Bonjour les audacieuses,
Comment allez-vous aujourd’hui ?
Dans cet article, je vous parle d’un sujet qui peut nous toucher toutes à un moment ou à un autre : le syndrome de la bonne élève. Ce mécanisme, souvent silencieux, peut peser lourd sur votre énergie et votre rapport à vous-même.
Prenez un moment pour vous
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vous invite à vous accorder un instant. Expirez profondément, relâchez les tensions. Installez-vous confortablement. Vérifiez votre posture, assurez-vous que votre corps est vraiment détendu ou le plus possible.
S’il reste des crispations, prenez encore une bonne inspiration et expirez pleinement. Permettez à votre corps et à votre esprit de se poser.
Puis demandez-vous sincèrement : comment vous sentez-vous en ce moment même ? Cette réponse n’appartient qu’à vous.
Et si vous voulez un rituel du slow train un peu plus développer, lisez cet article bonus : https://sophieame.ovh/rituel-du-slow-train-5-minutes-de-detente/
Qu'est-ce que le syndrome de la bonne élève ?
Le syndrome de la bonne élève ou « good girl syndrome » n’est pas un diagnostic médical. Il désigne un ensemble de comportements liés à des peurs ancrées dès l’enfance. Et il touche majoritairement les femmes.
Les signes qui ne trompent pas
Vous reconnaissez-vous dans certains de ces comportements ?
- Un perfectionnisme exacerbé
- Une écoute constante des besoins des autres, au détriment des vôtres
- Une grande difficulté à dire non
- Un besoin permanent de validation externe
- La peur d’être illégitime, le fameux syndrome de l’imposteur
- Une anxiété liée à la performance
- Un besoin de contrôle et une hypervigilance
Poussés à l’extrême, ces comportements mènent à l’épuisement chronique, voire au burn-out (si vous voulez en savoir plus, lisez cet article : https://sophieame.ovh/2-livres-sur-le-burnout-et-pas-que/). On se met tellement de pression qu’on finit par croire qu’on n’est jamais assez. Jamais suffisante. On cherche à faire mieux, toujours mieux, dans un perfectionnisme qui s’emballe.
Mon expérience avec le syndrome de la bonne élève
Je me suis pleinement reconnue dans ce syndrome. J’ai vécu plusieurs épisodes d’épuisement, dont un burn-out diagnostiqué en 2020, qui a duré six mois (pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article : https://sophieame.ovh/burnout-femme-retour-experience-benefices/).
En rétrospective, je compte trois autres alertes majeures, anxiété importante, épuisement temporaire, que je n’avais pas su nommer à l’époque ni mes médecins.
C’est lors d’une séance de coaching qu’une prise de conscience décisive a eu lieu. Une cliente est revenue toute penaude de ne pas avoir accompli l’action à laquelle elle s’était engagée. Sa culpabilité me semblait disproportionnée. Et, ce qui m’est venu à l’esprit : elle se sentait encore comme à l’école.
Pour moi, au contraire, ne pas passer à l’action était une information précieuse. Pourquoi était-ce impossible ? Si c’est « par manque de temps », on recalibre. Sinon, c’est qu’il y a des résistances à explorer et c’est là que le vrai travail commence. Cette observation m’a amenée à regarder mes propres patterns.
Quand j’ai lancé ma newsletter, j’ai senti la pression monter : publier chaque semaine sans exception, être parfaite. J’ai dû me fixer des limites explicites pour me préserver. Même chose au lancement de mon podcast, pression immense, méthode suivie à la lettre, et… problèmes techniques à répétition qui ont gâché le plaisir du démarrage.
Et si vous voulez en savoir plus sur mes accompagnements : https://sophieame.ovh/mes-accompagnements/.
Comment prendre soin de votre bonne élève intérieure
1. Identifiez-la et félicitez-vous de l'avoir vue
La première étape est de reconnaître ce syndrome en vous. Sans honte, sans culpabilité. Ce modèle comportemental est souvent lié à notre éducation en tant que filles, à nos rôles dans la famille ou dans la société.
Cette bonne élève vous a permis de réaliser de belles choses. Elle a fait de vous une personne attentionnée, fiable, une professionnelle que toute entreprise rêverait d’avoir dans son équipe.
Remerciez-la pour ça, vraiment. Et prenez conscience qu’elle mérite maintenant d’être guidée avec plus de douceur.
2. Choisissez votre priorité
Sur quoi souhaitez-vous travailler en premier ?
- Le perfectionnisme ?
- Le besoin de reconnaissance externe (cf un des 6 besoins humains, pour en savoir plus, lisez l’article : https://sophieame.ovh/soyez-fiere-de-vous-sans-attendre-la-reconnaissance-des-autres/) ?
- La difficulté à dire non ?
- La peur de ne pas être à la hauteur ?
- Le sentiment d’illégitimité ?
Personnellement, j’ai commencé par le perfectionnisme, le plus évident pour moi. J’ai appris à reconnaître quand je m’imposais des standards impossibles, et à redéfinir des critères plus raisonnables.
La question que je me pose désormais : jusqu’où est-ce que je veux que ce soit bien fait, sans tomber dans la perfection illusoire ?
Tout peut changer doucement, et avec bienveillance. Les petites habitudes transforment profondément (cf l’article avec le livre de Charles Duhhig https://sophieame.ovh/livre-le-pouvoir-des-habitudes-changer-un-rien-pour-tout-changer-de-charles-duhigg/.
3. Aimez-vous — et osez dire non
L’école est terminée. Vous êtes une adulte responsable qui peut s’autoriser à dire non, à définir ses propres limites et à honorer ses besoins.
Ce qui m’a aidée : me rappeler que « je dis non à une proposition et non à la personne elle-même mais je dis oui à moi-m’aime*. »
Si je ne dis pas oui à mes propres besoins, je m’épuise et ça alimente le cycle de culpabilité au lieu de le rompre.
Une astuce utile, surtout au début (cf. épisode 65 de Tiphaine Gualda sur le syndrome de la bonne élève) : dites oui à la personne, non à sa proposition.
Remerciez la personne pour sa confiance, mais expliquez simplement que ce n’est pas le bon moment, sans vous justifier davantage.
4. Célébrez vos victoires — même les toutes petites
Ne vous contentez pas d’attendre la validation des autres. Si vous êtes satisfaite de votre travail, même partiellement, félicitez-vous ! (cf. mon article : Faites-vous des compliments https://sophieame.ovh/faites-vous-des-compliments/)
Célébrez chaque pas en avant : quand vous lâchez prise sur le contrôle, quand vous tolérez l’imparfait, quand vous vous accordez une pause sans culpabilité. Chaque micro-victoire mérite d’être reconnue.
Un nouveau départ — et une permission
Être une bonne élève n’est pas un défaut.
L’intention de cet article est simplement de vous aider à voir cette part de vous et à en prendre soin.
Elle a besoin d’être rassurée cette bonne élève. De comprendre que l’école est finie, que vous pouvez enfin vous autoriser à vivre avec moins de pression.
Commencez par vous valoriser vous-m’aime*, plutôt que de chercher constamment la reconnaissance extérieure. En prenant soin de cette partie de vous, vous diminuerez la pression que vous vous mettez. Et un pas par jour, pas à pas.
En attendant, prenez soin de vous, magnifiques audacieuses. Vous méritez de vous célébrer, quel que soit le jour, quelle que soit l’heure (cf. mon article sur l’Ode aux femmes : https://sophieame.ovh/ode-aux-femmes/).
Et si vous n’osez pas encore vous célébrer seule, rejoignez votre communauté, inscrivez-vous à ma newsletter pour qu’on vienne vous redonner cette belle énergie : https://dashboard.mailerlite.com/forms/726666/132092101295866932/share.
Prenez-la, savourez-la sans honte et sans culpabilité. Oui, vous y avez droit. Vous aussi.
PS : Si vous voulez écouter cet épisode ou le réécouter, vous le pouvez sur votre plateforme préférée (Apple podcast, Goodpods, Amazon music, Castbox, Spotify, Deezer, YouTube https://youtu.be/L2W_ZDJ…) en tapant Osez une autre voie. Bonne écoute.
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