temps avec la respiration et surtout l’expiration pour vous vider, pour vous détendre, pour donner le signal de la détente, de ce moment que vous vous accordez. Essayez de maintenir et de faire cette pratique chaque semaine : vous détendre, prendre ce temps, vous poser, poser également cette respiration et vider par l’expiration pour vous remplir avec une respiration plus consciente, avec quelque chose qui vous donne envie, qui vous fait sourire.

Répétez-le, prenez votre temps et même si je vais trop vite, vous le savez, vous pouvez mettre sur pause.

Puis posez-vous la question : comment allez-vous ? Comment vous sentez-vous là, maintenant ? Qu’est-ce que vous ressentez aujourd’hui ? Prenez ce petit temps, gardez ces réflexions pour vous. Et maintenant, place à l’épisode du jour.

L’inspiration des Kogis

Comme je le disais en introduction, « Et si vous faisiez la paix avec vous-même ? », c’est un message qui m’est venu après avoir vu ce documentaire, le 6 mai, au théâtre de la Concorde : « Les Kogis, ensemble pour soigner la Terre ».

Les Kogis sont un peuple racine qui vit en Colombie, dans la Sierra Nevada de Colombie. Ils sont les défenseurs et les protecteurs de la nature. Ils vivent en parfaite communion avec la nature et quand nous les regardons, nous les écoutons, nous pouvons ressentir cette paix qu’ils ont en eux. Et leur message, c’est : « Faites la paix entre vous et avec la nature ».

Cela m’a donné l’idée de repartir d’un point beaucoup plus centrique, puisqu’ils partent du principe que tout est en cercle, de plus en plus concentré et concentrique. Je me dis qu’ils ont peut-être oublié dans ce message, parce que pour eux c’est évident, que c’est intégré dans leur vie quotidienne : et si nous faisions d’abord la paix avec nous-mêmes, pour ensuite, de façon miroir, pouvoir faire la paix avec les autres et la nature ?

Faire la paix avec soi-même : mon expérience personnelle

Pourquoi je vous parle de faire la paix avec soi-même ? Vous le savez, c’est quelque chose dont je vous parle régulièrement soit à travers mes expériences soit à travers certains livres. Il y a d’ailleurs, au mois de mai, un livre sur l’estime de soi de Christophe André et François Lelord, qui dit « S’aimer pour mieux vivre avec les autres » (cf halte en gare https://youtu.be/t5VX5DECcmg). Régulièrement, dans d’autres livres ou d’autres épisodes de ce podcast, je vous propose de commencer par essayer de voir comment cela pourrait changer quelque chose en s’aimant un peu plus, en comblant ce besoin d’amour et de connexion que nous avons toutes et tous puisque c’est un de nos six besoins fondamentaux, en commençant cette fois par nous-mêmes.

Si je vous raconte tout cela, c’est parce que je l’expérimente et que je l’ai déjà expérimenté, et que je peux donc vous en faire un retour. Lorsque, vous le savez, j’ai été en burnout, j’ai perdu au fil de l’eau, pendant un an, 10 kg. Et pour ces 10 kg, je ne me suis pas mise au régime. Mon objectif pendant le burnout était de reprendre soin de moi, voire de prendre soin de moi pour la première fois, d’enfin m’écouter, et de remettre les pendules à zéro.

Retrouver les bases

Même si je le savais, j’ai commencé, comme vous le savez, j’en ai parlé dans mes premiers épisodes de l’année dernière, à connaître mon rythme biologique (cf Episode 3, https://youtu.be/IkNdhPuOAvI), à prendre soin de mon sommeil (Episode 4, https://youtu.be/X2CK3YPj-qI), et à accepter que je n’avais pas le même sommeil, les mêmes horaires que les autres.

Petit à petit, j’ai commencé aussi à mieux manger, à manger à heure fixe, à manger des choses que je me préparais. J’ai donc éliminé de plus en plus les plats préparés, les restaurants le midi, ou les sandwichs surtout, que je mangeais à la va-vite, devant mon ordinateur.

En reprenant un bon sommeil, en refaisant plus de sport, même si ce n’était que marcher (surtout qu’on était en plein Covid, et donc que nous étions limitées dans l’espace et dans le temps), tout cela, petit à petit, en reprenant les bases, cela m’a permis de mieux prendre soin de moi et de retrouver mon poids de forme.

Lâcher les croyances limitantes

Mais il n’y a pas eu que cela. Car comme je le disais à ce moment-là, j’ai posé les valises. Cela a commencé avec ma thérapie pendant mon burnout, où j’ai pris conscience de toutes ces croyances que j’avais, qui m’étaient venues de la société, de mes parents, de l’éducation, et autres. Petit à petit, je les ai lâchées, comme pour le sommeil, mon rythme biologique…

Et, à force de commencer à m’accepter telle que j’étais, d’accepter mon corps, d’accepter mes « défauts » (les défauts que les autres voient, que la société estime être des défauts), petit à petit, en commençant aussi ce rituel de me dire « je t’aime, je m’aime », même si c’était difficile au début, j’y suis arrivée à m’accepter un peu plus et donc à ce que mon corps se détende, lâche le trop-plein, les excès et les blessures qui étaient liées.

Renouer la communication

Et tout cela a été aussi propice à, comme vous le savez, reprendre la communication. J’ai repris contact avec mon père, et j’ai pu crever l’abcès qu’il y avait depuis longtemps entre nous deux, qu’il n’osait pas crever ou aborder. Et, c’est parce que je me suis sentie beaucoup plus forte, beaucoup mieux dans mes baskets, que j’ai eu envie de m’exprimer et de mettre les choses au clair et de poser sur la table les sujets qui avaient été enfouis.

Souvent, ce n’était que des malentendus, des incompréhensions, des non-dits qui étaient restés et qui ont pollué notre relation. Aujourd’hui, heureusement, nous avons pu repartir sur de bonnes bases, ou sur de meilleures bases. Voilà pourquoi quand nous disons « libérer la parole » (longtemps, quand je lisais cela, je voyais ce que cela pouvait effectivement faire mais cela restait théorique), c’est vrai, cela fait du bien et cela se ressent aussi dans le corps. Mais quand la communication est coupée, que l’autre ne veut pas entendre, ni discuter, ni parler, c’est difficile de pouvoir libérer cette parole.

Donc, oui, moi, cela m’a aidée à déposer les choses, et du coup, à m’alléger d’autant de ce poids qui ne m’appartenait pas, ou qui ne m’appartenait pas à 100 %. J’en suis, en tout cas, assez convaincue que oui, tout cela, mis bout à bout – prendre soin de moi, du temps pour moi, reprendre les basiques, pouvoir dire les choses, et évacuer les non-dits, les malentendus, les incompréhensions et autres – c’est une façon, que j’ai pu expérimenter, qui a fait partie de mon cheminement, et qui, j’en suis sûre, m’a permis de m’alléger, et de pouvoir le ressentir aussi dans mon corps.

Faire la paix avec son corps

Bien sûr, il y a eu d’autres façons de faire, comme aimer ce corps, en prendre soin, m’apercevoir que je l’avais maltraité de façon inconsciente. Je le prenais comme un simple outil, mais pas comme un outil qui m’appartenait, qui faisait partie de moi, et qui me permettait d’être en vie, de respirer, de marcher, de m’oxygéner, et de me tenir debout.

C’est grâce à lui aussi que, heureusement, il a appuyé sur l’alarme lors de mon burnout, et cela m’a permis d’en prendre conscience, et de ne pas m’enfoncer, de ne pas me « tuer à la tâche », même si c’est peut-être très exagéré. En tout cas, heureusement qu’il était là et qu’il me protégeait.

Donc, oui, c’est une autre façon que j’ai apprise : aimer ce corps, apprendre à l’apprécier, même si aimer, au début, c’est difficile. Comme je le dis souvent, encore plus quand il y a des douleurs, ce n’est pas évident. C’est pourquoi, si vous voulez essayer, commencez déjà à apprécier ce qui fonctionne, ce qui a bien fonctionné, de le remercier pour tout cela, de le cajoler, le caresser, le chouchouter, le masser, lui offrir des massages, que sais-je, pour vraiment le remercier et le détendre.

Et pour aller plus loin, vous pouvez aussi essayer de lui demander, quand c’est possible ou que vous serez prête : pardon, pardon de l’avoir oublié, de l’avoir zappé, de manière inconsciente, laissé, abandonné… et de l’avoir laissé fonctionner tout seul. À vous de trouver les mots justes pour vous et qui vous correspondent.

La puissance de la musique et du son

Je vous en ai parlé dans les derniers épisodes, cela peut passer aussi par le chant. Et dans le terme « chanter », j’inclus : vocaliser, murmurer avec le son « m », chantonner et sinon, il y a aussi siffler. Vous pouvez aussi préférer écouter de la musique, qui est un autre moyen, sens, pour vous connecter à ce corps, l’apprécier, lui demander pardon, le cajoler, lui rappeler que vous êtes là désormais et que vous allez faire de votre mieux pour en prendre soin.

Et toujours dans cette attitude de bienveillance, de gratitude, d’amour, en prenant soin de vous, en vous aimant, en y mettant un peu plus d’amour ou d’attention, de douceur et de bienveillance, chaque jour, quand c’est possible… Si l’amour est un mot qui vous freine, qui est encore inhabituel, que vous avez du mal avec ce mot-là alors trouvez le mot qui vous convient : douceur, bienveillance, tendresse…

Vers la paix intérieure

Si vous mettez de la bienveillance, de la douceur régulièrement, même si ce n’est qu’à petite dose, quand vous y pensez, peu à peu, je le ressens et c’est ce que je vis actuellement. D’ailleurs, peut-être qu’au fil des épisodes, vous le ressentez aussi : je suis beaucoup plus en paix, je ressens une profonde paix intérieure et sérénité que je n’avais jamais ressentie, ou que cela faisait très longtemps que je n’avais pas ressentie ainsi et aussi profondément.

Vraiment, c’est très agréable, je vous invite à vous aussi explorer, tester, écouter, et voyez, quand vous aussi, vous avez cette impression, même si elle est peut-être fugace, subtile, au début. En tout cas, c’est vraiment quelque chose que je ressens aujourd’hui, et je me dis que oui, c’était grâce aussi à tous ces exercices sur le long terme : prendre soin de moi, prendre du temps pour moi, m’aimer, m’accepter telle que je suis, un peu plus chaque jour, un peu plus quand je le pouvais, un peu plus quand j’étais prête.

Pour ressentir de plus en plus, et au fil de l’eau, cette paix, cette sérénité, comme les Kogis, quand nous voyons leur paix intérieure, quand nous ressentons cette énergie qu’ils envoient et qui émane d’eux, forcément, nous serons nous aussi beaucoup plus indulgentes. Nous serons beaucoup plus à l’écoute de la nature, et des autres, des personnes qui nous entourent, pour leur apporter aussi cette paix. En tout cas, d’essayer de leur envoyer cette paix, cet amour que nous avons en nous, ce surplus que nous aurons en nous, et que nous pourrons partager un peu plus, chaque jour.

Conclusion

J’espère que les Kogis me pardonneront d’être repartie de l’amour pour soi-même, de faire la paix pour soi-même, avant d’aller vers la paix avec les autres, et la nature, même si tout cela peut se faire aussi en même temps, de manière interdépendante. Pour moi, le cœur du sujet, c’est d’abord soi-même, car si nous ne sommes pas en paix avec nous-mêmes, si nous sommes agitées, en conflit, cela va se ressentir aussi dans les relations avec les autres, et avec la nature.

Voilà, chères audacieuses, aujourd’hui, je suis partie d’un documentaire, cela change, et j’espère que vous allez apprécier ce changement.

Voyez vous aussi comment vous pouvez mettre ou remettre, tous ces exercices, ces rituels, ces messages que vous entendez, avec vos cinq sens, voir comment cela résonne en vous, comment vous pouvez vous l’approprier, et petit à petit, faire la paix, un peu plus, encore un peu plus avec vous-même.

Et si vous êtes déjà en paix avec vous-même, alors, sachez que cela va se diffuser, cela va rayonner de vous, autour de vous, et que les autres vont en bénéficier. Donc, pour celles qui craignent d’être égoïstes, égocentriques, et autres, vous voyez, non, puisque cela a un effet bénéfique, après, sur les autres.

Je vous souhaite un merveilleux week-end, ou semaine, et comme toujours, pensez à partager vos commentaires, que ce soit vos premiers pas, vos difficultés, vos craintes, et autres, vos peurs… Faites-le, osez-le, et je serai ravie de vous répondre, et d’échanger avec vous.

En attendant, prenez soin de vous, et voyez, si vous faites la paix avec vous-même, si vous vous acceptez telle que vous êtes, ce qui va se passer en vous et autour de vous.

Magnifique journée.


PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/_EOt2PcPGlY…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.

PSS : transcription avec l’aide de l’IA seulement pour la structure.

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