Introduction et rituel du slow-train

Bonjour les audacieuses, comment allez-vous aujourd’hui ?

C’est une première car je ne suis pas chez moi et donc je me trouve dans de nouvelles conditions, dans un nouvel environnement. Et avant de vous parler un peu plus de cet épisode sur « Et si nous apprenions à écouter nos émotions, ressentis, sentiments », comme toujours, je vous propose de commencer par notre rituel du slow-train.

Et, comme vous, je vais prendre le temps de m’installer. Installez-vous confortablement, expirez, expirez peut-être avec du bruit, un petit mouvement des épaules si c’est acceptable pour vous. Peut-être que vous êtes dans un autre environnement que d’habitude, comme moi. Prenez le temps de voir ce qui se passe en vous.

Est-ce que vous avez trouvé la posture qui vous convient pour l’instant ? Faites un scan corporel si vous en avez besoin, si cela vous permet de vraiment vous poser, de prendre le temps d’écouter votre corps et encore plus aujourd’hui avec l’épisode du jour. Peut-être qu’il vous faut au contraire vous concentrer sur votre respiration pour prendre le temps de vous poser, de tout poser, même le mental car là c’est un temps de détente pour vous. Le mental peut se reposer aussi maintenant.

Et, posez-vous la question : comment vous sentez-vous ou comment allez-vous ? Qu’est-ce que vous ressentez, là tout de suite ? Est-ce qu’il y a des mots, des sons qui vous viennent ? ou plutôt des images, des couleurs, des odeurs ? Cela peut être très varié et peut-être différent aujourd’hui.

Et, si vous avez besoin de plus de temps, mettez sur pause et sinon nous commençons avec l’épisode du jour sur les émotions.

Genèse de cet épisode

Nous sommes fin juin mais cet épisode m’est venu fin mai car comme toujours, il y a eu une belle synchronicité. Lors d’un coaching personnel, j’ai pu enfin comprendre et entendre un sentiment que je ressentais : l’impatience. Or, quatre jours après, Fabrice Midal proposait une conférence gratuite sur les trois erreurs à ne pas faire avec les émotions afin d’expliquer la formation qu’il proposait et qui a débuté en ce début de mois de juin. Et comme il me manquait un épisode pour fin juin, je me suis dit que c’était parfait car c’est un sujet intéressant à développer avec ma propre expérience et les rappels de Fabrice Midal.

Si vous ne connaissez pas Fabrice Midal Fabrice Midal – Site officiel, voici ses coordonnées pour que vous puissiez découvrir ses formations et son lieu de méditation. Pour celles qui me suivent depuis le début, vous le savez, je fais souvent référence à Fabrice Midal ou à ses livres.

Les trois erreurs avec les émotions selon Fabrice Midal

Quelles sont les trois erreurs dont il nous a parlées ? Je ne vais pas entrer en détail ni refaire sa conférence, car Fabrice Midal sait mieux l’expliquer que moi. Cependant, je vais vous faire comme toujours des parallèles avec moi et ce que j’ai vécu, expérimenté, car oui aujourd’hui j’ai la même conviction que Fabrice Midal et j’aimerais vous la partager afin de vous aider aussi à sortir d’un cercle malheureusement vicieux dans lequel vous êtes et dans lequel j’étais. Et, peut-être que comme moi, vous êtes prête et que vous avez besoin d’entendre autre chose pour une fois, pour commencer justement à mettre une attention et à écouter ces fameuses émotions.

Première erreur que Fabrice Midal nous a partagée : il n’existe pas de ‘mauvaises’ émotions

La première erreur que Fabrice Midal évoque, c’est de croire qu’il y a de mauvaises émotions ou des émotions négatives. D’ailleurs, j’en profite pour m’excuser si parfois j’ai aussi utilisé ce vocabulaire, car oui, dans notre société, dans notre culture, nous utilisons très souvent ce vocabulaire, et je l’entends encore beaucoup. D’ailleurs, pendant très longtemps, moi-même, je me suis sentie coupable, car j’avais l’impression d’avoir de mauvaises émotions. Je vous en ai parlé dans mon épisode sur la colère, de me sentir effectivement coupable d’avoir ces émotions dites négatives ou mauvaises.

Or, maintenant, je fais beaucoup plus attention, en tout cas, j’essaie de faire beaucoup plus attention et de ne plus utiliser ce vocabulaire et de dire simplement une émotion, un sentiment. Et nous le verrons tout à l’heure, quand il y a des larmes, des pleurs, (cela arrive pendant mes séances de magnétisme, je le précise aux personnes que déjà, premièrement, ce n’est que mon ressenti et que la personne, elle, elle a pu avoir d’autres émotions ou aucune, et que si elle a des émotions qui viennent dans les prochaines heures et/ou prochains jours, qu’elle n’hésite pas, bien sûr, si elle est toute seule, quitte à s’isoler momentanément, pour laisser couler ses larmes, crier si besoin, afin d’évacuer cette tristesse ou colère qui a été trop longtemps contenue, car les larmes ou cris ne sont qu’un moyen de libération de notre corps), c’est notre corps qui nous parle, qui a besoin de faire sortir ses trop-pleins, ses émotions, qu’il ne peut plus conserver, contenir, contrôler. Donc, sur cette première erreur avec les « émotions négatives ou mauvaises », Fabrice Midal nous dit bien que cela vient de cette dualité que notre société a mise en place depuis très longtemps, où nous séparons le bien du mal, le mauvais du bon, etc., au lieu de chercher la complémentarité. D’ailleurs, rappelez-vous, dans l’épisode où je vous parlais de coopération versus compétition (Cf épisode 42 https://youtu.be/f5DrQe_anQE), c’était un peu dans cet ordre-là, je vous invitais à essayer d’aller vers plus de complémentarité ou de coopération. Et rappelez-vous, mon podcast s’appelle « Osez une autre voie », donc osons une autre voie, et c’est ce que j’ai fait.

Comme vous le savez, à chaque fois, ce que je vous propose, c’est aussi une expérimentation que j’ai faite. Tout ce que je vous dis, je vous propose de faire, je l’ai d’abord testé sur moi. Donc, cette dualité, elle a des conséquences, elle nous fait souffrir, nous nous sentons coupables, honteuses d’avoir de « mauvaises ou des émotions négatives », telles que la colère. D’ailleurs, c’est celle qui est la plus mise au ban de la société. Or, comme je vous le disais dans cet épisode sur la colère, je me suis sentie longtemps coupable, honteuse, et pourtant, cette colère, elle avait des choses à me dire, elle avait besoin de s’exprimer, car sinon, nous le voyons, il y a des conséquences sur notre corps : nous pouvons arriver à nous couper de notre corps, et ce n’est pas simplement au sens figuré, je l’ai vécu au sens propre du terme.

L’importance de la reconnexion au corps

Comme vous le savez, il y a vraiment eu un avant/après mon burn-out de 2020. Avant, je n’écoutais pas mon corps, je n’avais pas conscience de ce qui se passait dans mon corps, ou je ne voulais pas l’entendre, et désormais, depuis ce burn-out, j’ai enfin changé de conscience, j’ai enfin pris conscience que ce corps était incroyable, que j’avais besoin de le chouchouter, que je pouvais le remercier de tout ce qu’il avait fait pendant le burn-out, et avant le burn-out, malgré mon incapacité à l’écouter. Et aujourd’hui, c’est mon meilleur allié, outil, car il m’aide énormément au quotidien, mais également pendant mes séances de coaching ou de magnétisme.

En plus, si vous avez écouté les deux épisodes que j’ai faits avec Aline Maurer sur le design humain (Cf épisodes 11 et 12 : https://youtu.be/MqLfXBgIMcM et https://youtu.be/o41higA4FPg), vous le savez, pour les générateurs ou les générateurs manifesteurs, comme moi, c’est terrible de se couper de son corps, (et Aline le voit pendant ses accompagnements), parce que les générateurs manifesteurs, c’est par notre corps, notre sacral, qui est notre boussole, notre GPS, que nous pouvons pleinement être nous-mêmes et utiliser notre pleine énergie, puissance, être dans le flow puis mettre à disposition cette belle énergie. Or, pour cela nous avons besoin de nous reconnecter à notre corps.

Donc, oui, je suis d’accord avec Fabrice Midal, il est temps d’écouter nos émotions, ou nos ressentis, comme les appelle Lise Bourbeau ou nos sentiments. Apprenons à les écouter, et je vous invite vous aussi à vous questionner, sans vous culpabiliser, sans vous sentir honteuse, sans vous juger, sans vous critiquer, juste : est-ce que vous avez conscience de vos émotions ? Est-ce que vous êtes à l’écoute de vos émotions ?

Même si ce n’est qu’un début, que vous n’êtes qu’au tout début, que vous essayez, que vous ne savez pas trop, mais que vous prenez déjà un peu de temps, que vous tâtonnez encore, peu importe. Déjà, bravo, félicitations, vous êtes sur cette voie-là, sur ce chemin-là et cela ne peut être que bénéfique pour vous sur le long terme. Et même si je sais, que ce ne sont que des propositions, suggestions car je ne veux pas d’injonction, mais si vous sentez de la culpabilité, si vous vous sentez honteuse, d’avoir parfois des colères, de vous excuser à chaque fois que vous êtes en colère, d’avoir eu une colère, un cri, que sais-je, oui, c’est désagréable, oui, il faut en parler ensuite, il faut s’expliquer mais ce n’est pas honteux.

Comme le dit Fabrice Midal, et là, j’insiste aussi, comme lui, nous sommes coupables de nos actions mais nous ne sommes pas coupables de ce que nous ressentons. Et, j’ajouterais nous ne sommes pas non plus responsables de ce que ressentent les autres. Nous pouvons les entendre, nous pouvons en discuter, avoir de l’empathie, mais ce que ressent chacune, cela appartient à chacune, et cela se respecte.

Donc, chères audacieuses, auditrices, écoutez-vous, essayez, respectez-vous, prenez le temps, sans vous juger, ni critiquer, ni culpabiliser, osez écouter vos émotions, ressentis ou sentiments.

Deuxième erreur que Fabrice Midal a notée : Vouloir contrôler toutes nos émotions

La deuxième erreur, selon Fabrice Midal, c’est de vouloir contrôler toutes nos émotions. Et dans le contrôle, quand nous sommes perfectionnistes, comme moi, cela peut être vraiment de tout mettre sous contrôle. Mais pourquoi le faisons-nous ? Parce que sinon, nous allons être jugées, trop sensibles, trop humaines, et être en décalage avec la société. Comme le dit Fabrice Midal, nous devenons neurasthéniques, et c’est inquiétant car pour moi, ce sont les robots. Les robots n’ont pas de sentiments, d’émotions, (encore que certains robots, avec l’intelligence artificielle, vont peut-être y arriver, ou y sont peut-être déjà arrivés). Et, normalement, ce qui nous différencie d’une machine, ce sont justement nos émotions, nos ressentis, nos sentiments.

Donc, vouloir contrôler nos émotions, c’est impossible, car c’est remettre en cause notre humanité.

Combien de fois avez-vous entendu : « Calme-toi, prends sur toi, contrôle ta colère », comme si cette émotion, au moment où elle sort, nous pouvions la contenir. Et pourtant, je l’ai fait, plus jeune, je l’ai contenue, j’ai essayé de la mettre sous cloche, etc., et au final, qu’est-ce qui arrive ? Eh bien, au bout d’un moment, cela finit par exploser, c’est un peu comme la cocotte-minute, si vous oubliez de mettre la soupape, cela finit par exploser. Et si ce n’est pas une explosion, eh bien, cela peut finir par un ulcère ou une maladie car dans maladie, il y a « le mal a dit ».

Donc, nous voyons bien que la maladie, c’est un mal qui a été dit, mais que nous n’avons plus pris le temps d’écouter, car la société ne nous l’enseigne pas, nous ne l’apprenons pas à l’école. Et à part Fabrice Midal, peu de personnes, vous proposent cette nouvelle approche que les philosophes avaient pourtant comprise. Et, maintenant, si nous essayions, osions prendre le temps d’écouter, d’écouter ce que ce mal a à dire, cette émotion, ce ressenti, ce sentiment ? Pourquoi pas ? En plus, une autre conséquence de contenir les émotions, à part une explosion, c’est d’éteindre la flamme, amoindrir l’énergie de la personne.

Ce sont des personnes qui deviennent complètement renfermées, presque sans vie, comme des zombies, parce qu’elles se contiennent tellement, elles compriment tellement leurs émotions, que plus rien ne respire, que l’énergie est totalement bloquée. Et je le vois, moi aussi, en séance de magnétisme, certaines personnes qui ont des blocages ou de fortes douleurs au niveau du cou, donc la jonction entre la tête et le corps, et/ou aussi dans le bas du dos, parfois c’est tellement fermé, qu’il n’y a pratiquement plus de connexion et d’énergie qui circule entre le bas des jambes, donc le bas du corps, et le buste. Donc oui, cela se voit.

Moi, j’en ai pris conscience, alors oui, de façon un peu brutale avec ce burn-out, mais vous le savez, pour celles qui me connaissent, je remercie ce burn-out, et surtout ce corps, parce que c’est lui qui a tiré la sonnette d’alarme. Et, cela m’a permis de prendre conscience que là, cela n’allait plus, que j’avais suivi pendant des années ce que disait la société, ce que la culture, les croyances, les conditionnements sociétaux et autres me disaient, mais j’ai vu que cela ne fonctionnait pas, et que c’était même parfois catastrophique. Alors, je m’en sors très bien car je n’ai fait qu’un burn-out.

Donc, faites attention, essayez, regardez, prenez le temps, prenez le temps de regarder comment cela se passe chez vous, comment cela a joué dans le passé. Et, peut-être que déjà de par vos expériences, il y a déjà eu des évolutions, que vous êtes plus à même de les écouter, de prendre ce temps, et pourtant, vous ne savez pas comment faire, comment aller plus loin. Déjà, bravo et félicitations si vous y êtes déjà arrivées, qu’il y a déjà ce déclic.

Et si vous n’êtes pas sur cette voie, c’est peut-être le moment d’oser, d’oser regarder, sauf si vous me dites, mais cela m’étonnerait si vous écoutez ce podcast, que tout va bien, que cela vous convient et que c’est parfait tel que vous êtes. Alors, vous êtes peut-être dans le déni, et ce n’est pas grave, c’est une étape à passer, et vous y reviendrez quand ce sera et si c’est le moment pour vous, ou ce sera une autre voie qui vous donnera envie d’essayer, d’oser, de tenter car il y a plein d’autres petits chemins et à chacune de prendre le sien.

Troisième erreur : Se croire démunies face à nos émotions

Enfin, la troisième erreur, c’est celle de se croire démunies face à nos émotions et nos sentiments car souvent il y a des débordements. Or, selon Fabrice Midal, nous avons quatre forces que nous avons totalement oubliées, et qui nous permettent de pouvoir y réagir justement et de savoir quoi faire face à ces émotions quand elles arrivent. Donc, prenons le temps de les écouter, mais ensuite que faisons-nous ?

Les quatre outils concrets pour apprivoiser nos émotions

Premier outil : La responsabilité

Déjà, nous sommes toutes responsables de nos actes. Nous sommes des adultes, majeures, et donc nous sommes responsables de nos actes. Et, si nous sommes responsables de nos actes, nous allons enfin prendre le temps d’écouter ces émotions, sentiments, ressentis, et ne plus aller vers des actes immatures ou non-responsables, comme les distractions, la procrastination, les évitements, voire le burn-out, car oui je l’ajouterais car s’épuiser car nous sommes totalement dans l’agitation, sans cesse à nous agiter, à faire, faire, faire, faire, faire, faire, sans nous poser au lieu d’être, et simplement être, pour savoir où nous en sommes, comment nous nous sentons… (cf ce que nous faisons avec le rituel du slow-train, de se poser, ne serait-ce que quelques minutes) oui c’est aussi un acte irresponsable même si inconscient. Donc, voilà notre première force.

Deuxième outil : L’acceptation

Le deuxième outil, c’est l’acceptation. Accepter de redevenir humaine, de ressentir nos émotions, nos ressentis, nos sentiments et les écouter, car ils ont chacun un message à nous donner. Et si nous ressentons ces sentiments, émotions et autres, c’est parce que nous ne sommes pas parfaites, nous ne sommes que des humaines.

Troisième outil : L’attention

Le troisième outil, c’est l’attention. Être attentive à ces émotions, à ce que je ressens, sans la subir, sans s’y noyer (ce que je vous disais déjà par ailleurs, c’est juste d’être, de prendre contact, d’entrer en relation avec cette émotion, ce ressenti ou ce sentiment, mais pas de s’y noyer, de la subir, car oui, quand nous avons une migraine, que nous souffrons, ce n’est pas seulement en se connectant à la douleur en s’y noyant totalement, que cela va vous aider, oui, nous sommes complètement d’accord).

Et pour entrer en contact et en relation sans la subir, vous avez mon épisode avec les six ingrédients (Cf épisode 2 https://youtu.be/rBhKZMjN54k), dont trois ont été évoqués par Fabrice Midal : la bienveillance, le respect et la douceur (attention, il y a une coquille dans cet épisode audio, ce n’est pas douleur). Et moi j’ajouterais, et vous le savez, l’amour pour soi, l’amour pour vous. Donc vraiment, encore une fois, j’insiste, essayez, tentez, osez, avec bienveillance, respect, douceur et amour pour vous-même*, d’écouter ces émotions, ces ressentis ou sentiments la prochaine fois, et de voir ce qui se passe en vous.

Quatrième outil : Le discernement

Et le quatrième outil, c’est d’être capable de discernement car parfois, avec la colère, (nous le disons, la colère est mauvaise conseillère), nous faisons des choix précipités, et qui nous induisent en erreur, nous trompent, nous portent à faux. Donc, prenons le temps de nous poser, de vérifier ce qu’il en est avec ces questions : est-ce que ma réaction est juste, est-ce que je dois agir d’une manière ou d’une autre ? Prenons le temps de bien discerner notre émotion derrière, une fois que nous l’avons écoutée et entendue.

Exemples d’émotions décryptées par Fabrice Midal

Voilà trois émotions, exemples que Fabrice Midal a décryptées (ce n’est pas exhaustif) :

La colère : derrière la colère, et moi je le sais, je suis d’accord avec lui, il y a souvent l’injustice. Or, l’injustice, c’est justement une des cinq blessures que Lise Bourbeau évoque dans son livre et dont je vous parlerai sûrement au mois de juillet.

La culpabilité : Quant à la culpabilité, (attention, quand nous n’avons rien fait de mal, qu’il n’y a aucun reproche ou acte malveillant de notre part), que nous ressentons malgré tout, c’est souvent un signe qu’il y a une souffrance, un traumatisme derrière. Donc, si vous voulez avancer, aller plus loin, écoutez cette culpabilité.

L’orgueil : c’est souvent une non-reconnaissance pendant l’enfance, et du coup, la personne a mis en place un moyen pour ne plus souffrir de cette non-reconnaissance, même si elle est allée dans l’extrême. Or, rappelez-vous, la reconnaissance est un de nos six besoins, je vous en ai parlé l’année dernière, de ces six besoins, et de la reconnaissance. Donc, si vous ne connaissez pas, et que vous voulez en savoir plus, il y a un épisode (cf épisode 28 https://youtu.be/BYRKc00tiqk).

Mes expériences personnelles

Et pour finir, je voulais vous faire un parallèle avec mes dernières expériences même si je vous en ai déjà parlé dans d’autres épisodes. Et c’est pourquoi, je suis totalement d’accord avec Fabrice Midal.

L’exemple de madame Perfection

Je me suis rendu compte, notamment pendant ma thérapie avec le burn-out, (même si déjà la perfection, je me rendais compte qu’elle me contraignait, me gênait, que j’étais vraiment trop perfectionniste, que cela ne me motivait plus, cela ne me faisait plus progresser, je n’arrivais pas à m’en débarrasser ni à la contrôler).

Donc, oui, tout ce qu’a dit Fabrice Midal, je les ai faites, ces 3 erreurs avec « madame Perfection ». J’ai effectivement cru qu’elle était mauvaise, que c’était une « mauvaise émotion, sentiment », qu’il fallait que je la contrôle. Or, plus j’essayais de la contrôler, plus j’étais débordée, plus je voyais que je devenais perfectionniste, et plus j’essayais de faire de mon mieux ou de me corriger, plus cela allait mal. C’était vraiment un cercle vicieux qui se mettait en place et je ne savais absolument pas quoi faire car je ne connaissais pas les quatre forces, les quatre principes que Fabrice Midal nous a partagés précédemment : que je suis responsable, qu’il fallait que je prenne le temps d’accepter cette perfection, plutôt que de la rejeter, d’y porter toute mon attention sans la subir, et de faire preuve de discernement.

Et, c’est grâce à un coaching personnel que tout à coup, j’ai eu la révélation : elle était un sentiment qui me permettait de me protéger, de prendre soin de moi, qui m’avait permis de grandir, d’être la personne qui est là aujourd’hui. Alors oui à l’âge adulte, elle me rendait les choses beaucoup trop difficiles, elle n’était plus là pour me motiver, me faire progresser, me stimuler, car je ne l’écoutais pas vraiment, moi je ne voyais que les contraintes du moment.

Or, c’est en la remerciant, en prenant le temps de la remercier, de me rendre compte de tout ce qu’elle m’avait permis de faire, que cela s’est enfin apaisé en moi et avec elle, et que désormais, nous travaillons main dans la main. Et pour celles qui ont suivi mes épisodes de cette année avec les « Personas ou les dividus », comme je les appelle, elle fait totalement partie de mes « dividus » et elle n’est plus la seule à piloter mon corps, mon cerveau. Désormais, elle est juste en soutien, en vigilance.

L’exemple de la joie contenue

Il y a eu aussi, vous le savez, l’épisode sur la joie (cf épisode 43 https://youtu.be/EOmt_Fy9ck8), où je me suis rendu compte, lors d’un jeu de cartes, que ma joie était contenue, que je n’arrivais pas à l’exprimer aussi pleinement que les autres. Et c’est là aussi, lors d’un coaching personnel (cf épisode 44 https://youtu.be/1vqyj6-fcCM), où je vous ai parlé de « poker face », qui contenait trop cette joie, (j’avais trouvé inconsciemment une autre façon de contrôler mes émotions) et qui, une fois que je l’ai reconnue, que j’ai pris le temps de la reconnaître, de l’écouter, elle est allée plutôt vers la colère (comme un cerf-volant, elle laisse la colère s’exprimer, mais comme je suis responsable de mes actes, elle la ramène beaucoup plus rapidement, et beaucoup plus sereinement, pour pouvoir communiquer et expliquer l’injustice, ou ce qui a été non respecté par rapport à mes valeurs, voire que j’ai moi-même non respecté vis-à-vis de moi).

L’exemple récent de l’impatience

Et c’est là que je fais le lien avec mon introduction, pourquoi je vous fais cet épisode aujourd’hui, c’est parce que, justement, je m’étais rendu compte que l’impatience était revenue. Or je n’arrivais pas à mettre le doigt sur le message qu’il y avait derrière (pourtant je m’étais autocoachée pour en arriver à l’impatience mais je bloquais sur la suite).

Encore une fois, c’est grâce à un coaching personnel que j’avais, que j’ai demandé à travailler sur le message qui était derrière cette impatience. Et en 10-15 minutes, j’ai eu ma réponse (car j’ai l’habitude) : c’est ce que les autres ressentaient, or moi, cela se figeait à l’intérieur de moi mais je ne le voyais pas et je ne prenais pas le temps de le voir ni de le ressentir, car j’étais trop absorbée par ce que disaient les autres et le message derrière c’était : « j’attendais de voir ce que faisaient les autres, ce qu’ils allaient décider pour pouvoir enfin avancer ».

Or, celles qui me connaissent, vous le savez, ce n’est pas juste pour moi, car oui, je respectais les autres, mais de nouveau, je ne me respectais pas et je ne respectais pas mon rythme car : je faisais passer les autres avant moi. Donc, cette impatience me disait, juste : tu ne te respectes pas.

En plus, pour celles qui ont écouté mon épisode de l’année dernière, où je faisais un retour d’expérience et où je disais que je suis « porte verte » (cf épisode 14 https://youtu.be/RrtXBfds5n4 – et porte verte est une référence au livre Les Cinq Portes de Fabrice Midal). Je suis donc une personne qui a besoin de passer à l’action, qui a besoin, pour comprendre, pour intégrer, pleinement utiliser son énergie et sa façon d’être, d’être dans l’action.

Or là, l’impatience me faisait remarquer que je n’étais plus dans mon rythme, dans l’action mais le figement et que de nouveau, je faisais passer les autres avant moi, ce qui, vous le savez, depuis mon burnout, ne respecte pas mon engagement qui est désormais : d’abord me respecter moi, me passer en priorité, pour ensuite mieux prendre en compte et m’occuper des autres.

Et en tant que générateur manifesteur, je bloquais mon sacral, je bloquais mon énergie, ce qui est vraiment contradictoire.

Conclusion : Oser une autre manière de faire

Voilà, chères audacieuses, c’est un épisode plus long que prévu car je suis entrée finalement un peu plus dans le détail de cette conférence de Fabrice Midal que j’avais à cœur de vous partager. Oui c’est une voie à essayer, à oser car j’ai pu le faire inconsciemment et cela a changé la donne pour moi.

PS : je n’ai aucune action, aucun lien d’affiliation, je ne fais pas de la promotion en vue d’avoir des promotions ou autre avec Fabrice Midal. Non, c’est juste parce que j’estime beaucoup cette personne et que je trouve qu’elle m’a beaucoup apporté, et que j’espère à mon tour vous apporter, vous permettre d’avoir d’autres façons de comprendre les choses, de voir les choses.

Vous aussi, comme moi, oser une autre manière de faire pour trouver des réponses à vos problématiques, vos souffrances, vos culpabilités.

J’espère que, comme toujours, cela vous apportera des déclics.

Je vous souhaite une magnifique journée, semaine ou week-end, et je vous dis à très vite pour de nouveaux épisodes ou de nouvelles halte en gare, surtout en juillet, avec d’autres livres pour d’autres déclics.

PS : si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/TpL440kv-SU ,…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute

PSS : transcription avec l’aide de l’IA que j’ai ensuite corrigée

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