Bonjour les audacieuses,

Comment allez-vous aujourd’hui ? J’espère que bien.

J’espère que vous prenez le temps – ne serait-ce que dix minutes – pour examiner vos certitudes et vos incertitudes sans y consacrer des heures. Vous ne trouverez pas forcément toutes vos certitudes et tous vos changements en une fois. Commencez à en prendre conscience, à identifier celles qui vous viennent assez rapidement, puis celles que vous avez envie de changer ou, au contraire, d’assumer pleinement.

Mais avant de continuer sur l’épisode du jour, je vous invite à monter dans mon slow train, à vous installer confortablement, à prendre quelques respirations et surtout à expirer pour lâcher les tensions, les tracas, la to-do list. Rappelez-vous que c’est un temps pour vous, que vous prenez ce temps pour vous, pour méditer, réfléchir, vous poser des questions, porter un autre regard sur votre quotidien, pour vous apporter plus de douceur et de bienveillance, prendre soin de vous d’une autre façon et consacrer du temps pour vous. Voilà, c’est parfait !

Quelques rappels – et non, ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît pour moi non plus

Prenez le temps, réécoutez les épisodes précédents, lisez les transcriptions et laissez infuser ces questions, ces prises de conscience. Mettez de la conscience tant sur vos certitudes que sur vos changements, vos habitudes dont nous allons parler encore plus aujourd’hui.

Je voulais également vous rappeler que même si, depuis toute petite, j’ai l’habitude du changement, non, tout n’est pas facile pour moi. Je n’ai pas qu’à claquer des doigts pour que le changement se fasse. Certes, c’est un peu plus facile car c’est un peu comme le vélo : cela ne s’oublie pas totalement. Cependant, il y aura toujours des craintes, des doutes qui sont là justement pour nous rappeler que nous ne devons pas faire n’importe quoi, nous lancer ainsi, la fleur au fusil, qu’il y a peut-être quelques paramètres à prendre en compte et surtout vos paramètres à vous, qui seront différents d’une personne à l’autre.

Que vous ayez 40, 50, 60, 70 ans et plus, vous avez forcément malheureusement connaître des deuils, des maladies, des changements de carrière, des fins de carrière, peut-être des divorces ou d’autres événements autour de vous. Tous ces changements vous ont forcément marquée, vous ont forcément fait changer certaines habitudes, certaines certitudes. Donc, prenez-en déjà conscience et si vous avez envie de changer – vous avez envie, ne serait-ce que pour vous, de modifier une petite chose –, faites-le ! C’est complètement possible car si j’y suis arrivée, vous pouvez y arriver vous aussi.

Moi, je ne vous donne que les astuces que j’ai apprises, soit par mes formations, soit par mon développement personnel, soit par mes expériences personnelles, soit par mes lectures, pour vous donner des pistes afin que vous aussi vous puissiez faire ces changements plus facilement et en être à l’initiative.

Rappelez-vous : lorsque j’ai créé mon site web toute seule, cela n’a pas été facile car la technique, l’informatique, ce n’est vraiment pas une passion chez moi. Même si je sais utiliser les logiciels, dès qu’il y a un bug, c’est franchement la panique. J’ai horreur de chercher, de farfouiller – ce n’est pas mon truc. Heureusement, j’ai un hébergeur avec un service client performant qui a pu m’aider. Alors que je croyais avoir tout perdu, avoir mal fait quelque chose, c’était souvent juste une petite case à cocher ou à décocher, ou une information, un détail à rajouter ou à déplacer. Or, quand ce n’est pas notre quotidien, notre métier, cela nous semble toujours impressionnant. On dramatise, et c’est comme ça que cela nous paralyse, que nous n’osons plus changer.

De même, avec le podcast, le début a été très difficile. Finalement, à chaque fois, qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai pris conscience qu’il fallait que je m’arrête, que cela ne servait à rien de m’entêter, de forcer, de me dire que j’allais y arriver, qu’il fallait que j’en fasse encore plus ou encore mieux, qu’il y avait forcément quelque chose que je n’avais pas encore assez bien fait, que je ne m’étais pas assez entraînée ou autreEt j’avais Justine pour m’accompagner.

Donc, pour moi, j’ai appris qu’il fallait juste lâcher prise, ce qui est très difficile mais nécessaire. J’ai découvert que si je lâchais, si j’acceptais que même si j’avais programmé cette activité ce jour-là, comme cela ne fonctionnait pas, je devais laisser passer l’orage pour que le soleil revienne, pour qu’ensuite je puisse trouver la solution – avec le service client ou Justine par exemple – car je serais plus sereine et je verrais cette petite chose qu’il manquait, la petite case qu’il fallait cocher ou décocher

Donc, ce n’est pas parce que vous avez eu de mauvaises expériences qu’il faut tout arrêter, rester isolée, ne plus bouger, car même enfermée dans votre cocon, cela ne vous garantit pas qu’il ne se passera rien de mauvais pour vous. Au bout d’un moment, vous aurez plutôt envie de changer, de bouger, car le besoin d’être avec les autres, d’être connectée aux autres est important – et nous en reparlerons lors du prochain épisode.

Osez sortir de votre coquille, de votre cocon et, comme toujours – je ne le répéterai jamais assez –, avec bienveillance et douceur, sur un sujet que vous avez envie de changer ou de mieux comprendre, ou de mieux appréhender. Quel que soit ce changement, même s’il vous paraît petit, cela n’a pas d’importance. Il n’y a pas besoin de commencer par de gros sujets, de grosses problématiques, car forcément, seule – encore plus –, cela va être difficile, surtout s’il y a beaucoup d’appréhensions et si les changements ont été difficiles et que, pour l’instant, vous n’en avez pas vu les côtés positifs.

Oui, souvent, ce n’est pas sur l’instant T que les changements nous paraissent confortables et positifs, c’est plus à long terme, lorsque nous prenons du recul. Par exemple, sur le coup, moi, le burn-out, je l’ai très mal pris. Je pensais m’en être prémunie, avoir suffisamment pris conscience de comment cela se passait chez les autres, et je pensais savoir le reconnaître chez moi. Or, cela n’a pas été le cas. Cela a été vraiment une claque lorsque j’ai compris et accepté que moi aussi j’étais en burn-out. Pourtant, après, j’en ai vraiment vu tous les bénéfices pour moi. Donc, vous voyez, parfois cela prend un peu de temps.

« Le pouvoir des habitudes, changer un rien pour tout changer » de Charles Duhigg

Je trouvais que ce livre tombait à propos après les deux épisodes sur la certitude et le besoin d’incertitude, de changement.

C’est un livre que j’ai lu un peu avant l’été, mais finalement, il n’y en a pas eu d’autres qui sont arrivés. Donc je l’ai gardé pour illustrer ce que nous avions vu dans les épisodes précédents.

Pourquoi ce livre ? Parce qu’il parle des habitudes qui peuvent être fondées sur des certitudes ou des croyances collectives, peu importe. Or, c’est compliqué pour changer quelque chose. Souvent, vous m’interpellez, vous me dites : « Comment fais-tu pour instaurer tes rituels, les garder, les conserver ? » (même si je vous rappelle que je les varie, et que cet été je n’arrivais plus du tout à les faire).

Donc, pour moi aussi, parfois – même pour une bonne habitude, même si je sais que c’est une bonne routine, que j’en ai besoin, que cela me fait du bien –, par moments, il n’y a rien à faire : la motivation, la conviction ne sont plus suffisantes. Il faut que je retrouve le grand pourquoi de cette habitude. Effectivement, c’est ce qui ressort de ce livre que je trouve très bien, très clair, avec de nombreux exemples (que ce soit à partir de la publicité – car cela a été beaucoup utilisé par les services marketing pour justement amener les gens à changer leurs habitudes, pour acheter un produit qu’ils mettaient en vente –, ou dans le quotidien pour le changer, puisqu’il donne des exemples dans le sport et comment un entraîneur a changé le fonctionnement d’une équipe, ou des personnes qui fumaient constamment et qui voulaient arrêter et y sont parvenues…)

Et le schéma qui a été identifié au fil des expériences :

D’abord, identifier la routine, l’habitude, car souvent c’est tellement devenu inconscient – nous le faisons tellement par automatisme – que nous ne nous en rendons plus compte, nous ne savons même plus qu’il y a une routine, une habitude. Pour moi, non seulement l’identifier, mais aussi en prendre conscience, car c’est le point de départ pour ensuite décider ou non de changer. Oui, je vous le répète, nous avons toujours le choix : le choix de rester dans notre habitude, dans notre routine, ou, au contraire, de la modifier, ne serait-ce qu’un petit peu.

Après cette identification, cette prise de conscience de la routine, **il s’agit d’**identifier quelle est la récompense que l’on s’accorde, ce que cela nous apporte comme récompense.

Enfin, isoler le signal. Quel est le déclencheur qui va déclencher cette routine pour avoir cette récompense ?

Bien sûr, tout cela est basé sur une conviction.

À la fin, notez toutes vos victoires. Dès que vous faites un changement, dès que vous intégrez ce changement dans votre routine, car cela va renforcer votre conviction, votre motivation.

Exemples personnels pour vous illustrer le schéma de C. Duhigg

Alors, pour vous rendre tout cela plus concret, je vais prendre des exemples personnels que je suis en train de mettre en place.

Premièrement, comme vous le savez peut-être, j’adore boire du thé. C’était devenu un rituel, un moment pour moi et un moment de pause. Or, sans m’en rendre compte, petit à petit, comme j’ai souvent soif avec les séances de magnétisme et de coaching notamment, j’ai commencé par une tasse de thé, puis une deuxième, puis une thermos, car j’en buvais régulièrement tout au long de la matinée.

Or, je me suis rappelé – et en en discutant avec des personnes dont mon médecin – que le thé, pourtant je le savais, est diurétique. Mais comme j’assimile mal le calcium et la vitamine D, je prends des compléments alimentaires afin d’éviter l’ostéoporose ou de la ralentir, car elle est héréditaire chez moi, et je n’ai pas envie de finir comme une tante maternelle avec un corset.

Donc, quand j’ai vraiment pris conscience de cette récompense qui était de boire du thé après la séance pour me faire une pause (car j’associais le thé à un temps de pause et à la fin d’une séance ou d’une activité), et que j’en buvais beaucoup trop, et que du coup je favorisais peut-être cette élimination, j’ai décidé de revenir sur cette habitude. J’ai revu ma conviction pour remettre en priorité ma santé et le soin de mon corps pour éviter ou ralentir cette ostéoporose.

Donc je me suis remise à boire de l’eau le matin, et le thé ou l’infusion, je les garde plutôt pour l’après-midi. Ainsi, le matin, comme je prends mes compléments alimentaires, je leur laisse plus de temps pour rester dans mon corps et pour que tout cela s’assimile. Bien sûr, j’attends de faire une prochaine analyse pour voir si cela change quelque chose ou non.

S’il y a effectivement ne serait-ce qu’une petite amélioration (parce que forcément il faudra des mois et des mois pour vraiment voir si cela fonctionne – tiens, une nouvelle croyance), j’en ai la conviction aujourd’hui, et si l’analyse me le confirme, alors ce sera une victoire de plus qui me permettra d’être encore plus convaincue, motivée, pour rester dans cette nouvelle habitude, cette nouvelle routine.

Une autre habitude, routine, que je suis en train de remettre en place (car je me suis rendu compte qu’aux mois de juin-juillet j’ai passé beaucoup de temps chez moi entre les séances, le travail et le reste – c’était beaucoup plus simple et, d’un point de vue énergétique, c’était mieux pour moi, enfin c’est ce que je pensais. Or, finalement, il me manquait quelque chose : j’avais besoin de connexion), **c’est d’**aller à la bibliothèque.

Récemment, je suis allée à la bibliothèque et j’ai travaillé pendant trois heures, isolée dans ma bulle, en plein flow. J’étais tellement satisfaite et impressionnée (car je sais que chez moi je peux avoir cette capacité de concentration), mais d’avoir réussi aussi en bibliothèque, d’avoir pris ce temps, de pouvoir être avec d’autres personnes – même si je n’ai parlé à personne –, c’était vraiment formidable, et cela a été ma première victoire.

Cette victoire m’a permis de prendre conscience que j’avais besoin d’aller en bibliothèque pour ne pas toujours être enfermée 24 heures sur 24 chez moi. Je vais donc changer légèrement cette routine qui s’était instaurée malgré moi, sans que je m’en rende compte, car c’était plus simple, plus confortable, etc., et remettre un peu plus de variété.

Cette sortie a été une première victoire, et c’est ce que le livre conseille et met en évidence : une fois que l’on connaît le signal, la routine et la récompense, il faut repérer sa conviction, et à chaque fois qu’il y a une victoire, il faut les noter, en prendre conscience, car cela renforce la conviction.

C’est important de savoir pourquoi vous le faites, pourquoi c’est absolument nécessaire, vraiment utile pour vous, pour que cette routine puisse s’installer ou que vous puissiez légèrement la changer. En changeant seulement un petit quelque chose, on peut tout changer, comme le dit le sous-titre.

Enfin, une habitude en entraînant une autre, forcément, en changeant d’environnement, cela me permet de combler mon besoin de changement et aussi de connexion – que nous verrons la semaine prochaine – ainsi que mon besoin de certitude : c’est important d’avoir des endroits différents pour pouvoir faire des pauses, pour pouvoir être plus efficace, plus concentrée, et pour différencier le monde professionnel et le monde personnel.

Donc vous voyez, changer une habitude, cela peut être très simple. Il faut surtout en prendre conscience, la repérer, comprendre votre schéma, votre fonctionnement, pourquoi vous le faites, quel est le signal, et quelle est la récompense dont vous avez besoin, car parfois cela peut être juste un besoin de connexion, de parler avec quelqu’un, ou juste de changer pour séparer l’espace professionnel de l’espace personnel, ou pour prendre soin de sa santé autrement.

Voilà comment vous pouvez mettre en place un changement chez vous, dans votre routine, et instaurer de nouvelles routines qui vous conviendront mieux, qui sauront combler un ou plusieurs de vos besoins.

En plus, si vous m’écoutez, chères audacieuses, ou si vous me lisez, forcément vous aussi vous êtes audacieuses, forcément vous êtes dans le changement, vous avez déjà fait des changements, vous avez déjà osé en mettre, et c’est juste que, oui, c’est toujours un peu difficile, il y a toujours un peu d’appréhension.

Mais vous verrez : plus vous effectuez un changement, plus cela en amène d’autres.

Cet été, j’ai changé, je n’arrivais plus à faire certains rituels, et maintenant je redécoupe mes univers, mes espaces professionnels et personnels, je viens de modifier mon site internet en essayant de le simplifier…

Il y a des périodes où nous allons beaucoup plus changer que d’autres, où nous allons initier un changement, ce qui va nous inciter à en faire un autre, surtout si nous y voyons des avantages, si nous en ressentons des bénéfices pour nous – ce sont les fameuses victoires dont parle le livre.

Pour échanger avec moi, vous avez plusieurs possibilités : soit par courriel, soit via un commentaire, soit via ma newsletter, car c’est un endroit un peu plus intime où vous aurez d’autres astuces, suggestions, et où nous pourrons échanger, partager nos expériences, nos avis, nos habitudes.

Donc pensez à vous abonner à ma newsletter, car c’est aussi un temps pour vous.

Rappelez-vous : c’est au fur et à mesure que vous allez y arriver. Donc écoutez, réécoutez, relisez, car moi il m’a fallu encore plusieurs rappels sur les effets du thé pour en prendre conscience et changer de nouveau cette habitude.

Prenez soin de vous et très belle journée !


P.S. : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple Podcast, Goodpods, Amazon Music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/kVWYzPK7Vd8…) en tapant « Osez une autre voie ». Bonne écoute.

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