Bonjour les audacieuses, comment allez-vous aujourd’hui ?
Vous êtes-vous déjà réveillée un matin avec cette sensation étrange de lourdeur, ce manque d’envie profond qui semble vous envelopper sans raison apparente ? Alors que quelques jours auparavant, vous étiez pleine d’énergie, de projets, d’enthousiasme. Vous avez beau chercher une explication rationnelle, rien ne vient justifier ce ralentissement soudain. Et puis, presque malgré vous, cette petite voix insidieuse commence à murmurer : « Tu devrais être plus productive. Les autres comptent sur toi. Ce n’est pas le moment de ralentir, etc. »
Si cette situation vous parle, vous traversez peut-être ce que j’appelle un « hiver intérieur ». Un moment naturel de votre cycle émotionnel et énergétique, aussi nécessaire que le sommeil, mais que notre société performante nous enjoint constamment à ignorer. Aujourd’hui, je vous invite à comprendre ce phénomène de ralentissement naturel et surtout, à l’accueillir sans cette culpabilité qui nous ronge tant.
Mais avant de rentrer dans le détail, comme d’habitude, commençons par notre rituel du slow train. Prenons le temps ensemble de trouver cet espace de tranquillité, de calme, où tout ralentit. Je vous invite à vous poser confortablement, à prendre ce temps pour vous et votre corps.
Prenez le temps de l’écouter, de le scanner. Comment est votre respiration en ce moment ? Est-ce que vous avez trouvé facilement votre posture pour vous installer confortablement ? Faites un scan de votre corps, prenez le temps de le ressentir, de visualiser vos tensions, vos crispations éventuelles.
Comme toujours, posez-vous la question : comment vous sentez-vous, vraiment ? Comment allez-vous, là, maintenant ?
Et, pour celles qui ont besoin de plus de temps, fermez les yeux et prenez votre temps avant de continuer la lecture.
Sinon, commençons ensemble avec ce sujet de l’hiver intérieur.
Qu'est-ce que l'hiver intérieur ?
L’hiver intérieur désigne cette phase de ralentissement naturel que nous traversons toutes, à différents moments de notre vie. Comme la nature qui se prépare au repos hivernal pour mieux renaître au printemps, notre psyché et notre corps ont besoin de ces temps de pause et d’introspection.
Cette période d’hiver intérieur se caractérise par plusieurs manifestations distinctes. Vous ressentez une absence d’envie marquée, même pour les activités qui vous passionnent habituellement. La lecture, vos loisirs créatifs, vos projets professionnels ne suscitent plus le même élan. Ce n’est pas de la paresse, c’est une invitation au repos.
Vous observez également des difficultés de concentration inhabituelles. Votre esprit vagabonde, refuse de se fixer sur des tâches précises. Là encore, ce n’est pas un dysfonctionnement mais un signal que votre mental a besoin de silence durant cette phase d’hiver intérieur.
Un besoin profond d’introspection émerge naturellement. Les questions existentielles, les remises en question, les réflexions sur votre parcours et vos choix occupent votre espace intérieur. C’est le terreau fertile des transformations futures.
Enfin, une sensation de lourdeur physique peut vous habiter, différente de la fatigue émotionnelle ordinaire. Votre corps vous demande de ralentir, de vous poser et de respecter son rythme naturel.
Comment distinguer l'hiver intérieur du burn-out et de la dépression
Cette distinction est fondamentale, car confondre ces états peut générer une anxiété inutile ou, à l’inverse, minimiser une souffrance réelle qui nécessite un accompagnement médical.
L’hiver intérieur se présente comme une invitation naturelle au ralentissement. Vous ressentez le besoin de vous poser sans vous forcer à continuer. La durée est généralement limitée et il peut y avoir quelques interruptions avec d’autres saisons intérieures. L’introspection reste constructive et ouverte, vous réfléchissez sans vous enfermer dans des ruminations. Surtout, vous ne cherchez pas à forcer votre énergie, vous acceptez ce temps de pause.
Le burn-out, au contraire, vous pousse à continuer malgré l’épuisement. Vous êtes dans le « je dois », le « il faut », la contrainte permanente. Vous forcez votre corps et votre esprit à produire alors qu’ils crient leur besoin de repos. L’épuisement est profond et durable, accompagné souvent d’une perte de sens et d’un cynisme croissant face à votre travail ou vos engagements.
La dépression s’installe dans la durée avec une intensité émotionnelle marquée. Les émotions sont à fleur de peau, les pleurs fréquents, le sentiment de désespoir envahissant. La perte d’intérêt touche tous les domaines de vie, pas seulement certaines activités. Les pensées deviennent sombres, parfois dangereuses, et nécessitent impérativement un accompagnement médical et psychologique.
Si vous avez le moindre doute sur votre état, je vous encourage vivement à consulter un professionnel de la santé. Prendre soin de votre santé mentale n’est pas une faiblesse, c’est un acte de courage et de responsabilité envers vous-m’aime* (jeu de mot avec même).
Pourquoi la culpabilité s'invite dans nos moments de ralentissement
Je m’en suis vraiment rendue compte l’année dernière, à peu près en novembre, juste après le changement d’horaire. Je m’étais préparée, j’étais plutôt confiante à ce moment-là, plutôt active, avec plein d’idées et plutôt joyeuse, dans le mouvement et dans cette capacité à me mettre en action avec joie.
Or j’ai été surprise. Parce que pendant quelques jours, et au final cela n’a duré qu’une semaine, j’ai senti une lourdeur, mais vraiment une lourdeur qui m’empêchait presque de bouger. J’avais envie de rien, plutôt. C’était assez profond et assez curieux.
Effectivement, le temps à l’extérieur était plutôt morose, forcément en novembre il y avait moins de soleil, et je me suis dit « est-ce que c’est le temps qui joue sur mon humeur ? » Pourtant, je m’exposais à la lumière, même s’il n’y avait pas de soleil, et non, pas moyen.
Puis peu à peu, en faisant un auto-coaching (c’est l’avantage d’être coach et d’avoir été coachée), ça m’a permis de me rendre compte que oui, j’étais dans une phase d’hiver intérieur. Comme la saison où tout s’arrête, en tout cas qui commence à ralentir, pour s’arrêter, pour entrer en introspection et préparer le printemps, le renouveau, de nouveaux projets, etc.
Et même si je me suis dit « oui, normal, tout va bien, c’est qu’un moment de ralentissement« , finalement cette culpabilité est quand même venue ensuite.
Cette culpabilité, surtout vis-à-vis des autres. Je me disais « je prends soin de moi, j’ai fait attention, je me suis préparée avec ce changement d’horaire, alors que d’autres courent, s’épuisent, ne prennent pas le temps de …, etc, pourquoi d’un coup, ça s’arrête ? Je passe en hiver intérieur aussi brutalement ? »
Cette culpabilité que nous ressentons toutes si souvent trouve ses racines dans plusieurs conditionnements sociétaux profonds.
Notre société valorise la performance permanente. Nous sommes constamment encouragées à faire plus, à optimiser notre temps, à maximiser notre productivité. Le repos est perçu comme une perte de temps, un luxe que nous devrions nous permettre uniquement après avoir tout accompli. Sauf que notre liste de tâches est infinie par nature.
L’injonction à être une « superwoman » pèse particulièrement sur les femmes. Nous devons exceller professionnellement, être présentes émotionnellement pour nos proches, prendre soin de notre apparence, cultiver nos relations sociales, rester épanouies et positives. Ralentir ressemble à un échec, à l’aveu que nous ne sommes pas à la hauteur de ces attentes irréalistes.
Le regard des autres devient alors un poids supplémentaire. Que vont-ils penser si nous refusons une invitation, si nous déclinons un projet, si nous nous accordons ce temps de pause durant notre hiver intérieur ? Cette peur du jugement nous maintient dans un cycle de stress épuisant de sur-adaptation.
Enfin, notre propre exigence envers nous-mêmes complète ce tableau. La perfectionniste en nous, la bonne élève que nous avons cultivée depuis l’enfance, refuse catégoriquement ce ralentissement. Elle nous murmure que nous devrions être plus fortes, plus résistantes, capables de tout gérer en même temps.
La question qui transforme votre rapport à la culpabilité
Au cœur de cette semaine d’hiver intérieur, alors que la culpabilité commençait à me consumer, une question a émergé. Une question simple, presque évidente a posteriori, mais dont la puissance a littéralement transformé ma perspective. Et j’ai mis le doigt dessus avec cette question qui, pour moi, a été vraiment un déclic, et que je vous partage, que je vous offre. Car mon intention est qu’elle puisse vous aider vous aussi.
« Est-ce que cette culpabilité va aider les autres ? »
Prenez un instant pour laisser cette question résonner en vous. Fermez les yeux si besoin, et posez-vous sincèrement cette question : votre culpabilité aide-t-elle réellement les personnes qui vous entourent ?
La réponse est non. Évidemment non.
Votre culpabilité ne donnera pas plus d’énergie à votre entourage. Elle ne créera pas plus de temps pour vos proches. Elle ne résoudra aucun de leurs problèmes. Elle ne les rendra pas plus heureux, plus épanouis, plus sereins.
Au contraire, votre culpabilité va vous vider de votre énergie. Elle va créer un cercle vicieux où vous vous sentirez de moins en moins capable de contribuer positivement. Elle va altérer la qualité de votre présence lorsque vous serez avec les autres, car vous serez habitée par ce sentiment désagréable plutôt que pleinement disponible.
Cette prise de conscience a été mon déclic. Elle m’a permis d’opérer ce que j’appelle un « switch énergétique », un changement dans mon énergie. En l’espace de quelques instants, j’ai pu relâcher cette culpabilité inutile et accueillir pleinement mon besoin de ralentissement durant cet hiver intérieur.
Après cette semaine d’introspection, de réflexion, avec ses lourdeurs et son absence d’envie, j’ai retrouvé mon allant naturel. Pas en me forçant, pas en m’auto-flagellant, mais en respectant ce cycle naturel. Et ça m’a permis de rebondir, de retrouver vraiment mon allant.
Je vous offre donc aujourd’hui cette question comme un outil précieux. Chaque fois que la culpabilité pointe le bout de son nez, posez-vous cette question : « Est-ce que cette culpabilité va aider les autres ? » Et observez comment cette simple interrogation peut désamorcer le mécanisme de l’auto-sabotage.
Les cycles naturels : votre hiver intérieur n'est pas une anomalie
Comprendre que l’hiver intérieur fait partie d’un cycle naturel change radicalement notre perception de ces moments de ralentissement.
Les cycles quotidiens
Même au cours d’une seule journée, nous traversons des micro-saisons. Je suis ce qu’on appelle une « lève-tôt ». Mon été intérieur se situe le matin, moment où mon énergie est à son maximum, où l’action me semble naturelle et fluide.
Mon hiver intérieur quotidien arrive en fin de soirée. C’est à ce moment-là que j’ai besoin de ralentir, de faire des activités plus tranquilles comme faire le bilan de ma journée, noter mes trois moments de gratitude, observer ce qui s’est passé, me poser en introspection.
Respecter ce rythme quotidien, c’est déjà honorer vos cycles naturels. Peut-être êtes-vous, au contraire, plus énergique le soir et avez-vous besoin d’une mise en route progressive le matin ?
Il n’y a pas de bon ou de mauvais rythme énergétique, seulement le vôtre.
Les cycles annuels et leurs variations
L’hiver intérieur peut coïncider avec la saison hivernale, mais ce n’est pas systématique. J’en ai fait l’expérience directe cette année.
Pendant deux années consécutives, en 2023 et 2024, j’étais en plein « été intérieur » durant l’hiver extérieur. Je lançais mon site web, je me formais pour créer mon podcast, j’étais dans l’action et la production. Mon cycle intérieur ne correspondait pas du tout à la saison climatique. J’étais plutôt dans une phase d’été, de production, d’action et de création.
Puis, en 2025, mon hiver intérieur est arrivé en plein été. Alors que je découvrais le jeûne, que je l’expérimentais, un manque d’inspiration profond s’est installé. Ce fut le déclic qui m’a amenée à ralentir mon rythme de publication du podcast, à passer d’une parution hebdomadaire à un format bimensuel. Donc, c’est la preuve que cela n’arrive pas qu’en hiver.
Cette expérience m’a appris une leçon essentielle : nos cycles intérieurs suivent leur propre logique, indépendante des saisons extérieures ou des attentes que nous nous imposons. Vouloir répéter chaque année les mêmes rythmes, c’est nier notre nature cyclique et évolutive. Si c’est le moment pour moi, et bien pourquoi pas ?
L'influence de vos expériences de vie
Votre hiver intérieur peut être déclenché par différents facteurs. Un changement professionnel important, même positif, peut nécessiter un temps d’adaptation et de digestion. Une transformation personnelle, comme l’exploration de nouvelles pratiques de soin, demande à votre psyché un temps d’intégration.
Parfois, aucun événement particulier n’explique ce ralentissement. Et c’est parfaitement normal. Votre organisme sait ce dont il a besoin, même quand votre mental ne comprend pas encore. Il faut juste que nous réapprenions à faire confiance à notre corps, ce premier cerveau.
Comment accueillir votre hiver intérieur : une proposition en cinq étapes
Maintenant que vous comprenez la nature et la légitimité de votre hiver intérieur, comment l’accueillir concrètement, sans vous laisser submerger par la culpabilité ou l’inquiétude ?
1. Observez-vous avec bienveillance sans vous juger
[→ https://youtu.be/rBhKZMjN54k : Consultez l’épisode 2 de la saison 1 avec les 6 ingrédients pour prendre soin de soi à cultiver sans modération]
La première étape consiste à développer une posture d’observatrice bienveillante envers vous-m’aime*. Remarquez vos sensations, vos émotions, vos pensées, comme si vous étiez votre meilleure amie et qui vous écoute sans jugement. C’est ce que nous faisons déjà lors du rituel du slow train.
Posez-vous régulièrement la question : « Comment je me sens vraiment, maintenant ? » Pas comment vous devriez vous sentir, pas comment vous aimeriez vous sentir, mais comment vous vous sentez réellement à cet instant précis.
Prenez le temps de scanner votre corps. Où se situent les tensions ? Où ressentez-vous cette lourdeur ? Votre respiration est-elle ample ou courte ? Votre posture est-elle ouverte ou recroquevillée ?
Cette observation neutre, factuelle, sans critique, constitue le socle de l’accueil de votre hiver intérieur.
2. Notez vos ressentis avec simplicité
Je sais que l’écriture peut sembler rébarbative, surtout si vous vous comparez à ces personnes qui tiennent des journaux détaillés avec une discipline quotidienne. Pendant longtemps, cette image m’a bloquée. Moi, je voyais des gens qui écrivaient de longs paragraphes dans leur cahier, qui écrivaient énormément, souvent, et de façon très répétée, très organisée, et moi j’en étais vraiment incapable.
Puis j’ai découvert ma propre méthode, beaucoup plus simple et accessible. Et malgré tout utile. Quelques mots seulement, notés de façon irrégulière, mais précieuse sur mon téléphone. Une émotion dominante. Une sensation physique. Un mot pour décrire mon énergie du jour : « action », « repos », « réflexion », « créativité ».
Parfois, je mets une note sur dix pour mon niveau d’énergie. D’autres fois, j’inscris simplement « hiver intérieur » ou « été » pour identifier dans quelle saison intérieure je me trouve.
Ces quelques notes vous permettront deux choses essentielles. D’abord, elles vous aident à mieux vous connaître. Ensuite, elles corrigent cette mémoire biaisée que nous avons toutes. Et oui, je me rends compte, et pas que chez moi mais aussi avec mes clientes, que souvent nous avons une mémoire qui est faussée.
Notre cerveau a cette fâcheuse tendance à ne retenir que les aspects négatifs, à nous convaincre que nous n’avançons pas, que nous ne faisons rien, qu’on ne fait plus rien, qu’on n’avance plus du tout, qu’on n’a pas fait grand-chose, etc. Même en dehors de cette phase d’hiver intérieur. Pourtant, en relisant vos notes, vous constaterez que même pendant votre hiver intérieur, des choses se sont passées. Pas forcément celles de votre to-do list, mais des transformations intérieures, des prises de conscience, des moments de repos nécessaires qui ont préparé votre prochain élan. Donc voilà pourquoi, noter, prendre quelques notes, c’est utile.
3. Identifiez votre besoin fondamental
Au cœur de votre hiver intérieur se cache un besoin fondamental qui demande à être nourri.
Posez-vous cette question essentielle : « De quoi ai-je besoin en ce moment ? »
[→ https://youtu.be/n9FtONj85EY : Découvrez l’épisode 21 de la saison 1 sur nos 6 besoins fondamentaux]
Nous avons toutes et tous six besoins humains fondamentaux qui nous animent : le besoin de certitude et de sécurité, le besoin de variété et de stimulation, le besoin d’importance et de reconnaissance, le besoin de connexion et d’amour, le besoin de croissance personnelle, et le besoin de contribution.
Pendant votre hiver intérieur, l’un de ces besoins est probablement déséquilibré ou insuffisamment nourri. Et là, à travers ces besoins, vous trouverez sûrement celui que vous avez besoin de nourrir en ce moment et qui va vous ressourcer. Peut-être avez-vous surinvesti le besoin de contribution et négligé votre propre croissance intérieure ? Peut-être avez-vous tant cherché la variété que vous avez épuisé votre besoin de certitude et de stabilité ?
Identifier ce besoin vous permettra d’orienter consciemment votre temps de pause. Ce n’est plus un ralentissement subi, mais un ressourcement choisi et dirigé durant votre hiver intérieur.
4. Communiquez avec douceur et fermeté
Votre entourage ne peut pas deviner que vous traversez un hiver intérieur. Et si vous ne communiquez pas clairement, les malentendus et les frustrations risquent de s’installer de part et d’autre. Et oui, ça peut être aussi perturbant.
Vous pouvez exprimer simplement : « J’ai besoin de ralentir. J’ai besoin de réfléchir. Je serai moins disponible pendant quelque temps et je reviendrai vers vous avec une énergie renouvelée. »
Cette communication honnête vous libère de la charge mentale de maintenir les apparences. Elle permet aussi à vos proches de mieux comprendre et respecter vos limites durant cette phase d’hiver intérieur.
5. Ressourcez-vous consciemment
Comme la terre a besoin de jachère pour retrouver sa fertilité, vous avez besoin de périodes de ressourcement pour maintenir votre vitalité sur le long terme.
Le sommeil reste votre allié premier. Quelle que soit votre nature énergétique, même si vous êtes de type « générateur » ou « générateur manifesteur » comme moi, en Design Humain (cf épisode 11 et 12 avec Aline Maurer https://youtu.be/MqLfXBgIMcM et https://youtu.be/o41higA4FPg) avec une énergie stable et importante, vous n’êtes pas à l’abri de l’épuisement. Mon burn-out en est la preuve vivante. Car oui, pourquoi avons-nous besoin de nous ressourcer ? C’est comme la terre qui a besoin d’être en jachère, au repos, nous aussi nous avons besoin de sommeil et d’avoir de vrais temps de ressourcement.
Écoutez aussi vos envies du moment. Si vous n’avez pas envie de lire alors que d’habitude la lecture vous passionne, ne vous forcez pas. Respectez ce signal durant votre hiver intérieur. Peut-être avez-vous simplement besoin de rien faire, de laisser votre esprit vagabonder, de contempler sans objectif. Voilà les symptômes, en tout cas ce que j’ai perçu, noté et observé.
Ce ressourcement conscient et assumé n’est pas du temps perdu. C’est un investissement dans votre énergie future pour être pleinement présente, créative et énergique.
Le lien avec vos parts intérieures ou "dividus"
Mon travail sur l’acceptation de l’hiver intérieur est intimement lié à la réconciliation avec certaines parts de moi que j’ai longtemps critiquées : la perfectionniste et/ou la bonne élève.
Pendant des années, ces parts m’ont permis d’avancer, de réussir, de grandir. Puis elles m’ont conduite au burn-out, par leur exigence démesurée et leur refus d’écouter les signaux de fatigue. Après mon épuisement, je les ai rejetées, accusées, combattues.
Aujourd’hui, j’ai appris à dialoguer avec elles, à les écouter avec bienveillance, à comprendre leurs peurs et leurs intentions positives. La perfectionniste veut que je sois fière de moi. La bonne élève cherche à me protéger du rejet et de l’échec.
En les accueillant plutôt qu’en les combattant, j’ai développé cette capacité à mieux accepter mes cycles naturels, y compris mes hivers intérieurs. Ces parts ne disparaissent pas car elles font parties de moi mais elles trouvent leur juste place, sans envahir tout l’espace de ma psyché.
Peut-être avez-vous, vous aussi, des parts intérieures qui résistent à l’idée de ralentir ? Je vous invite alors à engager un dialogue bienveillant avec elles, à leur demander ce qu’elles craignent vraiment, et à les rassurer durant votre hiver intérieur.
Votre hiver intérieur est une invitation, pas une punition
Si je devais résumer en quelques mots l’essence de ce que je souhaite vous transmettre, ce serait ceci : votre hiver intérieur n’est pas un échec, ni une faiblesse, ou un problème à résoudre. C’est une invitation naturelle de votre organisme à ralentir, à faire le point, à vous ressourcer pour repartir ensuite avec une énergie renouvelée.
Dans notre société qui valorise l’action permanente, le « faire » incessant, c’est accepter d’Être simplement, ne serait-ce que quelques instants. Oui, je sais c’est oser un acte de douce rébellion. Et c’est déjà beaucoup.
C’est ce que nous initions lors de nos rituels du slow train : prendre ce temps de nous poser, d’être présentes à nous-mêmes, d’exister sans produire. Ces quelques minutes sont les prémices d’une relation plus saine avec vos cycles naturels.
Arrêtez la roue du hamster. Sortez du cercle vicieux de la culpabilité et de l’épuisement.
Entrez dans un cercle vertueux où vous respectez vos besoins, vous vous ressourcez consciemment, et repartez dans l’action lorsque votre énergie revient naturellement.
Quand demander de l'aide
Si malgré cette lecture, vous ressentez le besoin d’un accompagnement pour mieux naviguer entre vos hivers intérieurs, pour transformer votre relation avec la culpabilité, pour identifier vos cycles naturels, je serais ravie de vous accompagner dans cette démarche.
Le coaching vous offre non seulement un espace d’écoute et de transformation, mais aussi des outils concrets pour développer votre capacité d’auto-coaching. Vous apprendrez à vous poser les bonnes questions, à identifier vos ressources intérieures et à accueillir vos différentes parts avec bienveillance durant votre hiver intérieur.
Si vous pensez être en dépression ou en burn-out, je vous encourage vivement à consulter votre médecin traitant en priorité. Le coaching ne se substitue jamais à un suivi médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.
Votre invitation pour aujourd'hui
Chères audacieuses, je vous invite à développer une relation de douceur et de bienveillance avec vous-m’aime*. Devenez votre meilleure amie, particulièrement durant ces phases d’hiver intérieur. Soyez bienveillantes et pleines de douceur avec vous-même.
Restez vigilante sur la différence entre hiver intérieur, burn-out et dépression.
Et surtout, gardez cette question à l’esprit : « Est-ce que ma culpabilité va aider les autres ? » Utilisez-la chaque fois que vous sentez ce poids familier s’installer.
Je le répète : un hiver intérieur, un repos, une introspection, c’est naturel et nécessaire.
Votre hiver intérieur est naturel. Il est nécessaire. Il est même précieux. Accueillez-le sans culpabilité, et vous découvrirez qu’après chaque hiver vient toujours un printemps, plus riche et plus vibrant que jamais. Voilà quelques clés, quelques astuces pour mieux l’appréhender et l’accueillir, cet hiver intérieur.
Prenez soin de vous, avec toute la tendresse que vous méritez. Et d’ici là, prenez soin de vous !
PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple Podcast, Goodpods, Amazon Music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/xKwjz85m96I…) en tapant « Osez une autre voie ». Bonne écoute !
PSS : transcription de l’audio avec l’aide de l’IA que j’ai ensuite corrigée.